NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life® Publicité par Adpathway
Un documentaire revient sur l’aveuglement du Vieux Continent en matière militaire et sur son réveil tardif face au désengagement américain.
Passer la publicité Passer la publicitéAprès la chute du mur de Berlin en novembre 1989, l’idée d’une paix sans fin s’impose sur le Vieux Continent. Les dirigeants européens se mettent alors à croire, comme le prétend le très à la mode universitaire américain Francis Fukuyama, que le monde vit désormais la fin de l’Histoire. Cette erreur de jugement et ses conséquences sont exposées en détail dans le documentaire Europe, le choix des armes, réalisé par Olivier Toscer.
Pendant la guerre froide, alors même que leur sécurité est garantie par les États-Unis, dans le cadre de l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord (Otan) créée après la Seconde Guerre mondiale, les pays Européens dépensent tout de même entre 3 et 5 % de leur richesse nationale dans leur défense. Mais après la chute du communisme, les budgets de toutes les armées de la vieille Europe s’effondrent.
« Quand je suis entré dans l’armée française à la fin des années 1980, elle comprenait 500.000 hommes. L’armée de l’air seule, c’était 100.000 hommes, 450 avions et plus de 30 bases aériennes opérationnelles actives. Quarante ans après, notre armée est divisée par deux », confie le général Jean-Marc Vigilant. Aujourd’hui, la France reste toutefois la plus grande armée d’Europe avec 264.000 soldats d’active. Les Allemands comptent 184.000 combattants, et l’Espagne est la championne du désarmement avec moins de 1 % de son PIB consacré à la défense. Soulignons au passage, pour illustrer la volonté politique, pendant les années 1990, de baisser les dépenses militaires, que le président Jacques Chirac décide en 1997 de supprimer le service militaire obligatoire.
Pression de Poutine et Trump
« Nous avions complètement oublié l’outil de défense, nous croyions que nous pouvions encaisser les dividendes de la paix et que le droit ainsi que le doux commerce allaient définitivement être l’axe du monde. Les événements, hélas, nous ont prouvé que ce n’était pas le cas », constate Jean-Louis Thiériot, député, spécialiste des questions de défense.
Côté américain, dès le début des années 2000, Washington commence à s’agacer. Les États-Unis ont de plus en plus l’impression de payer pour la sécurité d’un continent qui profite du système. « Les Américains ont longtemps appelé les Européens les “free riders”, les passagers clandestins des dépenses militaires de l’Otan. À chaque sommet de l’organisation, le même reproche était fait par les responsables d’outre-Atlantique. Tout le monde regardait un peu le bout de ses chaussures en disant : oui, oui, on va faire mieux, on va faire plus. Et puis finalement rien ne se passait, chaque pays avait de bonnes raisons pour ne pas vouloir dépenser plus pour sa propre défense », se souvient l’ancien député européen Arnaud Danjean.
La prise de conscience des Européens s’effectue peu à peu. Sous la pression de Vladimir Poutine d’abord, après que la Russie a annexé la Crimée en 2014, et surtout après que le chef du Kremlin a envahi l’Ukraine le 24 février 2022. Ensuite, la brutalité avec laquelle Donald Trump, de retour à la Maison-Blanche, accélère le désengagement de son pays auprès de ses vieux alliés, décide définitivement l’Union européenne, et chacun des pays qui la compose, à réagir avec force. Ceci en commençant enfin à investir de façon significative dans leur défense. Il était temps.


5 day_ago
56



























.jpg)






French (CA)