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Espagne : l’ex-premier ministre Zapatero visé par une enquête pour fraude fiscale après la découverte de bijoux

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Par Le Figaro avec AFP

Le 12 juin 2026 à 13h49

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Des policiers transportent des cartons provenant du bureau de l’ancien premier ministre espagnol José Luis Rodríguez Zapatero, qui, selon la Cour suprême du pays, fait l’objet d’une enquête pour trafic d’influence présumé et délits connexes, à Madrid, en Espagne, le 19 mai 2026.

Des policiers transportent des cartons provenant du bureau de l’ancien premier ministre espagnol José Luis Rodríguez Zapatero, qui, selon la Cour suprême du pays, fait l’objet d’une enquête pour trafic d’influence présumé et délits connexes, à Madrid, en Espagne, le 19 mai 2026. Violeta Santos Moura / REUTERS

José Luis Rodríguez Zapatero, figure historique et très respectée de la gauche espagnole, est accusé de ne pas pouvoir «justifier du paiement des droits de douane, des taxes spéciales ou des impôts associés à l’importation» de ces bijoux d’une valeur totale de «1.323.915 euros».

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L'ancien premier ministre espagnol José Luis Rodríguez Zapatero, déjà visé par une enquête pour trafic d'influence, est désormais mis en cause aussi pour fraude fiscale et contrebande présumées, après la découverte de bijoux à son bureau lors d'une perquisition, a annoncé la justice espagnole vendredi 12 juin.

José Luis Rodríguez Zapatero, figure historique et très respectée de la gauche espagnole, est accusé de ne pas pouvoir «justifier du paiement des droits de douane, des taxes spéciales ou des impôts associés à l'importation» de ces bijoux d'une valeur totale de «1.323.915 euros», selon un document publié par l'Audience nationale, en charge des investigations.

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Ces deux chefs d’accusation s’ajoutent notamment à ceux de trafic d’influence et blanchiment de capitaux dans cette enquête désormais à plusieurs volets, qui concernait initialement le rôle joué par José Luis Rodríguez Zapatero dans le sauvetage en 2021 d’une petite compagnie aérienne. Inculpé depuis le 19 mai pour cette partie du dossier, il est convoqué les 17 et 18 juin par le juge José Luis Calama pour être entendu en tant que «chef présumé d’une structure stable et hiérarchisée» qui avait pour but d’obtenir des pots-de-vin, selon l’Audience nationale. M. Zapatero nie ces accusations.

«Des biens de luxe de grande valeur»

Parmi les points frappants de cette enquête dont a eu connaissance l’AFP figurait notamment la découverte, lors d’une perquisition menée le 19 mai, dans un coffre-fort appartenant à l’ancien chef du gouvernement socialiste (2004-2011), de ces bijoux et montres de luxe, que son entourage a attribués à des héritages familiaux. Son avocat avait, pour sa part, évoqué publiquement un montant largement inférieur à celui d’1,3 million estimé par les enquêteurs.

Vendredi, la justice a évoqué dans l’ordonnance du juge Calama «des biens de luxe de grande valeur», dont de multiples colliers, bracelets, boucles d’oreilles et bagues, ainsi que des montres. Les déboires judiciaires de José Luis Rodríguez Zapatero ont ébranlé par ricochet le gouvernement du Premier ministre actuel, le socialiste Pedro Sánchez, l’opposition appelant à sa démission et à des élections anticipées.

Le chef du gouvernement, dont la femme, le frère et l’ancien bras droit en politique sont aussi empêtrés dans des affaires judiciaires, a toutefois maintenu jusque-là son soutien envers son prédécesseur de gauche. La pression s’est toutefois accentuée ces derniers jours, malgré la parenthèse provoquée par le voyage du pape en Espagne, avec des révélations embarrassantes pour l’exécutif sur une présumée officine au sein du Parti socialiste (PSOE) en charge, selon les enquêteurs, d’interférer dans les investigations visant les proches de Pedro Sánchez. Lui assure n’avoir «jamais eu connaissance» d’une telle initiative.

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