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Rappelons d’emblée le happy end de la révolution iranienne de 1979 : l’exécution de milliers d’islamo-kollabos de gauche qui avaient aidé l’enturbanné Khomeini à renverser le Shah et à prendre le pouvoir en 1979. Si l’histoire se répète – et pourquoi elle ne se répèterait pas, les mêmes causes produisant les mêmes effets… – on peut espérer que Mélenchon – si Dieu lui prête vie – et ses séides de LFI pourraient à terme connaître le même sort.
La révolution iranienne de 1979 a été principalement un mouvement interne, porté par une large coalition d’acteurs iraniens (islamistes, gauche, libéraux, étudiants, ouvriers, etc.) unis contre le régime autoritaire du Shah.
La France, à l’époque présidé par Valéry Giscard d’Estaing, a accueilli l’ayatollah Khomeini pendant son exil, à Neauphle-le-Château, de 1978 à 1979. Ce séjour a permis à Khomeini de coordonner la révolution depuis l’étranger, en donnant des interviews et en diffusant ses discours via des cassettes audio, qui étaient clandestinement importées en Iran. Cette décision s’est avérée cruciale pour la révolution, car elle a donné une tribune internationale à Khomeini. Rappelons que VGE est allé jusqu’à fournir au « guide suprême » le Boeing qui l’a reconduit à Téhéran après le départ du Shah…
Pendant l’exil de l’ayatollah Khomeini en France (octobre 1978 – février 1979), plusieurs personnalités de la gauche française ont exprimé un soutien ou une fascination pour sa figure, souvent en raison de son discours anti-impérialiste et tiers-mondiste
Michel Foucault a été l’un des intellectuels français les plus marquants à s’intéresser à Khomeini. Il a publié plusieurs articles dans la presse (notamment dans Le Nouvel Observateur) où il décrivait Khomeini comme un « saint homme exilé à Paris » et voyait dans la révolution iranienne une forme de résistance spirituelle et politique contre l’oppression du Shah et l’impérialisme occidental. Le philosophe a écrit que la révolution iranienne était « la première grande insurrection contre les systèmes politiques globaux, la forme la plus moderne de la révolte ». Il a minimisé les risques d’un régime théocratique, estimant que la spiritualité politique de Khomeini pouvait être une alternative progressiste aux régimes autoritaires laïcs ou communistes.
Bien que moins impliqués que Foucault, Sartre et Beauvoir ont publiquement exprimé leur soutien à Khomeini et à la révolution iranienne. Leur engagement était motivé par leur opposition au Shah, symbole de l’impérialisme américain, et par leur espoir en un mouvement de libération nationale. Sartre a déclaré que la révolution iranienne était un « soulèvement légitime contre une dictature soutenue par l’Occident ». Simone de Beauvoir a également salué la chute du Shah, y voyant une « victoire pour les peuples opprimés ».
Serge July, fondateur de Libération, a couvert la révolution iranienne avec enthousiasme, décrivant le mouvement comme un « chiito-socialisme (sic) » et saluant la chute du Shah. Il a écrit : « Il n’y a pas de bonheur plus grand que la chute d’une dictature »
Libération, Le Monde, Le Monde diplomatique, Le Nouvel Obs et d’autres titres de gauche ont relayé une image positive de Khomeini, insistant sur son anti-impérialisme et son opposition au capitalisme, sans aucunement percevoir les risques d’un régime théocratique.
L’Humanité, organe historique du Parti communiste français, a salué la chute du Shah. Le 20 janvier 1979, il titrait : « Iran : le peuple roi ». Le journal a présenté cet événement comme une victoire populaire exceptionnelle, soulignant qu’un « peuple sans arme » s’était dressé et avait renversé de ses mains un régime « tout puissant ». La gauche française, marquée par la guerre froide et les luttes décoloniales, voyait en Khomeini un symbole de résistance contre l’hégémonie américaine et le capitalisme. Le discours de Khomeini, mêlant religion et justice sociale, séduisait l’intelligentsia française qui cherchait des alternatives aux modèles occidentaux et soviétiques. Le régime du Shah, connu pour sa répression et son alliance avec les États-Unis, était perçu comme un ennemi commun. Les penseurs bien en cour de l’époque n’ont absolument rien perçu du danger islamiste.
Après la prise de pouvoir par Khomeini et l’instauration d’un régime répressif, beaucoup de ces intellectuels ont reconnu leur erreur. Foucault, par exemple, a admis avoir sous-estimé la dimension théocratique et répressive du mouvement. Sartre et Beauvoir, bien que moins engagés, ont également exprimé leur désillusion face à la tournure autoritaire de la révolution
La révolution iranienne de 1979 a été rendu possible grâce à une alliance inattendue entre les forces islamistes et les mouvements de gauche, incluant marxistes, libéraux et nationalistes.
- Les islamistes, menés par l’ayatollah Khomeini, exilé depuis 1964, prônent un retour à un État fondé sur les principes de l’islam chiite.
- La gauche, composée de marxistes (comme le Parti Tudeh et les Moudjahiddines du peuple), de socialistes et de nationalistes, qui critiquent le capitalisme et l’impérialisme occidental.
- Les libéraux, qui aspirent à une démocratie laïque et à des réformes politiques.
