Alors que le Rassemblement national saura avec le verdict du procès en appel de Marine Le Pen en début de semaine prochaine qui sera son candidat pour l’élection présidentielle de 2027, alors que Jean-Luc Mélenchon a commencé sa campagne sur les chapeaux de roues, entre ces deux extrêmes, le flou demeure. La gauche non mélenchoniste s’embourbe dans les négociations et le centre et la droite classique se divisent entre les candidatures de Gabriel Attal, Edouard Philippe et Bruno Retailleau. Une situation analysée par de nombreux observateurs comme offrant un boulevard menant à un deuxième tour entre extrême droite et extrême gauche.
Ces derniers jours, les tout premiers frémissements d’une dynamique d’union derrière Edouard Philippe ont cependant laissé entrevoir la possibilité d’une issue à cette impasse. Toujours légèrement en tête des sondages, l’ancien tout premier premier ministre d’Emmanuel Macron, issu de la droite et désormais à la tête de son propre parti, Horizons, organise ce dimanche son grand meeting de lancement de campagne à l’Adidas Arena de Paris. Ce mercredi, Laurent Wauquiez, grand concurrent pour le leadership de la droite traditionnelle face à Bruno Retailleau, a effectivement représenté le sommet de cette première petite vague en affirmant dans Le Figaro que «par son histoire, par les responsabilités qui ont été les siennes, Edouard Philippe peut incarner l’ordre et le sérieux permettant de redresser la France». Prenant tout le monde par surprise, patron des députés Les Républicains a ajouté que «si tout le monde maintient sa candidature, notre seule contribution aura été d’éliminer un candidat de droite et permis la qualification de Jean-Luc Mélenchon au second tour». Une pique au patron et candidat officiel de son propre parti, Bruno Retailleau.


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