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L’Administration portuaire de Toronto estime que l’expansion de l’aéroport Billy Bishop coûtera entre 4 et 5 milliards de dollars sur 25 ans. Devant le comité de l’infrastructure à Queen’s Park mardi, son PDG a indiqué qu’il ne s’attend pas, à ce stade, à avoir un appui financier de la part de la province ou d’Ottawa.
RJ Steenstra, PDG de l’Administration portuaire de Toronto, dit que l’expansion de l’aéroport Billy Bishop se fera par étapes.
La première étape, clairement, ce sera l’aménagement de la piste. La deuxième sera probablement le quai et le terminal du côté continental, puis la troisième étape sera sûrement ce qu’il va arriver avec le terminal du côté de l’aéroport, a-t-il expliqué dans une courte entrevue avec Radio-Canada, à la sortie des audiences sur le projet de loi 110 à Queen’s Park.
Il indique qu’il compte sur le modèle utilisateur-payeur pour financer le projet, qui permettrait à l’aéroport de quintupler son achalandage et d’accueillir des jets.
M. Steenstra a mentionné que des revenus pourraient être tirés de nouvelles concessions dans l’établissement et des frais d’aéroport facturés aux transporteurs aériens.
Un peu plus tôt, lors de l’audience, la députée néodémocrate Jessica Bell lui a demandé si cela n’allait pas faire grimper le coût des billets pour les voyageurs.
Quand on augmente la compétition dans le marché, en fait, le prix des billets baisse, a-t-il assuré.

Le PDG de l’Autorité portuaire de Toronto, RJ Steenstra, soutient qu’il ne compte pas sur l’appui financier du gouvernement Ford pour agrandir l’aéroport. (Photo d’archives)
Photo : La Presse canadienne / Frank Gunn
M. Steenstra et le ministre des Transports de l’Ontario, Prabmeet Sarkaria, se sont tous deux retrouvés sur la sellette lors de ces audiences publiques.
Les députés de l’opposition ont souligné à plusieurs reprises que la province semblait aller de l’avant avec le projet avant même que le plan exact soit partagé avec la population ou soumis à un vrai processus de consultation.
David Crombie, ex-maire de Toronto qui a aussi présidé la Commission royale sur l’avenir du bord de l’eau de Toronto, s’est également déplacé pour se faire entendre par le comité.
Je veux être clair : je suis opposé au projet de loi 110. C’est un acte unilatéral et inexcusable de la part de la province pour abandonner la vision commune du bord de l’eau de Toronto, qui gouverne nos activités depuis plus de 20 ans, a-t-il déclaré.

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Doug Ford fait volte-face. Et la province va finalement reprendre l’avion privé qu’elle s’était procuré pour l’usage du premier ministre.
Photo : Radio-Canada
Prabmeet Sarkaria dit que les consultations seront faites après le projet de loi, mais que c’est un projet trop important pour ne pas avancer.
Il a aussi assuré que les seuls fonds publics qui seront investis pour cela serviront à compenser la Ville de Toronto pour ses revenus perdus en raison de son expropriation.
RJ Steenstra a indiqué qu’un plan serait rendu public dans les prochains 6 à 12 mois. Il dit que des éléments ont déjà été communiqués à la province et à Ottawa, mais pas à la Ville en raison d’une question d’horaires.
Il affirme qu’une rencontre avec la Ville est prévue dans les prochaines semaines.


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