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Le dossier de l’érosion des berges refait surface à Le Goulet, près de Shippagan, dans la Péninsule acadienne. Deux projets de protection du littoral sont prévus dans les prochaines semaines. Pendant ce temps, la communauté demeure inquiète, craignant la prochaine tempête.
Monelle Roussel habite à moins de 100 mètres du littoral à Le Goulet. Chaque année, les tempêtes réduisent cette distance.
C'est certain qu’on est inquiet, dit-elle en jetant un coup d'œil vers la mer.
Ça fait 50 ans que je suis ici comme citoyenne de Le Goulet et on a toujours vécu au même endroit. Chaque année, on perd une bonne partie de nos berges.
Ensablement d’une partie de la plage
Cet automne, deux projets importants en relation avec l’érosion du littoral seront réalisés à Le Goulet.
D’abord, la communauté côtière recevra un million de dollars d'un fonds pour les collectivités du Canada afin de procéder à de l’ensablement et à de la plantation d’ammophile, une plante vivace qui retient le sable sur les berges lors de tempêtes.

La communauté de Le Goulet est réputée pour sa plage.
Photo : Radio-Canada / Réal Fradette
La Ville de Shippagan et l’institut de recherche sur les zones côtières Valorès font partie des partenaires.
Ce projet-là va au moins protéger une partie de notre littoral, explique Éda Roussel, conseillère municipale pour le secteur de Le Goulet à la Ville de Shippagan.

Éda Roussel est conseillère municipale pour la région de Le Goulet à la Ville de Shippagan.
Photo : Radio-Canada / Réal Fradette
Ensuite, le 14 octobre, il y aura un exercice d’évacuation en cas de montée soudaine des eaux. Cette initiative est un projet pilote de l’Université d’Ottawa. En tout, quatre communautés au pays effectueront cette simulation.
Le Goulet en danger
Ça fait plusieurs fois que je le dis que Le Goulet est en danger, puis c'est vrai. Avec une montée de la mer, il se peut qu'on ait à évacuer des gens, poursuit Éda Roussel.
Monelle Roussel a bien l’intention de participer à cet exercice.

Monelle Roussel demeure à une centaine de mètres du littoral à Le Goulet, dans la Péninsule acadienne.
Photo : Radio-Canada / Réal Fradette
C’est quelque chose de bon si jamais il arrivait une grosse avarie pour que les gens de la paroisse de Le Goulet, qui fait partie maintenant de Shippagan, sachent à quel endroit se réfugier en cas de désastre naturel, exprime-t-elle.
La mer érode plusieurs mètres de plage à Le Goulet chaque année et le secteur court de plus en plus de risques d’inondation lors des tempêtes.
Aujourd’hui, la mer, c’est… comment je te dirais ça… c’est une boîte à surprises, compare Monelle Roussel.
La conseillère municipale Éda Roussel a écrit récemment à la première ministre du Nouveau-Brunswick pour tenter de la convaincre de créer un fonds consacré à la lutte contre l’érosion côtière.
Toutes seules, les municipalités n’arriveront pas à protéger leurs littoraux. C'est trop coûteux. Ça prend trop d'expertise. On a besoin d'aide au niveau de la province, croit-elle.


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