Non, les Romands ne devraient pas être les laissés-pour-compte de l’arrivée de l’avion de combat américain F-35. Grâce à de nouveaux projets entre l’Office fédéral de l’armement (Armasuisse) et le constructeur américain Lockheed Martin, les prévisions des retombées devraient largement dépasser l’objectif initial de 30% du volume total (contre 65% pour la Suisse alémanique et 5% pour le Tessin). Ce mardi matin, à Berne, la Confédération et l’avionneur ont présenté un avenant à l’accord existant, qui officialise le fait que le volume des affaires compensatoires (ou «offset») sera plus important que prévu.
Fixée à 60% du montant total de la commande, la part que Lockheed Martin s’engage à réinvestir dans l’économie suisse devrait se monter à 73% et donc dépasser l’objectif fixé à 3 milliards de dollars. De quoi rassurer la Suisse romande, qui redoutait de ne recevoir que des miettes. Des craintes jusqu’ici légitimes. Au 30 juin 2026, sur le premier milliard de dollars déjà validé, la région n’a touché que 14,7% des retombées (contre 84,4% pour la Suisse alémanique). Le ressentiment est particulièrement grand dans les cantons de Vaud et de Fribourg, qui devront absorber une hausse des nuisances autour de l’aérodrome broyard de Payerne. Le F-35 est en effet beaucoup plus bruyant que les actuels F/A-18. Pour rappel, l’assemblage du premier jet destiné à la Suisse a débuté en mai aux Etats-Unis, en vue de la livraison des premiers avions à partir de la mi-2027.


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