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Mandaté en juin 2025 pour représenter le Conseil des Innus de Pessamit à la table des négociations de l’Entente Aishkat, Raphaël Picard a accepté le résultat du vote référendaire, bien qu’il persiste à croire que l’entente était favorable pour sa communauté. Rappelons que 1287 Pessamiulniut ont exercé leur droit de vote les 11 et 12 juillet. 471 accordaient leur autorisation au Chef René Simon afin que celui-ci puisse signer l’entente tandis que 809 ont refusé.
Le négociateur mandaté par le Conseil des Innus de Pessamit Raphaël Picard accepte le résultat du vote.
« L’équipe de négociation respecte la volonté des membres de dire non à l’application de l’entente. On a fait une proposition de règlement. Mais ça n’a pas passé aux yeux de la population », commente celui qui travaille depuis juin sur cette entente.
« J’ai été choisi en juin, ç’a été très rapide et très intense », indique le détenteur d’un MBA, d’un doctorat en administration des affaires et ex-chef du Conseil de bande de Pessamit de 2002 à 2012.
Bien qu’il ait participé à de nombreuses négociations depuis les années 1980, celle-ci revêtait une importance particulière pour ce fils de Pessamit.
«Je suis un enfant de Pessamit, mes parents étaient de l’intérieur des terres, à 350 km de Baie-Comeau. Je ne suis pas méconnaissant de notre histoire et j’ai travaillé dans l’intérêt de mon peuple. »
Selon M. Picard, le temps a joué en la défaveur de l’entente qui, selon lui, était favorable pour sa communauté.
« Je pense que la principale cause de la victoire du non, c’est le temps qu’on a donné pour la consultation. On n’a pas pu donner beaucoup de temps parce qu’on avait tellement de contraintes d’élections, autant au niveau du Québec que de Pessamit », estime-t-il.
Il rappelle toutefois que l’entente a été rendue disponible dans son entièreté, ce qui est très rare dans le cas de négociation de cette envergure.
« On avait quand même une bonne entente au niveau de la protection des droits. On ne cédait pas les droits, on aurait eu une nouvelle relation pour participer au développement énergétique. On a manqué de temps pour bien l’expliquer, mais j’ai la notion du devoir accompli », indique M. Picard. La suite des choses lui est inconnue.
« Les calendriers électoraux se superposent à Pessamit et Québec et on ne sait pas ce qui va se passer dans les deux cas. S’il y a un prochain gouvernement caquiste, ils seront peut-être plus sensibles, mais sinon, le prochain gouvernement va s’installer, un processus est très long. Je pense que la relation avec Pessamit ne sera pas une priorité… »
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Emelie Bernier
Initiative de journalisme local
Émélie Bernier est journaliste et chroniqueuse au sein des Éditions nordiques depuis une vingtaine d'années. Depuis 2023, elle a fait de l'environnement son sujet de... Lire la suite


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