NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life® Publicité par Adpathway
Les Canaries se préparent à l’arrivée du navire de croisière, foyer de hantavirus, attendu pour dimanche. Dans l’archipel espagnol doit aussi se rendre, dès samedi soir, le directeur général de l’OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, pour coordonner l’évacuation des quelque 150 passagers et membres d’équipage.
Posez votre question à la rédaction :
Ecrivez votre message ici
A bord du MV « Hondius », les passagers embarqués « dans une aventure improbable »
Hantavirus : à bord du MV « Hondius », les passagers embarqués « dans une aventure improbable »
Par Raphaëlle Rérolle
Pour leurs dernières heures en mer, les passagers du MV Hondius se sont visiblement donné le mot : pas de vagues. Plus de déclarations intempestives, peu de communications avec l’extérieur, aucun signe tangible d’angoisse ou de panique. Aucune des personnes que nous avons tenté de joindre ne nous a répondu, sauf pour dire qu’elles ne souhaitaient pas s’exprimer. Les rares messages postés sur les réseaux sociaux, les 8 et 9 mai, font apparaître des images douces – levers de soleil ou vues sur mer, oiseaux rares et embruns –, le tout assorti de phrases apaisantes.
Les passagers du MV « Hondius » sont des « contacts à haut risque », selon l’OMS
L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a déclaré samedi qu’elle considérait toutes les personnes à bord du navire de croisière où a été détecté un foyer de hantavirus comme des « contacts à haut risque » devant faire l’objet d’un suivi pendant quarante-deux jours.
« Nous classons toutes les personnes à bord comme ce que nous appelons des contacts à haut risque », a expliqué Maria Van Kerkhove, directrice de la prévention et de la préparation aux épidémies et aux pandémies au sein de l’OMS, dans une discussion sur les réseaux sociaux. Elle a ajouté qu’« une surveillance active et un suivi de tous les passagers et membres d’équipage qui débarqueront pendant une période de quarante-deux jours » étaient recommandés.
Pour Pedro Sanchez, accueillir le MV « Hondius » aux Canaries est « un devoir moral »
Le premier ministre espagnol s’est exprimé à l’issue de son entretien à Madrid avec le patron de l’OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus. « Accéder à la demande de l’OMS et offrir un port sûr est un devoir moral et juridique envers nos concitoyens, l’Europe et le droit international », a écrit le dirigeant socialiste sur le réseau social X. « L’Espagne sera toujours aux côtés de celles et ceux qui ont besoin d’aide », a-t-il assuré dans son premier commentaire public sur la crise.
Absence remarquée du principal organisme de santé publique américain
Alors que l’infection à hantavirus touche des Américains et fait la une des journaux, le principal organisme de santé publique américain, le réseau des centres de prévention et de lutte contre les maladies (CDC), est « étrangement absent », selon plusieurs experts relayés par Associated press (AP) samedi.
« Aucun déploiement rapide d’enquêteurs épidémiologiques, aucune conférence de presse télévisée pour informer le public, aucune alerte sanitaire transmise en temps opportun aux médecins », écrit l’agence de presse américaine.
Ce sont les experts sanitaires d’autres pays qui ont principalement géré la situation au cours de la semaine écoulée. « Le CDC n’est même pas un acteur », a par exemple déclaré Lawrence Gostin, expert international en santé publique à l’université de Georgetown. « Je n’ai jamais vu ça auparavant. »
Ce n’est que vendredi que les autorités de santé ont confirmé le déploiement d’une équipe aux îles Canaries. Une seconde équipe se rendra à la base aérienne d’Offutt (Nebraska), dans le cadre d’un plan d’évacuation des passagers américains vers un centre de quarantaine.
Par ailleurs, les CDC ont émis vendredi leur première alerte sanitaire à destination des médecins américains, les informant de la possibilité que des personnes infectées se trouvent sur le territoire américain. Selon AP, qui cite divers experts, « le rôle amoindri du CDC dans cette épidémie est un indicateur que l’agence n’est plus la force motrice de la santé internationale ni le protecteur de la santé nationale qu’elle était autrefois ».
Ce foyer d’infection à hantavirus est un « événement sentinelle » qui témoigne du « niveau de préparation du pays face à une menace sanitaire. Et à l’heure actuelle, je suis au regret de dire que nous ne sommes pas préparés », a déclaré la docteure Jeanne Marrazzo, directrice générale de la Société américaine des maladies infectieuses.
Pendant des décennies, les CDC ont travaillé avec l’OMS dans de telles situations, jouant un rôle essentiel en fournissant personnel et expertise pour élucider les causes des épidémies, élaborer des stratégies de contrôle et informer le public sur les mesures à prendre et les raisons de s’inquiéter.
