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Par Marc Henry, Tel-Aviv
Publié le 10/08/2026 à 17h00, mis à jour le 10/08/2026 à 17h53
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DÉCRYPTAGE - À moins de trois mois des élections parlementaires, les deux partis de gauche, regroupés au sein des « Démocrates » peinent à se faire entendre. Jadis toute-puissante, la gauche a subi un affaissement continu depuis une trentaine d’années. Le résultat du scrutin à venir est pour elle un enjeu vital.
Passer la publicité« Il n’y a personne à qui parler » du côté palestinien, ce constat amer revient comme un leitmotiv parmi de très nombreux Israéliens. Les sondages sont sans appel : seuls 12 % d’entre eux se déclarent de gauche. Plus inquiétant, ce pourcentage tombe à moins de 8 % pour les jeunes Israéliens, qui se révèlent plus conservateurs que leurs aînés.
Ils ont grandi à une époque ou aucun processus de paix n’était en vue. La plupart d’entre eux mettent en avant la sécurité, le nationalisme tout en éprouvant une profonde défiance envers le système judiciaire et les médias grand public soupçonnés de « gauchisme ». Le Parti travailliste, au pouvoir durant les trente premières années du pays, avec ses personnages tutélaires tels David Ben Gourion, Golda Meir, Yitzhak Rabin ou Shimon Peres, a pris un sérieux coup de vieux. Ce déclin ne date pas d’hier.
Resserrer les rangs
Les travaillistes n’avaient réussi à faire élire qu’un maigre bataillon de 4 députés sur 120 lors des dernières élections de 2022. Malgré…


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