NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life® Publicité par Adpathway
Le pouvoir et l’opposition vénézuélienne ont clôturé mercredi leur premier cycle de dialogue en vue d’une transition politique, et annoncé des points d’accord sur l’amorce d’une réforme judiciaire et la récupération de fonds gelés au Royaume-Uni en raison de sanctions prises lors de la présidence de Nicolás Maduro.
Ce dialogue, voulu par Washington, survient sept mois après la capture de Nicolás Maduro par l’armée américaine après plus d’un quart de siècle de pouvoir chaviste, la doctrine d’inspiration socialiste du président Hugo Chavez (1999-2013). Un autre cycle de pourparlers aura lieu à une date à déterminer.
Des dizaines de sympathisants de l’opposition s’étaient rassemblés devant l’hôtel de Caracas où avait lieu le dernier jour du cycle de dialogue entamé le 6 août. Certains se plaignaient de l’hermétisme des discussions qui se déroulent à huis clos.
La cheffe de l’opposition et prix Nobel de la paix Maria Corina Machado, exilée au Panama, n’a pas été invitée mais a assuré qu’elle n’entraverait pas le processus.
La présidente par intérim Delcy Rodriguez a applaudi le processus de dialogue, appelant « toutes les forces politiques » à s’y joindre, « en faisant toujours passer avant tout le bien-être, la paix, la stabilité et le développement du Venezuela », dans un message sur Telegram.
La séparation des pouvoirs et la réforme de la justice est une des priorités pour « redémocratiser » le pays, estiment de nombreux observateurs.
Pouvoir et opposition se sont dits « d’accord » mercredi dans un communiqué commun pour « engager un processus qui contribue à la transformation du système de justice, axé sur des réformes de la loi organique du Tribunal suprême et d’autres lois du système de justice », selon le président de l’Assemblée nationale Jorge Rodriguez, frère de la présidente par intérim, et Dinorah Figuera, cheffe de la délégation de l’opposition.
L’opposition insiste sur une réforme du système judiciaire, et du Tribunal suprême qui a notamment validé la réélection contestée de Nicolás Maduro, entachée de fraude selon elle.
30 tonnes d’or
Il faut « éliminer les conditions structurelles qui rendent possible la répression », a dit une source proche de l’opposition, soulignant aussi vouloir abroger les lois réprimant l’incitation à la haine et le terrorisme qui ont servi de fondement à la détention de nombreux prisonniers politiques.
Près de deux mois après le tremblement de terre du 24 juin qui a fait plus de 6300 morts et des milliers de disparus, les deux parties « uniront leurs efforts sur la promotion de la récupération des actifs » du Venezuela détenus à la Banque d’Angleterre, « en établissant des mécanismes de transparence pour une utilisation efficiente de ces ressources », selon le communiqué.
Mme Rodriguez avait annoncé début août avoir écrit au roi Charles III pour récupérer quelque 30 tonnes d’or et les utiliser pour reconstruire le pays après le séisme responsable d’au moins 6,7 milliards de dollars de dégâts selon l’ONU, près de 20 milliards selon la Banque mondiale.
Le Venezuela, sous la présidence de Nicolás Maduro, a réclamé en vain à Londres cet or à maintes reprises.
Washington avait enserré le Venezuela dans un lourd étau de sanctions économiques pour rendre intenable la situation pour le chef de l’État.
De source proche de l’opposition, on souligne que, bien qu’absents de la table des négociations, les États-Unis sont très présents dans les discussions et ont été sollicités à plusieurs reprises comme « médiateurs » lors de points d’achoppement.
Cette source précise que la pression américaine fait en sorte que le pouvoir puisse avancer contrairement à d’autres vaines négociations ces dernières années.
« Il n’y a aucune naïveté. Nous savons que ceux que nous avons en face de nous ne sont pas des réformateurs démocratiques comparables à Adolfo Suárez (qui a géré la transition espagnole), à Gorbatchev (transition de l’Union soviétique). Delcy Rodriguez et son gouvernement ont changé d’attitude, mais pas de préférence. Elle ressemble davantage à (Daniel) Ortega (qui dirige le Nicaragua d’une main de fer) qu’à un réformateur », assure cette source.
Alors que certains opposants estiment que Mme Figuera, ancienne députée vivant en exil depuis des années, n’est pas légitime, cette source souligne que la délégation de l’opposition reconnaît Mme Machado comme « cheffe de l’opposition vénézuélienne, la voix que les Vénézuéliens identifient comme leur propre voix ».
Mercredi, des manifestants ont réclamé plus de transparence sur les négociations : « Dans d’autres pays, lorsqu’on discute des problèmes de 35 millions de d’habitants (estimation haute de la population du pays), les réunions sont publiques et les gens peuvent débattre. Ici non ! », estime de son côté Carlos Salazar, syndicaliste de 54 ans. « Ce qui se passe dans l’obscurité et dans le silence sent mauvais », ajoute-t-il.


1 hour_ago
32


























.jpg)






French (CA)