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Dans un discours fleuve, mercredi 16 septembre, Ursula von der Leyen a rappelé la nécessité d’une réponse collective au changement climatique, aux risques liés à l’intelligence artificielle, à la défense ou aux exportations chinoises.

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La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, à Strasbourg, le 16 septembre 2026. La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, à Strasbourg, le 16 septembre 2026.

« Notre Union n’a jamais été aussi forte. Mais notre Union peut aussi sembler plus précaire que jamais. » Dans son discours sur l’état de l’Union européenne (UE), prononcé mercredi 16 septembre, Ursula von der Leyen a pris acte de ce paradoxe, avant d’enchaîner les propositions pour convaincre les citoyens européens, notamment ceux tentés de se tourner vers les partis eurosceptiques, que l’UE les protège face aux grands risques mondiaux. La présidente de la Commission européenne en voit plusieurs, plus inquiétants les uns que les autres : l’intelligence artificielle, les réseaux sociaux, le changement climatique, l’envolée des prix de l’énergie, la vague d’exportations chinoises ou la guerre en Ukraine.

Dans ce monde qu’elle juge « résolument hostile », elle a saisi la main tendue de Mark Carney, le premier ministre canadien, qui appelle de ses vœux une union des puissances moyennes face aux diktats des Etats-Unis, de la Chine ou de la Russie. Ursula von der Leyen lui a proposé de devenir « le premier membre associé » de l’UE, qui « seule, par sa taille et sa puissance, peut montrer la voie ». Présent dans l’hémicycle à Strasbourg, une première pour un chef d’Etat étranger, le Canadien reviendra jeudi et lui répondra… après avoir assisté à un match de football à Liverpool, à l’invitation d’Andy Burnham, le premier ministre britannique.

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