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Les bons et les mauvais points après la cinquième manche des Finales NBA, remportées par les Knicks à San Antonio.
TOPS
Brunson, géant
Il a souvent été en difficulté au cours de la série, maladroit car mis sur le gril par l’agressivité des Spurs. Mais il a terminé sur un feu d’artifice. Désigné MVP des Finales NBA, Jalen Brunson a inscrit 45 points – dont 29 en seconde période – lors de la victoire décisive des Knicks à San Antonio (90-94), la nuit dernière, pour la cinquième manche. Victoire qui a permis au club de «Big Apple» de remporter son troisième titre, le premier depuis 1973. 45 points, c’est quatre de moins que le reste de ses coéquipiers (49). Pendant longtemps, il a été le seul à alimenter le scoring. Une performance de patron pour celui qui avait déjà été désigné MVP de la finale de la Conférence Est.
Harper, tout d’un grand
Dylan Harper n’a que 20 ans. Ce n’est que sa première campagne en NBA. Difficile à croire en l’ayant vu évoluer tout au long de la saison et encore plus en play-offs puis lors de la finale contre les Knicks. Samedi, le fils de l’ancien champion NBA Ron Harper a encore brillé, scorant 23 points. Pas de peur, pas d’hésitation, même s’il commet encore, et c’est bien normal, quelques erreurs de jeunesse. Il n’y a que dans ces moments-là que Dylan Harper n’a pas l’air d’un vétéran. Avec un trio majeur composé de trois gamins dans la petite vingtaine, Victor Wembanyama (22 ans), Stephon Castle (21) et Dylan Harper (20), l’avenir est tout tracé pour les Spurs, qui disputaient les play-offs pour la première fois depuis 2019 et ont remporté 62 matchs en saison régulière, avant d’écarter Portland, Minnesota et les tenants du titre d’OKC.
La revanche des sans-grade
Si les Spurs ont en grande partie bâti leur équipe en piochant haut et bien à la Draft, les Knicks ont pris un autre chemin. Ils ont été malins, repêchant des garçons en échec ou qui avaient été sous-évalués par leur club précédent, critiqués, sous-cotés, à l’image de Jalen Brunson, dont le départ a de quoi donner des cauchemars aux supporters de Dallas. Les T-Wolves aimaient Karl-Anthony Towns, mais ont préféré envoyer son gros contrat au Madison Square Garden. Josh Hart n’a jamais vraiment trouvé sa place jusqu’ici, des Lakers à Portland, en passant par New Orleans. Liste non exhaustive. D’autres membres de cette équipe insubmersible sont dans ce cas. Idem pour l’entraîneur, Mike Brown, qui n’avait plus top la cote. Tout ce beau monde a répondu aux critiques, aux doutes. Ils sont champions NBA.
FLOPS
Les Spurs ont encore failli…
À ce niveau, ce n’est plus de la malchance, un manque de réussite ou quoi que ce soit de ce genre. Comme trop souvent depuis le début de la série, les Spurs ont laissé filer une avance à deux chiffres lors du Game 5 des NBA Finals. En l’occurrence, ils ont mené de 16 points, après avoir connu une avance de 29 unités lors du match précédent (défaite 107-106).
… Et Wembanyama aussi
«C’est la plus grande leçon de ma vie, le moment où j’ai le plus appris. On n’était pas prêts, je n’étais pas prêt à gagner une bague. C’est évident. En termes de volonté de bien faire, d’intensité et d’effort, on était et j’étais à un bon niveau. Mais l’expérience… Ce sont des erreurs. On ne manque pas de talent, de capacité, mais on fait trop d’erreurs et je fais trop d’erreurs», a dit Victor Wembanyama, solide en défense, auteur de 19 points, 14 rebonds et 5 contres, mais encore trop peu impactant à la fin (3 points dans le 4e QT).
Et de poursuivre : «C’est douloureux. Mais c’est la plus grande leçon de ma vie. (…) Je vais travailler encore plus dur, évidemment, pour être encore plus (endurant) et surtout garder l’esprit frais, un contrôle sur le jeu tout le temps. C’est ce qui est marquant chez Jalen Brunson. Ce n’est pas à cause de mauvaises intentions, mais il y a tant de moments où je suis passif, où je n’ai pas le contrôle que je voudrais avoir sur le jeu. Et ça nous coûte…» Trop.
Les arbitres très généreux
San Antonio n’a pas de regret à avoir. Trop d’erreurs pour ça. Et en plus, les Spurs auraient sans doute été privés de «Wemby» au Game 6. Les arbitres ont en effet été d’une incroyable clémence avec le Français, dont le pied est venu dans le cylindre de Jalen Brunson, qui retombait dessus. Depuis une action similaire en 2017, avec Zaza Pachulia dans le rôle du coupable et Kawhi Leonard, celui de la victime, c’est passible d’une «flagrant 1».
Cette fois, pas de «flagrant 1». En fait, pas de coup de sifflet du tout. Oubli étonnant des arbitres. Les Knicks, furieux sur le coup. Et honnêtement, on peut les comprendre… Le tout en sachant que les règlements de la NBA stipulent qu’une quatrième «flagrant 1» en play-offs est automatiquement synonyme de suspension. Wembanyama en avait déjà trois. Et la NBA a tout pouvoir pour en attribuer une a posteriori. Elle l’aurait sans doute fait, comme ça avait été le cas pour Draymond Green lors de la finale 2016. En attendant, ce n’était pas la seule erreur arbitrale lors de cette rencontre, souvent à l’avantage des Spurs, il faut bien l’avouer. Et malgré cela, les Knicks ont trouvé le moyen de réaliser une nouvelle remontada. Très fort.


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