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Le préfet de police de Paris a prononcé ce mardi un arrêté d’interdiction visant l’événement, prévue place de la République dimanche 21 juin.
Passer la publicité Passer la publicitéLe concert organisé par LFI place de la République dimanche à l’occasion de la Fête de la musique a été interdit mercredi par le préfet de police de Paris, les Insoumis annonçant aussitôt un recours devant le tribunal administratif. Dans un arrêté publié en début de soirée, le préfet de police, Patrice Faure, justifie cette interdiction par la venue à ce concert de personnalités comme le Comité Adama et de sa fondatrice Assa Traoré, ainsi que du rappeur Médine.
Le préfet considère que le Comité Adama appelle à s’en prendre aux forces de l’ordre - il cite ainsi le slogan «tout le monde déteste la police» et reproche au rappeur des propos incitant à la haine. Le coordinateur national de LFI, Manuel Bompard, a annoncé un recours contre cette décision, tandis que Jean-Luc Mélenchon, candidat Insoumis à la présidentielle, a dénoncé sur son compte X «un scandale démocratique grave en période électorale».
Jean-Luc Mélenchon affirme que le préfet de police a décidé d’interdire ce concert «à la demande du président du Crif Yonathan Arfi et du maire PS de l’arrondissement Paris Centre», Ariel Weil. À ses yeux, «cette décision de dernière minute a été prise sous la pression de groupes et d’individus se déclarant hostiles à la France insoumise».
«Un contexte politique très polarisé»
«Pour LFI, la musique n’est pas une fin, c’est un moyen, au service d’un agenda politique. (...) Ce concert est légal mais est-il pertinent pour la démocratie?», avait notamment écrit lundi sur le réseau social X Yonathan Arfi. «Non, il n’est pas possible de récupérer la fête de la musique à des fins politiques. Et compte tenu des foules qui seront dans la rue pour danser et chanter, c’est un danger pour l’ordre public et la sécurité», avait écrit au même moment sur X Ariel Weil, maire de Paris Centre.
Dans son arrêté, Patrice Faure fait valoir que «cet évènement risque d’attirer un public hostile aux forces de l’ordre et de donner lieu à la diffusion de propos appelant à la haine, à la discrimination ou à la violence envers les institutions». Il souligne en outre que ce concert intervient «dans un contexte politique très polarisé (...) et que ce contexte nourrit les velléités d’affrontements».
Manuel Bompard «alerte solennellement sur les dangers que fait peser sur le déroulement de la prochaine élection présidentielle ce type de pratiques autoritaristes qui cherchent à instrumentaliser les problématiques de maintien de l’ordre à des fins politiques». Il demande au ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, «de prendre les dispositions nécessaires pour garantir une campagne présidentielle libre et équitable».


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