NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life® Publicité par Adpathway
Pendant que l'industrie minière applaudit un gain d'efficacité tant attendu, les groupes écologistes de l'Abitibi-Témiscamingue voient dans la fin des doubles évaluations environnementales un dangereux nivellement vers le bas.
Au cœur du débat : l’entente conclue entre Québec et Ottawa pour éliminer le dédoublement des évaluations environnementales sur le territoire québécois. Le Québec devient ainsi la huitième province à s'entendre avec le gouvernement fédéral en la matière. Selon les modalités de cet accord, seul le régime d'évaluation provincial s'appliquera désormais.
Pour Marc Nantel, porte-parole du Regroupement vigilance mines en Abitibi-Témiscamingue, cette simplification administrative n'a rien de rassurant.
C’est un signal d’alerte pour nous, indique-t-il. Je le sais, ils vont nous dire qu’il n’y a pas de problème et qu’on élimine juste le dédoublement, mais je n’y crois pas. On est dans un contexte géopolitique où l’on essaie d’être un bon vendeur de produits miniers le plus rapidement possible.

Marc Nantel, porte-parole du Regroupement vigilance mines en Abitibi-Témiscamingue (REVIMAT). (Photo d'archives)
Photo : Radio-Canada / Lise Millette
M. Nantel rappelle que les deux gouvernements menaient jusqu’ici des études complémentaires, ce pour quoi l’abandon des doubles évaluations lui paraît problématique. Si on élimine le fédéral sans réajuster le provincial pour combler les manques, ça va nécessairement entraîner une réduction de certaines études environnementales au Québec, ajoute-t-il.
Même son de cloche du côté de Nature Québec, qui s'inquiète d'un relâchement réglementaire observé depuis un an, citant notamment le régime minceuraccordé au BAPE par le gouvernement québécois.
On assiste à un nivellement vers le bas de toutes les lois et réglementations environnementales sous prétexte d'accélération et d'efficacité.
Applaudir la fin des doublons
Du côté des intervenants économiques, la mesure est au contraire accueillie avec enthousiasme. L’Association de l’exploration minière du Québec et l’Association minière du Québec réclamaient la fin de ce chevauchement depuis des années, dénonçant un décalage chronologique coûteux et inutile entre les deux processus.

Éric Beaupré, président de la Chambre de commerce et d'industrie de Rouyn-Noranda. (Photo d'archives)
Photo : Radio-Canada / Isabelle Harvey
Pour Éric Beaupré, président de la Chambre de commerce et d’industrie de Rouyn-Noranda, ce système plus agile profitera aux entreprises locales en quête de projets.
On ne fait pas actuellement bonne figure dans les délais miniers au Québec. Ça devient décourageant pour un actionnaire quand c’est trop long, mentionne celui qui s’exprime au nom des cinq chambres de commerce de la région.
M. Beaupré établit toutefois une distinction claire entre les dédoublements administratifs et l’acceptabilité sociale, dont il estime essentiel de préserver les mécanismes.
Une fracture qui persiste
Ce soulagement du secteur privé ne fait que renforcer la méfiance des défenseurs de l'environnement.
Quand on voit que l’industrie minière applaudit cette position et que l’Institut économique en fait autant, je pense qu’on a lieu de s’inquiéter comme citoyen, réplique Marc Nantel.
Les termes de l'entente font maintenant l'objet de consultations publiques d'une durée de 21 jours. Des groupes autochtones seront notamment consultés, mais Joël Lightbound soutient que beaucoup de travail a été fait en amont.


13 hour_ago
26



























.jpg)






French (CA)