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Ce projet fait l'objet de critiques depuis des années, car il incarne aux yeux des insulaires les excès du tourisme de masse. Aujourd'hui, un homme politique local, Antonio Manuel Acosta Felipe, est dans le collimateur de la justice pour d'éventuelles irrégularités, rapportent les médias locaux.
Cuna del Alma est une initiative des familles d'entrepreneurs Vandermarliere et Van Biervliet, comme l'ont déjà rapporté les médias belges. Le projet est dirigé par Filip Hoste. Des centaines de villas et d'appartements de luxe, des piscines, un spa et une ferme devraient ainsi voir le jour sur un site de 437.000 m2 situé près du petit port de Puertito. Le projet se heurte toutefois à une forte opposition locale, en raison de son ampleur et des dommages qu'il causerait à la faune et à la flore.
Selon le mouvement de protestation citoyen "Salvar el puertito de Adeje", au moins cinq procédures judiciaires sont en cours contre ce projet. À cela s'ajoute l'enquête pénale visant le responsable politique local Antonio Manuel Acosta Felipe, chargé des zones côtières. Selon les médias locaux, il doit comparaître au tribunal le 14 septembre en tant que suspect. Des dirigeants du promoteur immobilier Segunda Casa Adeje auraient également été cités à comparaître en tant que témoins.
Le mouvement de protestation citoyen met donc en garde les investisseurs immobiliers contre les risques "juridiques et financiers considérables" auxquels ils s'exposent avec ce projet. Il fait également référence à la situation financière du promoteur immobilier, qui serait criblé de dettes s'élevant à plusieurs millions.
Les investisseurs belges ont confirmé, dans une déclaration transmise mercredi soir à Belga, qu'une enquête avait été ouverte concernant Antonio Manuel Acosta Felipe, directeur général des Côtes et de la Gestion de l'espace maritime des Canaries.
Ils estiment toutefois que les autorisations nécessaires à la construction d'un restaurant et d'une piscine "dans une zone située à proximité du littoral" ont été délivrées "de manière régulière et parfaitement conforme au cadre légal". Les investisseurs soulignent également qu'ils ne sont pas mis en cause dans cette procédure.
"Afin de ne pas rendre la poursuite du développement du projet dépendante du calendrier et de l'issue de cette procédure judiciaire, il a par ailleurs été décidé de réaliser le restaurant et la piscine prévus en dehors de la zone concernée. L'emplacement initial ne sera pas construit, mais sera aménagé et planté afin de devenir un espace vert", précise encore le communiqué.
Enfin, les investisseurs ajoutent que les fonds investis "sont comptabilisés sous la forme de prêts d'actionnaires accordés à la société de projet". "Il s'agit d'un mode de financement courant dans le cadre de développements immobiliers, qui ne signifie en aucun cas que le projet serait confronté à des difficultés de paiement envers des parties externes. La société de projet n'a aucune dette envers des tiers externes."
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