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Financements des retraites et de la dette : des solutions simples pourtant évidentes !
OUI, en réfléchissant un tout petit peu, et en faisant preuve de bon sens, les solutions sont simples et évidentes.
Mais il faut savoir oublier les idéologies, les fausses évidences et les idées toutes faites du café du commerce.
Financements des retraites
Que dit-on au café du commerce, ou chez les experts et politiques respectables ?
* nous vivons plus vieux, donc il faut travailler plus tard
* pour financer un retraité, avant il y avait 4 actifs, maintenant beaucoup moins
* les caisses de retraites sont en déficit (plus de sorties que d'entrées d'euros)
Le constat "vie plus longue et ratio retraités/actifs en progression" n'est pas faux, et c'est plutôt une bonne nouvelle : nous vivons plus longtemps avec une plus grande part de temps disponible pour en profiter.
Le problème est d'en déduire
* donc il faut travailler plus tard
* ou il faut travailler plus par semaine ou par an
* ou il faut réduire le montant des retraites (pour donc réduire la consommation des retraités)
Regardons la situation avec simplicité.
Pour commencer, je vous invite à faire un test : analysez toutes vos dépenses depuis un an, à quoi avez-vous consacré vos euros ?
A vous de répondre, mais pour beaucoup la réponse sera sans doute : pour me nourrir, pour m'habiller, pour me loger (eau, électricité, chauffage, ...), pour voyager, pour me distraire, ...
Pour chaque dépense, regardez la date de production du bien ou service que vous payez.
Souvent ce sera simultané : si vous prenez le bus ou le train, c'est que le conducteur produit, travaille, au moment où vous consommez.
Ou différé de quelques jours ou mois, que ce soit pour votre yaourt ou le film regardé.
BREF, grosso modo, les consommateurs de l'année se partagent la production des travailleurs de l'année.
Nous sommes donc bien dans un système de répartition des biens et services quels que soient les modes de financement que l'on puisse imaginer.
Alors quels financements ?
Le seul évident et réaliste = puisque chaque année, les 68 millions de consommateurs français se partagent la production des 24 millions de producteurs français (*) (30 millions si tous les actifs potentiels produisaient effectivement), cela signifie que les 24M partagent entre les 68M. Les 24M permettent aux 68-24=44M de non productifs de consommer quand même. C'est la réalité des faits, incontestable. Sur le terrain, partager ainsi des billets de train ou des baguettes n'est pas très réaliste, donc le partage doit se faire via la contrepartie de toutes ces productions = les sommes versées aux productifs en échange de leur travail. Dans le principe, cela ne change rien, les actifs travaillent largement pour permettre aux inactifs (jeunes et seniors) de consommer, mais les prélèvements sur rémunérations sont simplement un moyen facile de partage.
(*) nous laissons provisoirement de côté le déséquilibre de la balance commerciale qu'il faut pourtant naturellement corriger
Des alternatives possibles ? certains diront sans doute "capitalisation", ou "réduction des retraites"
CAPITALISATION : avec le principe de répartition, les prélèvements sur rémunérations des travailleurs du moment servent à donner un pouvoir d'achat aux consommateurs du moment.
Avec la capitalisation, quel est le principe ? pensant leur vie active, les travailleurs "mettent de côté", c'est à dire qu'ils ne consomment pas la contrepartie de leur production du moment. Et ils espèrent qu'au moment de la retraite, ces sommes "de côté", leurs économies, leur permettront de consommer. Sans lien avec la production de ce moment.
On voit immédiatement les avantages de la répartition, basée sur la synchronisation entre production et consommation, elle assure l''équilibre entre valeur des biens et services à consommer et la masse d'argent disponible pour payer.
Au contraire, la capitalisation désynchronise production et consommation. Il n'y a donc plus aucune garantie d'équilibre. Pour bien mettre en évidence le risque, imaginons une situation extrême (caricaturale) = les actifs se sont totalement serré la ceinture pour économiser, ils n'ont quasiment rien consommé toute leur vie (pas sympa !, et un gâchis de production inutile non utilisée), mais partent en retraite avec des fortunes sur leurs comptes. Pour payer la production du moment, il y a donc la rémunération des actifs du moment (qui eux ont choisi de consommer) PLUS les économies des retraités, donc un total largement supérieur à la valeur logique des biens et services, c'est donc l'inflation garantie, tout va être artificiellement plus cher. Et les retraités pourront acheter beaucoup moins de biens et services que ceux dont il se sont privé pendant la vie active. Le principe de capitalisation est malsain.
Par ailleurs, la durée de vie réelle de chacun restant bien sûr une inconnue, le principe de mettre de côté pour vivre plus tard de ses économies n'est pas sain et réaliste. Au moment du départ en retraite, quelle part des économies utiliser chaque année ? prévoir 10, 20, 30 ans ? Si l'on vit plus vieux, plus rien pour vivre à la fin. Si l'on vit moins longtemps, les héritiers seront contents, mais dommage de s'être privé en prévoyant 40 ans (donc peu par an) et de mourir après 3 ans ! La capitalisation n'est pas un système sain.
REDUCTION MONTANTS DES RETRAITES
C'est un choix d'organisation de société.
Chacun passant normalement successivement de l'état "jeune" à "actif" puis "retraité", la règle étant ainsi la même pour tous, il ne peut y avoir de personne lésée sur l'ensemble d'une vie quelle que soit la règle.
Personnellement, je propose le principe de Brassens "l'âge ne fait rien à l'affaire", c'est à dire un pouvoir de consommer constant quel que soit l'âge.
