Il a pris tout le monde par surprise. Laurent Favre a annoncé cette semaine sa démission du Conseil d’Etat neuchâtelois. Un an et demi après sa réélection, il est venu nous dire qu’il s’en va: fin d’un cycle, bon bilan en bandoulière, trémolos quand il faut, il raccroche. Et qu’importe s’il n’est même pas à la moitié du mandat pour lequel les électeurs l’ont réélu: après sept ans au Conseil national, douze à l’exécutif d’un canton, il estime qu’il a assez donné. Bref, il nous fait «une Hodgers».
On avoue avoir pensé qu’il partait grossir les rangs des conseillers d’Etat qui quittent leur Château cantonal pour la Coupole. Le move a toujours existé, mais il est à la mode. Rien que dans la députation vaudoise, on trouve trois anciens ministres qui ont siégé ensemble simultanément pendant douze ans. Les élections fédérales de l’année prochaine promettent d’ailleurs d’être un appel d’air pour les ministres qui veulent jouer les prolongations pour leur fin de carrière.


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