En 1978, des manifestations massives éclatent, unissant ces différents groupes contre le Shah. En janvier 1979, ce dernier quitte le pays, laissant place à un gouvernement provisoire dirigé par Mehdi Bazargan, un libéral modéré. Cependant, Khomeini, exilé en France, revient triomphalement en Iran le 1er février 1979 et devient rapidement la figure centrale de la révolution.
L’alliance des islamistes et de la gauche iranienne repose sur des objectifs communs :
- L’opposition à l’impérialisme américain : Les deux camps rejettent l’influence occidentale en Iran, symbolisée par le soutien des États-Unis au Shah.
- La justice sociale : Les islamistes et les marxistes promettent de réduire les inégalités et de redistribuer les richesses, notamment à travers des nationalisations et des réformes agraires.
- La fin de la monarchie : Tous s’accordent sur la nécessité d’un changement radical de régime.
Cependant, leurs visions pour l’avenir de l’Iran diffèrent profondément. Les islamistes veulent instaurer une théocratie fondée sur la charia, tandis que la gauche aspire à une république démocratique ou socialiste. Malgré ces divergences, les deux groupes coopèrent dans les premiers mois de la révolution, notamment lors du référendum d’avril 1979, qui transforme l’Iran en une république islamique avec 98 % des voix.
Dès 1979, les tensions entre islamistes et gauche deviennent évidentes. Plusieurs événements marquent le début de la rupture :
- La prise d’otages à l’ambassade américaine (novembre 1979) : Les étudiants islamistes, soutenus par Khomeini, prennent en otage des diplomates américains. La gauche, bien que critique envers les États-Unis, désapprouve cette action, qui isole l’Iran sur la scène internationale.
- La fermeture des journaux de gauche : Les médias progressistes sont censurés ou interdits, limitant la liberté d’expression.
- Les purges dans les universités : Les islamistes « islamisent » les universités, remplaçant les professeurs laïcs par des musulmans ultras.
En 1980, la rupture est consommée. Les islamistes accusent la gauche de comploter contre la révolution et lancent une vague d’arrestations massives. Les Moudjahiddines du peuple, un groupe marxiste-islamiste, sont particulièrement ciblés après avoir tenté de renverser le régime en juin 1981.
À partir de 1981, les islamistes intensifient la répression contre la gauche. Plusieurs méthodes sont employées :
- Les arrestations et exécutions massives : Des milliers de militants de gauche, notamment des membres du Parti Tudeh et des Moudjahiddines du peuple, sont arrêtés, torturés et exécutés. En 1988, une vague de purges dans les prisons conduit à l’exécution de plusieurs milliers de prisonniers politiques sur ordre de Khomeini.
- La création des Gardiens de la révolution (Pasdarans) : Cette milice loyaliste est chargée de réprimer toute opposition, y compris celle de la gauche. Elle devient un outil clé de la répression.
- La surveillance et la censure : Les intellectuels, les artistes et les journalistes de gauche sont surveillés, censurés ou emprisonnés.
Les islamistes justifient cette répression en accusant la gauche de trahir la révolution et de collaborer avec des puissances étrangères. En réalité, cette purge permet aux islamistes de consolider leur pouvoir et d’éliminer toute opposition interne. En éliminant leurs rivaux, les islamistes s’assurent un contrôle total sur l’État, la société et l’économie. Le régime devient une théocratie stricte, où le Guide suprême détient le pouvoir ultime. Sans opposition interne, le régime devient de plus en plus répressif, instaurant des lois strictes sur les mœurs, la culture et la politique. La répression et les violations des droits de l’homme valent à l’Iran des sanctions économiques et une condamnation internationale, notamment de la part des pays occidentaux.
Et la France dans tout ça ? Face à la menace que représentent les « racisés » dans son propre parti, Mélenchon agite des arguments pitoyables, comme celui de s’affirmer maghrébin sous le prétexte qu’il est né au Maroc. Quand une vache est née dans une écurie, est-elle pour autant un cheval ? Méluche pense que oui, quitte à faire rigoler Obono, Chikirou et Hassan. Après le lynchage de Quentin à Lyon, Rima Hassan a tenu à préciser qu’il s’agissait d’un problème « entre petits blancs ». Le grand chef envisagerait-il de se convertir à l’islam ? Il ne serait qu’un muzz de seconde zone, à peine discernable du dhimmi.
Le nouveau maire de Saint-Denis, Bally Bagayoko (LFI), a déclaré à propos de la « nouvelle France » : « Cette nouvelle France, ce sont celles et ceux qui sont les héritiers de l’immigration. » ajoutant : « Au lieu de racisé, je préfère parler d’héritier de l’immigration parce que pour moi, c’est un héritage que j’assume en tant que tel. » Bagayoko a aussi souligné que Saint-Denis était « la ville des héritiers des vagues d’immigration successives ». Il a ainsi expliqué que sa victoire symbolisait l’émergence d’une France issue de la diversité et de l’histoire migratoire du pays. La nouvelle France au sens de Mélenchon est donc une France d’où sont exclus les blancs comme lui. Le lider maximo devrait s’en souvenir. Qu’il veuille bien considérer qu’en Iran, les gauchos se sont aperçus trop tard qu’ils n’étaient pas de la même espèce que les islamos. Ils ont payé de leur vie ce manque de discernement
Henri Dubost





























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