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Un policier de Toronto, inculpé la semaine dernière dans le cadre d’une vaste enquête pour corruption, est accusé de trafic d’uniformes de police et de mauvaise utilisation d’une arme de service, selon des documents judiciaires.
L’agent Timothy Barnhardt, 56 ans, fait face à 17 chefs d’accusation en lien avec l’enquête menée par la police régionale de York. Les documents judiciaires relatifs à son inculpation fournissent davantage de détails sur les accusations portées contre lui — plus nombreuses que pour tout autre policier — et vont au-delà des informations initialement divulguées par la police régionale de York.

De nouveaux documents judiciaires apportent des précisions sur les accusations portées la semaine dernière contre l’un des agents, le gendarme Timothy Barnhardt. (Photo d’archives)
Photo : La Presse canadienne / Jon Blacker
Parmi ces accusations figure celle de trafic de biens, à savoir des vêtements et des uniformes appartenant à la police de Toronto, selon les documents judiciaires.
L’agent Barnhardt est coaccusé de ce chef d’accusation — et de nombreux autres — avec Brian Da Costa, 43 ans. Ce dernier, un civil également arrêté dans le cadre de cette enquête, est soupçonné d’avoir des liens avec divers réseaux criminels et d’avoir dirigé un projet de gestion de dispensaires de cannabis illégaux, selon l’acte d’accusation.
Le document judiciaire fournit également plus de détails sur les trois accusations liées aux armes à feu qui pèsent contre Timothy Barnhardt, toutes liées à son arme de service.
Selon le document, le policier conservait son pistolet Glock 9 mm de service dans un lieu où il n’était pas autorisé à le faire, l’a rangé dans son véhicule de manière négligente et l’a possédé dans un but dangereux pour l’ordre public.
À l’origine de l’enquête selon la police de York
Le chef adjoint de la police de York, Ryan Hogan, qualifie Timothy Barnhardt d’ élément déclencheur de l’enquête. La police allègue que l’agent a divulgué des informations confidentielles à des criminels, ce qui a facilité des fusillades ciblées.
Il s’est vu refuser la libération sous caution vendredi dernier par un tribunal de Toronto, mais a été placé en détention préventive. Selon les documents judiciaires, il compte près de 20 ans d’expérience au sein des services de police de Toronto.
L’enquête menée par la police de York a commencé l’an dernier après que le service a déclaré avoir mis au jour un complot présumé visant à assassiner un membre de la direction des services correctionnels d’un centre de détention ontarien.

En réponse à l’enquête pour corruption, Ryan Teschner, inspecteur général de la police de l’Ontario a annoncé qu’il mènerait un examen indépendant à l’échelle de la province. (Photo d’archives)
Photo : Radio-Canada / Evan Mitsui
Au total, 27 personnes de la région du Grand Toronto font maintenant face à des accusations dans le cadre de cette affaire. Les accusations comprennent le trafic de stupéfiants, le complot en vue de commettre un meurtre, l’abus de confiance par un agent public et l’entrave à la justice.
Vendredi dernier, la police régionale de Peel a suspendu trois agents en lien avec l’enquête, mais aucune accusation n’a été portée contre eux, a indiqué la police.
En réponse à l’enquête pour corruption, l’inspecteur général de la police de l’Ontario a annoncé qu’il mènerait un examen indépendant à l’échelle de la province, portant sur les 45 services de police de l’Ontario et leurs conseils d’administration.
Avec les informations d’Alina Snisarenko, CBC News


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