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Par Le Figaro avec AFP
Le 17 juin 2026 à 22h17
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Au terme d’une finale du sabre 100% française à Antony, le numéro 5 mondial a décroché sa première couronne européenne ce mercredi.
Passer la publicité Passer la publicitéUne étape enfin franchie : après deux médailles de bronze consécutives, Jean-Philippe Patrice a été sacré champion d’Europe mercredi, à Antony, à l’issue d’une finale franco-française devant son coéquipier de l’équipe de France Maxime Pianfetti (15-13). Au lendemain de la médaille de bronze de Toscane Tori, le sabre tricolore a de nouveau fait sourire le clan bleu en récoltant deux nouvelles médailles, et un premier titre dans cette édition dans les Hauts-de-Seine.
Déjà auréolé du bronze par équipes aux Jeux de Paris, dans ces mêmes championnats d’Europe en 2024 et 2025, et d’un titre de vice-champion du monde l’an passé, le Marseillais de 29 ans accroche cette fois la plus belle couleur de métal. «Ça m’aurait fait chier honnêtement de terminer encore avec une médaille de bronze, évidemment c’est une étape supplémentaire, j’ai coché une case», a-t-il déclaré. Ce, après une journée qu’il a traversée avec beaucoup de maîtrise, passant aisément ses deux premiers tours et expédiant son adversaire roumain George Dragomir (15-7) en demi-finale. Seule frayeur peut-être, son quart de finale contre l’Italien Michele Gallo (15-14), qu’il a finalement remporté sur le fil avec les encouragements de Maxime Pianfetti.
C’est toujours compliqué de tirer contre Maxime, et quand tu ajoutes à cela le lien d’amitié...
Jean-Philippe PatriceUn peu plus tard, les deux partenaires et amis se sont alors retrouvés en tant qu’adversaires, avec pour seule certitude que le titre européen en sabre masculin resterait dans les mains de la France, un an après le sacre de Rémi Garrigue. En difficulté pendant une partie de l’assaut, Patrice a finalement renversé Pianfetti pour s’imposer, sans explosion de joie, ni cri de soulagement. «C’est toujours compliqué de tirer contre Maxime, et quand tu ajoutes à cela le lien d’amitié... c’est pour cela qu’il n’y a pas beaucoup de célébrations». Pianfetti de son côté, «confirme un peu la saison que j’ai fait, qui est régulière, il y a les championnats du monde à aller chercher (...) j’ai eu un moment de down dans le mental, je le laisse recoller et ensuite il a été très sérieux».
Durant la saison, Patrice ne s’était hissé sur un podium en individuel qu’à une reprise, 3e à Tunis, tout en performant par équipes aux côtés notamment de son petit frère Sébastien (première place à Alger, Budapest et au Caire). «Il y a quelques années de cela, je vous aurais dit, c’est absolument exceptionnel. Mais c’est la beauté du sport, finalement quand on commence à gagner, on ambitionne à être le meilleur, avait-il déclaré il y a quelques jours du côté de l’INSEP, on n’est jamais rassasié et c’est ce qui me pousse à aller chercher encore plus loin».
Pour préparer ces championnats d’Europe puis du monde en juillet, il était conscient de devoir travailler «la tête, car il y a une atmosphère différente. Dans les moments chauds, c’est la tête qui va faire avancer et pas le corps. Et parce que les gens les considèrent, à juste titre, comme les choses les plus importantes d’une carrière. C’est ce qui reste quand on raccroche les armes.» S’il est sans doute encore loin de mettre fin à sa carrière, ce premier titre, au moins, restera. Mais «il reste des choses à cocher, les championnats d’Europe par équipes, les championnats du monde. Et bien évidemment, les Jeux de Los Angeles dans deux ans.»


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