C’était à en croire ce qu’on a pu lire et entendre l’un des films les plus attendus de la compétition du 79e Festival de Cannes. Pourquoi? Parce que ses coréalisateurs, Javier Calvo et Javier Ambrossi, se sont déjà distingués avec les séries Paquita Salas (2016), Veneno (2020) et La mesías (2023), qu’ils ont été adoubés par Pedro Almodóvar (ils apparaissent dans Autofiction, en lice également pour la Palme d’or), mais aussi parce qu’ils ont créé une comédie musicale devenue culte, La llamada qu’ils ont eux-mêmes adaptée à l’écran pour leur premier long métrage de cinéma (Holy Camp!, 2017).
Neuf ans plus tard, «los Javis», comme ils sont surnommés, reviennent au grand écran avec La bola negra («la boule noire»), qui est le titre d’un roman inachevé de Federico García Lorca (1898-1936). Leur film s’inspire également de La piedra oscura, une pièce d’Alberto Conejero racontant la rencontre entre le poète et écrivain et un ancien joueur de l’Atlético Madrid, Rafael Rodríguez Rapún, qui seront tous deux tués pendant la guerre d’Espagne. Tout cela montre bien l’ambition de leur film, qui est à la fois sa qualité et son défaut.


2 week_ago
20





















.jpg)






French (CA)