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La Première Nation des Innus Essipit est présente à la COP17, à Erevan, en Arménie, pour mettre de l'avant, devant la scène internationale, le projet d'aire protégée Essipiunnu-Meshkanau.
On parle beaucoup des pays : l'importance des pays et l'influence des pays dans ces grandes conventions-là, note la conseillère aux aires protégées autochtones pour la Première Nation des Innus Essipit, Rosalie Champagne-Côté.
Elle indique toutefois que le but premier est de présenter le projet aux acteurs internationaux afin d’avoir davantage d’écoute de la part du gouvernement du Québec.

La Première Nation des Innus Essipit est représentée par la conseillère aux aires protégées autochtones Rosalie Champagne-Côté à la COP17.
Photo : Radio-Canada / Laurana Genest
Les provinces, puis les États ont aussi vraiment leur rôle à jouer. Particulièrement au Québec, où la province, c'est elle qui a la capacité d'aller délimiter les aires protégées, continue-t-elle.
Les projets sont prêts, sont matures. Les porteurs de projets, ils ont du leadership, ils ont la capacité d'être gestionnaires des territoires. Donc, la prochaine étape, c'est vraiment que le gouvernement les désigne ces territoires-là comme protégés.
Le projet Essipiunnu-Meshkanau vise à ce que 30 % du Nitassinan, le territoire ancestral de la communauté, soit désigné pour la conservation d’ici 2030 par le gouvernement provincial. Actuellement, 12,6 % du territoire l’est.
Selon la conseillère, cette nouvelle aire protégée serait conforme à l'objectif international déterminé à la COP15, il y quatre ans à Montréal. Le gouvernement Legault s’était aussi donné cette cible avec le Plan nature 2030 du Québec.

Du côté d'Ekuanitshit, le chef Jean-Charles Piétacho et deux représentants sont également présents pour mettre de l’avant leur initiative de conservation.
Photo : Organisation des Nations unies
Faire une place aux Premières Nations
Rosalie Champagne-Côté soutient également que la Première Nation des Innus Essipit souhaite donner une voix aux autres communautés autochtones au Québec, afin qu’elles puissent se faire entendre sur la scène internationale à l’avenir.
Je rencontrais certaines personnes, ici, qui nous disaient que, ça a beaucoup évolué déjà depuis 20 ans maintenant. On inclut beaucoup plus les Premières Nations, leur leadership, au niveau de la conservation, raconte-t-elle.
D’ailleurs, la conseillère mentionne que la première assise du Plan nature concerne l'implication des Premières Nations et des Inuits.
En outre, elle indique qu’une présentation a été organisée avec tous les partenaires du Québec pour montrer notamment l’implication des communautés autochtones dans la conservation, mais elle maintient qu’il reste du travail à faire afin de voir des projets se concrétiser.
Pour nous, c'est toujours pas suffisant. On veut passer vraiment de la parole aux actes, affirme-t-elle.
Selon elle, sur environ 400 projets d’aires protégées proposés au Québec, plus de 55 ont été déposés par des acteurs autochtones : ces 55 projets représentaient ensemble 50 % de la superficie totale proposée.
Elle juge qu’il s’agit de projets qui sont prêts à voir le jour.


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