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Le portier argentin a répondu aux questions des journalistes ce vendredi à New York, à deux jours de la finale du Mondial.
Passer la publicité Passer la publicitéÉtat d’esprit : «On ne pense qu’à gagner. Parfois, j’ai les larmes aux yeux en pensant à ce qu’on a déjà accompli. Il faut profiter de ces moments et c’est le message que je passe aux coéquipiers. On se souviendra toujours de ces moments.»
La pression : «Je suis calme. C’est ma deuxième finale. Plein de gens pensent que les gardiens ne doivent que faire des arrêts. Mais c’est plus que cela. Je dois montrer du calme aux coéquipiers pour qu’ils se concentrent sur le fait de jouer. On a encaissé un but de moins qu’à la dernière Coupe du monde avec un match de plus. (…) Ce n’est pas important d’avoir le trophée de meilleur joueur, je ne veux pas faire les gros titres. Si mon heure n’arrive pas et qu’on gagne le trophée et qu’on le ramène en Argentine, je serais ravi. Si mon moment arrive, j’essaierai d’aider l’équipe. Sinon, je célébrerais exactement de la même façon.»
Je savais que ma main ferait mal, j’ai choisi de ne pas subir d’opération.
Emiliano MartinezSa blessure à la main : «Je savais que ma main ferait mal, j’ai choisi de ne pas subir d’opération. Au début je ne pouvais pas m’entraîner. J’ai commencé les séances après l’Égypte. J’adore l’entraînement. (…) Vous vous posez des questions, vous passez par différents moments… J’ai continué de parler à des gens, ça ne m’affecte toutefois pas.»
Son conseil aux jeunes joueurs : «Être gardien, c’est dur. Il faut savoir simplifier les choses. Je leur dirais de travailler dur, faire des sacrifices, suivre mon exemple et écouter leurs parents.»
La finale 2014 : «J’ai pleuré. Je me souviens de l’arrêt du portier allemand sur un penalty… J’ai toujours eu le rêve de rallier l’équipe nationale.» *
Je veux que les gens se souviennent de nous comme des Argentins comme les autres, qui travaillent dur.
Emiliano MartinezL’héritage de cette équipe d’Argentine : «On a le sentiment que les gens s’identifient à nous. Mes coéquipiers viennent de familles ouvrières, la mienne aussi. Je veux que les gens se souviennent de nous comme des Argentins comme les autres, qui travaillent dur.»
Ce qu’il dirait au jeune Dibu : «Je suis fier et je profite de cette Coupe du monde beaucoup plus que de celle au Qatar. Je suis meilleur au pied. C’est ma cinquième finale avec la sélection, je suis reconnaissant envers mes coéquipiers.»
Les moments clés, comme l’arrêt face à Randal Kolo Muani : «On était supérieurs à la France pendant 90 minutes et j’ai concédé trois buts. Logiquement, vous êtes battus dans ce cas… Mais j’ai fait l’arrêt. Je peux encaisser trois buts, mais sur l’action d’après, je suis toujours le même Dibu. Je suis le même Dibu que celui qui jouait à Mar del Plata quand j’étais gamin.»
L’Espagne ? Il n’y a pas que Lamine Yamal.
Emiliano MartinezL’Espagne : «Je les suis souvent, ils ont un grand coach qui connaît très bien le mien. Il n’y a pas que Lamine Yamal, ils travaillent tous pour le collectif. Ils ont leurs forces, mais nous aussi. J’espère que c’est une finale qui marquera l’histoire pour les supporters.»
Propos recueillis en conférence de presse


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