« Je ne pense pas que cela représente une menace majeure pour les Etats-Unis », a déclaré Jennifer Nuzzo, directrice du Centre de pandémie de l’Université Brown. Toutefois, l’évolution de la situation « démontre à quel point les CDC sont actuellement incompétents et inefficaces », a-t-elle ajouté.
Ces seize derniers mois, l’administration Trump s’est retirée de l’OMS, a parfois empêché les scientifiques du CDC de communiquer avec leurs homologues d’autres pays et s’est lancée dans un plan visant à construire son propre réseau international de santé publique par le biais d’accords bilatéraux avec chaque pays.
L’administration a licencié des milliers de scientifiques et de professionnels de la santé publique des CDC, y compris des membres du programme d’assainissement des navires de l’agence.
A Tenerife, une course contre la montre pour accueillir le MV « Hondius »
L’île de Tenerife retient son souffle. Dimanche 10 mai, entre 4 heures et 6 heures du matin, heure locale, le MV Hondius, le navire de croisière, foyer d’infections à hantavirus, qui a touché au moins six personnes, dont trois sont mortes, devrait s’approcher du port industriel de Granadilla, dans le sud de l’île.
Une opération logistique d’une rare complexité se prépare dans un calendrier serré imposé par la météo, sous le regard inquiet d’une partie de la population locale, qui dit avoir été tenue à l’écart des décisions. Quelque 80 passagers seront évacués par zodiac et immédiatement rapatriés par avion. Une opération supervisée par le directeur général de l’Organisation mondiale de la santé, que l’on détaille dans l’article ci-dessous.
Sur Le Monde aujourd’hui
Découvrez les articles les plus lus par nos abonnés
Le patron de l’OMS écrit aux habitants de Tenerife que le risque lié au navire est « faible »
« J’ai besoin que vous m’entendiez clairement : ce n’est pas un nouveau Covid. Le risque actuel pour la santé publique [d’infection par un] hantavirus reste faible », a écrit Tedros Adhanom Ghebreyesus, le chef de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), dans une lettre ouverte adressée à la population de l’île espagnole de Tenerife.
Le MV Hondius, battant pavillon néerlandais, devrait y accoster tôt dimanche. Le patron de l’OMS a par ailleurs remercié les habitants de Tenerife pour leur « solidarité ».
Le point sur la situation, samedi 9 mai à 14 heures
- Le navire de croisière MV Hondius, où un foyer d’infection à hantavirus a été détecté, est attendu dimanche aux Canaries entre 4 heures et 6 heures du matin, a annoncé la ministre de la santé espagnole.
« Ni les bagages ni le corps de la personne morte [à bord] ne seront débarqués aux Canaries, ils resteront à bord avec une partie de l’équipage » du navire, « qui poursuivra ensuite sa route vers les Pays-Bas », a-t-elle expliqué. - Des vols de rapatriement des passagers sont déjà prévus vers les Etats-Unis et six pays européens, dont la France, selon le ministre de l’intérieur espagnol.
L’opération d’évacuation devrait être « rapide », puisqu’il est prévu que les passagers quittent le navire « par groupe de nationalité ». « Tout est prêt », a assuré le ministre espagnol, qui précise que « le dispositif conçu empêche tout contact avec la population civile ». - Le directeur général de l’OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, arrivé ce matin en Espagne, est attendu ce soir aux Canaries pour coordonner les évacuations, après un entretien prévu en fin de journée à Madrid avec le premier ministre espagnol, Pedro Sanchez.
- Le dernier bilan de l’OMS vendredi recense six cas confirmés parmi huit cas suspects, comprenant un couple de passagers néerlandais et une Allemande morts tous les trois.
- « Le risque pour les passagers et l’équipage du navire est jugé modéré », estime l’OMS. Selon le croisiériste qui organisait le voyage à bord du navire, Oceanwide Expeditions, « plus aucune personne n’a de symptômes à bord » parmi les quelque 150 passagers du MV Hondius.
Des vols de rapatriement sont déjà prévus vers sept pays, dont la France, selon l’Espagne
Des vols de rapatriement des passagers du MV Hondius sont déjà prévus vers les Etats-Unis, le Royaume-Uni, ainsi que vers la France, l’Allemagne, la Belgique, l’Irlande et les Pays-Bas, a annoncé le ministre de l’intérieur espagnol.
