Parmi la longue liste des graves violations du droit international, y compris des principes fondamentaux forgés dans les décombres de la Seconde Guerre mondiale, il en est une à propos de laquelle peu de critiques se sont élevées. Il s’agit des assassinats ciblés. On a assisté au contraire, soit à la réjouissance, soit à une manifestation pudique indiquant qu’on n’avait pas besoin de verser des larmes pour la mort de terroristes ou de dictateurs. Certes, mais la question ne se pose pas en termes de sentiments.
Ce n’est pas la première fois que des gouvernements commettent des assassinats ciblés. La différence, c’est que, auparavant, leurs auteurs n’assumaient pas publiquement la paternité de ces actes. Aujourd’hui, non seulement ils le font, mais ils annoncent qu’ils feront de même avec les successeurs aux postes de ceux qui ont été tués. Les assassinats ciblés posent un triple problème: un problème d’efficacité, un problème juridique et, surtout, un problème moral.


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