Une étudiante de 20 ans affirme avoir été droguée et violée par sept membres d’une fraternité. Certains des protagonistes n'auraient eu comme sanction qu'une dissertation à rédiger.

La rédaction - Aujourd'hui à 18:25 - Temps de lecture :

Digiteka PlaceHolder

Deux ans après les faits, une enquête va être rouverte après les accusations de viol d’une étudiante de Cornell, prestigieux établissement américain situé dans l’État de New York. Les faits remontent à octobre 2024 : à l’époque, une étudiante âgée de 20 ans affirme avoir été droguée et violée lors d’une soirée de la fraternité Chi Phi. Alors qu’elle est alcoolisée, deux étudiants la contraignent à consommer de la kétamine avant de l’agresser sexuellement.

Un message est ensuite envoyé sur le groupe Snapchat de Chi Phi, affirmant qu’une femme est « disponible » pour des rapports sexuels, rapporte CBS News. Trois semaines plus tard, l’étudiante alerte la police universitaire. Une enquête est lancée en interne, mais aucune poursuite n’est engagée. Selon le procureur du comté de Tompkins, Matthew Van Houten, la déclaration de la victime aux autorités n’indiquait pas qu’elle avait été droguée ni qu’elle n’avait pas consenti à des relations sexuelles.

Ce contenu est bloqué car vous n'avez pas accepté les cookies et autres traceurs.

En cliquant sur « J’accepte », les cookies et autres traceurs seront déposés et vous pourrez visualiser les contenus (plus d'informations).

En cliquant sur « J’accepte tous les cookies », vous autorisez des dépôts de cookies et autres traceurs pour le stockage de vos données sur nos sites et applications à des fins de personnalisation et de ciblage publicitaire.

Vous gardez la possibilité de retirer votre consentement à tout moment en consultant notre politique de protection des données.
Gérer mes choix

Une dissertation à rédiger comme punition

Depuis, la jeune femme a abandonné ses études et porté plainte au civil contre l’université et sept hommes qu’elle nomme et accuse de viol. Dans sa plainte, elle indique que l’université a entendu une douzaine de personnes, ce qui a conduit à deux expulsions. Les autres accusés n’auraient eu pour seule punition que la rédaction d’une dissertation.

Aujourd’hui, elle demande des dommages et intérêts à Cornell pour « ne pas avoir su la protéger ». Cette plainte a fait sortir l’affaire de l’ombre et provoqué une avalanche de réactions en ligne, notamment en raison de l’absence de poursuites judiciaires et de la légèreté des sanctions. Dans un long message publié sur Instagram ce dimanche, l’actrice Florence Pugh s’est dite « malade et angoissée » par l’affaire.

Ce contenu est bloqué car vous n'avez pas accepté les cookies et autres traceurs.

En cliquant sur « J’accepte », les cookies et autres traceurs seront déposés et vous pourrez visualiser les contenus (plus d'informations).

En cliquant sur « J’accepte tous les cookies », vous autorisez des dépôts de cookies et autres traceurs pour le stockage de vos données sur nos sites et applications à des fins de personnalisation et de ciblage publicitaire.

Vous gardez la possibilité de retirer votre consentement à tout moment en consultant notre politique de protection des données.
Gérer mes choix

Facebook PlaceHolder

À la suite de la plainte récente, déposée le 14 septembre, le procureur a annoncé lundi la réouverture du dossier : « Nous souhaitons réexaminer s’il existe aujourd’hui des preuves supplémentaires, dont nous n’avions pas connaissance en novembre 2024, qui modifieraient notre évaluation du dossier et pourraient amener le grand jury à conclure à une infraction pénale », a déclaré Matthew Van Houten.

Articles les plus lusFaits-divers - Justice