En pratique cela signifie que le pouvoir de consommer moyen des retraités devrait être égal au pouvoir moyen de consommer des actifs.
Malgré quelques affirmations contraires parfois émises, les chiffres montrent que le revenu moyen actuel du retraité est inférieur à celui de l'actif, donc la réduction des retraites n'est pas une piste équitable.
CONCLUSION POUR LES RETRAITES
* maintien du système de répartition
* en pratique partage de la production du moment entre les consommateurs du moment via prélèvements sur les rémunérations (contreparties des productions, ce qui garantit l'équilibre)
* pouvoir de consommer moyen identique quel que soit l'age (jeune, actif, retraité), ce qui ne signifie pas revenu égal pour tous ! Pas de réduction du montant moyen actuel des retraites.
* répartir la production entre tous les actif potentiels (actuellement grande marge entre 24M et 30M, donc aucun besoin actuel pour devoir augmenter la quantité de travail : inutile de repousser le départ en retraite ou d'allonger la durée hebdo ou annuelle, puisque 6M d'actifs potentiels non utilisés)
Financements de la dette
Que dit-on au café du commerce, ou chez les experts et politiques respectables ?
* 3400 milliards de dette
* intérêts de la dette payés en 2025 : 70 milliards
* part de la dette détenu par les étrangers : 55%, soit 1870 milliards (donc 55% de 70 = 38.5 milliards d’intérêts payés en 2025 aux étrangers)
* économies des français : 6185 milliards dont 40% (2500 milliards) placés en actions
* taux du livret A : 1.7%
* taux des emprunts actuels pour financer la dette : 3.49%
* 300 milliards empruntés par an en 2024 2025 et années suivantes
* le montant total des dividendes 2024 versés par les entreprises du CAC 40 s’élève à 73 milliards d’euros
Ceci est donc le scénario actuel, celui qui fait que les français doivent se serrer la ceinture pour cette dette, en donnant 38.5 milliards aux étrangers cette année (et renouvelable toutes les années à venir). Le scénario qui fait que la France emprunte à 3.49% alors qu’elle donne 1.70% d’intérêt (et bientôt encore moins !) aux citoyens français via livret A et similaires.
Alors imaginons un autre scénario
* sur les 6185 milliards d’économies des français, utilisation de seulement 1870 milliards pour racheter la part de dette française détenue par les étrangers (par exemple conversion d’une part des 2500 milliards d’économies des français placés en action vers un revenu plus sur et sans risque type livret A)
* nous n’avons encore rien gagné, mais nous sommes 100% entre français : si des intérêts sont payés, c’est pour des français. La France ne donne plus un euro aux étrangers sur ce sujet. Ce n'est plus un sujet "dette de la France", mais "répartition des richesses entre français". Nous sommes donc indépendants des marchés et des étrangers, indépendants de l'Europe, contraintes et peurs rabâchées sans cesse inutilement !
* 70 millions d’intérêts pour une dette de 3400 milliards, cela fait un taux moyen de 2% (en rappelant que les nouveaux emprunts actuels sont faits à 3.49%)
* emprunter 100% aux français en leur maintenant le taux livret A de 1.7%, c'est déjà une petite économie pour la France (mieux que 2% moyen et largement mieux que les 3.49% de récents emprunts). Et un réel plus pour ceux qui ont "taux zéro" sur leurs économies. Une garantie pour ceux qui perdent en bourse :-)
* nous sommes donc dans une situation, 100% franco française (donc normalement aucun impact des étrangers) , ou d'un côté les français ont 6185 milliards d'économies sur leur divers comptes avec un petit intérêt moyen, et d'autre part, inscrit quelque part sur un compte, "la France" leur doit "3400 milliards". Bon les comptables vont hurler, mais imaginons de dissocier ces 2 éléments : les français gardent leurs économies sur les comptes. On efface la ligne 3400 milliards. En pratique, ou serait le problème ?
* Pour les puristes qui voudraient quand même rembourser cette dette, pourquoi ne pas rembourser par exemple via les actionnaires du cac40 qui reçoivent actuellement 73 milliards par an ? car quels services ont-ils rendus aux entreprises du cac40 en contrepartie ? sur l’exemple Total analysé en détail, aucun service puisque l’entreprise n’a pas reçu un euro des actionnaires sur les 10 dernières années. Quel services rendus plus globalement aux citoyens en contrepartie de ces 73 milliards ? Ne tentez pas de relever le défi de trouver la justification, car il n’y en a pas ![]()
* l'équité est de ne donner de l'argent qu'avec une contrepartie réelle, d'où la suppression des dividendes qui sont une distribution de pouvoir d'achat sans production en contrepartie, donc source d'inflation. On peut naturellement qualifier de même le taux 1.7% des livrets A et similaires qu'il faudrait supprimer en cible. L'argent ne doit pas rapporter de l'argent, distribution de pouvoir d'achat sans production de biens et services en contrepartie, c'est l'inflation assurée, donc instabilité et mauvais organisation collective.
CONCLUSION POUR LA DETTE
* réglons le sujet entre français, les économies des français sont largement suffisantes pour racheter leur part aux étrangers
* l'effacement pur et simple est une solution réaliste
* revoyons les modalités de répartition des richesses/pouvoirs d'achat entre français, mais c'est un autre débat ... l'argent contrepartie du travail (c'est à dire contrepartie de la production de biens et services pour garantir l'équilibre production/consommation) , et non argent contrepartie de l'argent (source d'inflation et déséquilibre)


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