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Par François Diot
Publié le 06/10/2026 à 12h12

FIGAROVOX/TRIBUNE - Alors que douze maires demandent la pérennisation des salles de consommation dans leurs villes, le thérapeute plaide pour davantage de résultats en matière de guérison. La réduction des risques doit rester une porte d’entrée vers le soin et non devenir une politique d’installation durable dans la consommation, estime-t-il.
François Diot est thérapeute, spécialiste des conduites addictives . Il a dirigé un Centre d’accueil et d’accompagnement à la réduction des risques pour usagers de drogues (Caarud), un centre d’aide pour les toxicomanes.
Douze maires de grandes villes françaises viennent d’interpeller le premier ministre Sébastien Lecornu pour demander la pérennisation des haltes soins addictions (HSA), autrement appelées salles de consommation, et pouvoir en ouvrir dans leurs villes. Après dix ans d’expérimentation, une question s’impose pourtant : jusqu’où voulons-nous institutionnaliser la consommation sans exiger davantage de résultats en matière de soins et de rétablissement ? J’ai dirigé un CAARUD et travaillé près de vingt ans dans le champ des addictions. Je connais l’utilité de la réduction des risques. Prévenir les overdoses, éviter les contaminations et maintenir un lien avec les personnes les plus marginalisées est nécessaire. Mais la réduction des risques doit rester une porte d’entrée…


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