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À travers l’art, la culture et le dialogue, des francophones de différentes origines se sont réunis samedi au Centre de santé communautaire du Grand Sudbury pour réfléchir au prochain chapitre qui se dessine pour la francophonie ontarienne.
L’événement, organisé par le collectif Le prochain chapitre, s’inscrit dans le projet provincial 50 ans de fierté ! Ensemble pour demain , une initiative du Bureau de la lieutenante-gouverneure visant à souligner le parcours de la francophonie ontarienne et à imaginer son avenir.

L’événement s’inscrit dans le projet provincial « 50 ans de fierté ! Ensemble pour demain ». Une initiative du Bureau de la lieutenante-gouverneure visant à souligner le parcours de la francophonie ontarienne et à imaginer son avenir.
Photo : Alex Lupul
Pendant la journée, les participants ont pris part à des ateliers de danse, de chant et d’arts visuels.
Pour les membres du collectif, l’objectif était de célébrer la vitalité de la communauté francophone tout en ouvrant une réflexion sur les défis et les possibilités qui l’attendent.
On a essayé de comprendre c’était quoi l’histoire. Et nous, notre collectif veut se pencher sur c’est quoi le prochain chapitre, c’est quoi les challenges d’aujourd’hui et où est-ce qu’on lance notre filet de pêche , explique l’artiste vidéaste Ivan Diro.

Des francophones de différentes origines se sont réunis samedi au Centre de santé communautaire du Grand Sudbury pour réfléchir au prochain chapitre pour la francophonie ontarienne.
Photo : Radio-Canada / Espérance Fatuma
Pour lui, l’art joue un rôle essentiel dans la préservation et la transmission de l’identité francophone.
L’art te permet de créer et celui qui crée fait exister, mais aussi perdure dans le temps. On fait perdurer notre identité, on fait reconnaître notre identité par cette activité.
M. Diro estime que les images captées contribueront à inspirer les générations futures.
Une vidéo vient encore retracer, mais surtout garder en image ce qui s’est passé aujourd’hui.[…] Les plus jeunes verront ce travail et se diront qu’il y en a qui l’ont fait dans le passé et nous aussi.
Une francophonie qui se transforme
Membre du collectif, Monique Beaudoin voit dans ce type d’événement un moyen de renforcer le sentiment d’appartenance dans une région où les francophones vivent en situation minoritaire .
Elle se souvient de l’importance qu’a eue le mouvement culturel franco-sudburois des années 1970 dans sa propre vie.

Les participants ont pris part à des ateliers de danse, de chant et d’arts visuels.
Photo : Radio-Canada / Espérance Fatuma
Si ce n’était pas pour ce mouvement-là, probablement que je ne parlerais pas français en ce moment. Je serais devenue une personne assimilée , raconte-t-elle.
Selon elle, la francophonie de Sudbury connaît aujourd’hui une transformation importante grâce à l’arrivée de nouveaux francophones venus d’ailleurs.
Notre population change, notre population se diversifie, elle s’enrichit. Et c’est super important que les gens issus de l’immigration trouvent leur place dans ce mouvement culturel et artistique.

Monique Beaudoin est membre du collectif Le prochain chapitre.
Photo : Radio-Canada / Espérance Fatuma
Le nom du collectif, Le prochain chapitre, reflète, selon elle, cette volonté d’ouvrir davantage d’espace aux nouvelles voix de la francophonie.
Les artistes issus de l’immigration sont là parce qu’on doit créer cet espace pour que la communauté francophone, dans toute sa diversité, participe à la vie artistique et culturelle francophone, souligne-t-elle.
« Une communauté plus diversifiée »
La diversité est également ce qui a le plus marqué Danielle Tremblay, directrice de la Galerie du Nouvel-Ontario, lors de l’événement.
À Sudbury, il y a tellement de nouveaux visages, elle s’est diversifiée. La communauté francophone de Sudbury s’est transformée avec tout ce beau monde-là , observe-t-elle.
Même si plusieurs gains ont été réalisés dans la francophonie au cours des dernières décennies, elle rappelle que les défis demeurent.

Danielle Tremblay est la directrice de la Galerie du Nouvel-Ontario.
Photo : Radio-Canada / Espérance Fatuma
Le fait qu’on est minoritaire puis qu’on se tient ensemble, on est capable de faire tellement de choses. Il n’y avait presque rien, maintenant on a des écoles, des universités, on a des organismes culturels. Tellement de choses ont été bâties depuis une cinquantaine d’années et plus.
Pour elle, la meilleure façon d’assurer l’avenir de la francophonie est de participer activement à la vie communautaire.
Joignez-vous à ce qui existe déjà […], mais, en même temps, bâtissez des choses qui vont faire en sorte que ça va juste continuer à grandir et évoluer comme communauté diversifiée, accueillante et créative , souligne-t-elle.
Parmi les participants, Mohamed Dim, originaire du Cameroun, souligne l’importance de pouvoir vivre des activités en français dans une ville majoritairement anglophone.

Mohamed Dim participe pour la deuxième fois à un événement communautaire depuis son arrivée au Canada.
Photo : Radio-Canada / Espérance Fatuma
Avoir la possibilité de s’exprimer en français, d’avoir des activités en français, participe à l’éveil de soi, à une reconnaissance de soi et à une fierté qu’on ne peut que magnifier.
Il espère que ce type de rassemblement se poursuivra bien au-delà des célébrations entourant les 50 ans du drapeau franco-ontarien.
Mon souhait, c’est que des événements pareils soient répétitifs au-delà des 50 ans que nous manifestons aujourd’hui , conclut-il.


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