Nommé sélectionneur de l'équipe de France ce mardi, Zinédine Zidane retrouve un banc, cinq ans après son départ du Real Madrid. Un poste auquel l'ancien n°10 s'est forgé un impressionnant palmarès, avec notamment trois Ligues des champions remportées.
Ce ne pouvait être que lui. Alors que le secret n'en était plus un depuis bien longtemps, l'arrivée de Zinédine Zidane à la tête des Bleus a été officialisée ce mardi au siège de la Fédération française de football. Nommé pour les quatre prochaines années, l'ex-numéro 10 retrouve un poste après une première expérience très prolifique à la tête du Real Madrid.
Bien connu des supporters français pour ce qu'il a réalisé sur le rectangle vert, Zinédine Zidane l'entraîneur l'est beaucoup moins dans l'Hexagone, aux yeux du grand public. Qu'a-t-il réalisé jusqu'ici sur un banc et que peut-on attendre de "son" équipe de France ? Europe 1 fait le point.
Un triplé historique
Sur le plan du palmarès, jamais un sélectionneur tricolore n'était arrivé à la tête de la sélection avec un tel CV. Après avoir un temps dirigé la réserve du Real Madrid, le natif de Marseille a pris les rênes de l'équipe première début 2016.
Intronisé en cours de saison, en remplacement de Rafael Benitez, Zinédine Zidane avait redonné de l'allant à une équipe friable défensivement, replaçant notamment Casemiro au milieu de terrain, pour prêter main forte au tandem Kroos-Modric.
Effet (presque) immédiat, puisque son Real, porté par Cristiano Ronaldo, avait remporté la Ligue des champions face à l'Atlético de Madrid puis la Supercoupe de l'UEFA contre Séville. Des débuts rêvés, d'autant qu'ont suivi deux saisons dans la même lignée. Deux nouvelles Ligues des champions, une Liga pour sept titres au total. Premier entraîneur de l'histoire à remporter trois fois consécutivement la plus belle des compétitions européennes, il avait quitté son poste au sommet.
Son retour neuf mois plus tard, pour une saison et demie, lui a permis de garnir son armoire à trophées d'un championnat et d'une Supercoupe d'Espagne supplémentaires, avant de définitivement tourner la page Real Madrid.
Un meneur d'hommes
"Je suis animé par le jeu. J'ai été un numéro 10, ce qui m'anime, c'est d'aller marquer des buts", a rappelé le Ballon d'Or 1998, ce mardi en conférence de presse. Si les contours de son futur projet de jeu restent à définir, Zinédine Zidane a prouvé à Madrid sa capacité à faire évoluer les plus gros egos ensemble.
À l'image du cas Benzema, ce dernier a su gagner le respect de ses cadres sur le long terme, conscient qu'il n'avait techniquement rien à leur apprendre, mais cherchant toujours à les faire "travailler pour le collectif", comme il l'avait expliqué dans une interview à L'Equipe en 2022. Sans que son Real soit toujours très flamboyant, il s'est distingué de par son équilibre, son envie d'aller presser haut pour forcer l'adversaire à jouer sous pression, et sa gestion des moments faibles au cours d'une rencontre.
En clair, "Zizou" n'a rien révolutionné, mais a mieux que quiconque optimisé le matériel dont il disposait. Des qualités susceptibles de l'aider à répondre à ses prochains défis : continuer de faire progresser une ossature de stars déjà en place, parfois confrontée à un problème d'équilibre mais aussi perfectible dans sa manière de presser, comme constaté face à l'Espagne, en demi-finale du Mondial.
Son aura, sa légitimité (et son contrat) lui laisseront quoiqu'il arrive quelques années pour travailler. Une chose est sûre, si ses joueurs affichent le même engagement sur le terrain que celui qu'il a diffusé ce mardi lors de sa présentation, "Zizou-Christ" pourrait avoir de belles heures devant lui...


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