Language Selection

Retrouvez votre bien-être dans ces temps dure sur Terre , Essayez le MedBed Quantique!
Cliquez ici pour réserver votre séance

Famille et pour toute la Famille avec Le Medbed Quantique® Orgo-Life® une technologie du Canada

Advertising by Adpathway

         

 Advertising by Adpathway

En posant leur Soyouz sur un lac gelé du Kazakhstan le 16 octobre 1976, deux cosmonautes soviétiques ont littéralement passé la nuit enfermés dans une capsule en train de couler

10 hour_ago 73

         

NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life®

  Publicité par Adpathway

Il existe des histoires spatiales qui semblent tout droit sorties d’un scénario catastrophe, et pourtant, elles se sont bel et bien produites. En pleine guerre froide, deux cosmonautes soviétiques ont vécu l’une des nuits les plus terrifiantes de l’histoire de la conquête spatiale, coincés dans une capsule retournée, au fond d’un lac gelé, sans que personne ne sache s’ils étaient encore vivants.

À retenir

  • Le 16 octobre 1976, l'échec de l'arrimage de Soyouz 23 avec la station Saliout-5 a contraint l'équipage à un retour d'urgence, qui s'est soldé par un amerrissage imprévu dans le lac Tengiz gelé.
  • Le parachute gorgé d'eau a fait couler et retourner la capsule, piégeant les cosmonautes Zoudov et Rojdestvenski à l'intérieur pendant près de dix heures, par moins vingt-deux degrés.
  • Sauvés sains et saufs, Zoudov a reçu le titre de Héros de l'URSS et cet incident a conduit à revoir les protocoles soviétiques de retour d'urgence.

À l’heure où les agences spatiales multiplient les précautions et où chaque mission fait l’objet de simulations poussées, il est presque vertigineux de se replonger dans cet épisode oublié du programme Soyouz. En cet automne où les nuits commencent à s’allonger et le froid à s’installer, l’occasion est belle de revenir sur cette aventure glaçante, au sens propre comme au figuré, qui a bien failli coûter la vie à deux hommes que l’URSS avait envoyés dans l’espace pour une mission qui semblait pourtant très ordinaire.

Une mission qui devait durer six jours et s’achève en catastrophe

Le 14 octobre 1976, le vaisseau Soyouz 23 décolle du cosmodrome de Baïkonour avec à son bord deux cosmonautes soviétiques, Viatcheslav Zoudov et Valeri Rojdestvenski. Leur objectif est clair et parfaitement défini par l’agenda spatial de l’époque : rejoindre la station militaire Saliout-5, alors en orbite, pour y mener des travaux scientifiques et techniques dans le cadre du programme spatial soviétique.

Tout semble se dérouler normalement jusqu’à l’approche finale, ce moment délicat où le vaisseau doit s’arrimer à la station. C’est précisément là que les ennuis commencent. Le système de rendez-vous automatique, baptisé Igla, tombe en panne et se révèle incapable de rapprocher correctement Soyouz 23 de Saliout-5. Étonnamment, pour des raisons qui n’ont jamais été clairement expliquées, l’équipage ne tente pas de reprendre les commandes manuellement. Le carburant venant à manquer pour envisager une manœuvre de secours, l’amarrage est purement et simplement abandonné. La mission, censée durer six jours, tourne court : il ne reste plus qu’une option, celle du retour immédiat vers la Terre.

Quand le parachute se transforme en piège mortel sur un lac gelé

Le retour sur Terre, dans le cas d’un vaisseau Soyouz, ne laisse habituellement que peu de place à l’improvisation : une trajectoire calculée, une zone d’atterrissage précise, et un parachute censé ralentir la descente jusqu’au contact avec le sol. Sauf que ce 16 octobre 1976 au soir, rien ne se passe comme prévu. La capsule finit par amerrir de nuit dans le lac Tengiz, une étendue d’eau partiellement gelée du Kazakhstan, à environ deux kilomètres de la rive, en pleine tempête de neige.

Il s’agit alors du premier amerrissage habité, non prévu, de toute l’histoire du programme spatial soviétique. Une première qui aurait pu rester anecdotique si le parachute, censé freiner la chute du module, ne s’était pas gorgé d’eau glacée. Alourdi, il finit par couler, entraînant avec lui la capsule qui se retourne littéralement sur elle-même. Résultat : Zoudov et Rojdestvenski se retrouvent piégés à l’intérieur d’un module retourné, flottant à moitié englouti dans les eaux glaciales du lac Tengiz, incapables d’ouvrir l’écoutille sans risquer de laisser l’eau envahir la cabine.

Une nuit à moins vingt-deux degrés dans une capsule à moitié submergée

Ce qui suit relève presque du huis clos digne d’un thriller. Dehors, le blizzard souffle avec une violence telle que les équipes de secours peinent à localiser la capsule, gênées à la fois par le brouillard et par des températures qui avoisinent les moins vingt-deux degrés. À l’intérieur, les deux cosmonautes n’ont d’autre choix que d’attendre, conscients que la moindre tentative d’ouverture pourrait leur être fatale tant l’eau menace d’envahir l’habitacle.

Les opérations de sauvetage s’étirent alors sur près d’une dizaine d’heures, un délai interminable durant lequel personne, ni sur place ni à Moscou, ne peut réellement savoir dans quel état se trouvent les deux hommes. Il faudra toute la ténacité des équipes au sol pour parvenir, sans plonger avec du matériel adapté, à stabiliser puis à ramener la capsule sur la terre ferme. Ce n’est qu’à ce moment-là que Zoudov et Rojdestvenski peuvent enfin être libérés, sains et saufs, après une nuit que peu d’êtres humains ont dû traverser dans des conditions aussi extrêmes.

Ce que Soyouz 23 a changé dans l’histoire spatiale soviétique

Pour son sang-froid et son courage durant cet épisode hors norme, Zoudov reçoit le titre de Héros de l’URSS ainsi que l’Ordre de Lénine, les plus hautes distinctions que pouvait alors décerner le régime soviétique. Au-delà des honneurs individuels, cet incident pousse les ingénieurs soviétiques à revoir certains protocoles liés aux scénarios de retour d’urgence, un amerrissage ayant déjà été envisagé jusque-là comme une issue possible pour un vaisseau Soyouz.

Viatcheslav Zoudov, dernier témoin direct de cette mission peu banale, s’est éteint le 12 juin 2024 à l’âge de 82 ans. Né le 8 janvier 1942 à Bor, il avait été sélectionné comme cosmonaute en 1965 après une carrière de pilote militaire, bien avant de vivre cette nuit glaciale qui allait marquer, malgré lui, l’histoire de la conquête spatiale soviétique.

Cet épisode, aujourd’hui largement méconnu du grand public, rappelle à quel point l’exploration spatiale, même dans ses missions les plus routinières sur le papier, reste une aventure où l’imprévu peut surgir à tout moment. Alors que les projets de retour vers la Lune et les futures missions habitées vers Mars se multiplient, l’histoire de Soyouz 23 invite à ne jamais sous-estimer la part d’incertitude qui accompagne chaque décollage, aussi maîtrisée que semble être la technologie employée.

Brice L.

Rédigé par Brice L.

Brice est un journaliste passionné de sciences. Il collabore avec Sciencepost depuis plus d'une décennie, partageant avec vous les nouvelles découvertes et les dossiers les plus intéressants.

read-entire-article

         

        

Une nouvelle Vibration dans le Monde entier avec les Franchise Medbed Quantique®!  

Protéger toute votre famille avec la technologie Orgo-Life®

  Advertising by Adpathway