Pour les passagers de pays « qui ne font pas partie de l’UE et ne disposent pas de moyens aériens pour assurer le rapatriement de leurs ressortissants », les autorités espagnoles « préparent un plan » en coordination avec les Pays-Bas, l’armateur et l’assureur du navire, a précisé Fernando Grande-Marlaska lors d’une conférence de presse.
Le MV « Hondius » devrait arriver aux Canaries entre 4 heures et 6 heures du matin, avant d’aller aux Pays-Bas
Le navire de croisière devrait arriver dimanche aux Canaries « entre 4 heures et 6 heures » , a annoncé la ministre de la santé espagnole, Monica Garcia Gomez.
« Ni les bagages ni le corps de la personne morte [à bord] ne seront débarqués aux Canaries, ils resteront à bord avec une partie de l’équipage » du navire « qui poursuivra ensuite sa route vers les Pays-Bas », a-t-elle ajouté lors d’une conférence de presse, évoquant « une opération inédite ».
1 compte dès 7,99 €/mois
Sans engagement
- Tous nos articles, vidéos, podcasts et newsletters
- L’application La Matinale du Monde, dès 7 heures, la sélection d’articles par la rédaction
- Le quotidien en version numérique dès 13 heures
Le directeur de l’OMS annonce son arrivée en Espagne
« Je suis arrivé en Espagne, où je rejoindrai de hauts responsables gouvernementaux pour une mission à Tenerife afin de superviser le débarquement en toute sécurité des passagers, des membres d’équipage et des experts de santé du navire de croisière MV Hondius », a écrit Tedros Adhanom Ghebreyesus sur le réseau social X.
« A ce stade, il n’y a pas d’autres personnes à bord présentant des symptômes d’infection par hantavirus », a ajouté le directeur général de l’Organisation mondiale de la santé.
Le chef de l’OMS va s’entretenir avec Pedro Sanchez à Madrid avant de se rendre aux Canaries
Le directeur général de l’Organisation mondiale de la santé, Tedros Adhanom Ghebreyesus, s’entretiendra à Madrid avec le premier ministre espagnol, Pedro Sanchez, avant de se rendre dans la foulée aux Canaries pour superviser l’arrivée du MV Hondius, ont annoncé les services du chef du gouvernement espagnol.
Leur échange débutera à 17 heures au palais de la Moncloa, le siège de la présidence du gouvernement espagnol, avant le départ prévu de Tedros Adhanom Ghebreyesus vers l’archipel espagnol, à environ trois heures d’avion.
Transport, tests virologiques, examens cliniques… Alors que le rapatriement des cinq Français embarqués sur le navire Hondius, foyer d’infection à ce virus peu connu en Europe, pourrait avoir lieu dès dimanche, les protocoles de prise en charge se précisent.
Hantavirus : comment le système sanitaire et les établissements de santé de référence français se préparent
Par Mattea Battaglia, Camille Stromboni
Cela fait bientôt une semaine que les risques sanitaires qui entourent le hantavirus, ce virus identifié à bord du navire MV Hondius et qui a fait trois morts parmi les passagers, sont au centre de toutes les attentions. Avec le rapatriement, attendu dans les tout prochains jours, des cinq croisiéristes de nationalité française toujours à bord, et l’identification de huit autres cas contacts français ayant voyagé dans un avion avec une personne contaminée, l’enjeu est désormais celui de leur prise en charge sur le territoire, et plus généralement de l’organisation et de la mobilisation du système de santé. Isolement, dépistage, hospitalisation… Alors que le bateau de croisière doit arriver dimanche 10 mai aux Canaries, le ministère de la santé et les professionnels en première ligne dans la gestion des crises sanitaires se préparent.
Deux anciens passagers du MV « Hondius » à l’isolement à Singapour diagnostiqués négatifs au hantavirus
Deux résidents de Singapour qui se trouvaient à bord du MV Hondius ont été déclarés négatifs, a annoncé vendredi l’agence nationale des maladies infectieuses (CDA) de la cité-Etat d’Asie du Sud-Est.
Les deux hommes, âgés de 65 et 67 ans, avaient pris le même vol qu’un cas confirmé d’un hantavirus, de Sainte-Hélène à Johannesbourg, le 25 avril, a précisé le CDA. Cette personne est morte lors de son hospitalisation en Afrique du Sud.
Les deux passagers sont arrivés à Singapour début mai et ont été isolés et placés sous surveillance au Centre national des maladies infectieuses (NCID) de Singapour.
Le laboratoire national de santé publique de la CDA a procédé à des analyses sur « plusieurs échantillons prélevés sur ces personnes », qui ont confirmé que « l’absence de hantavirus, y compris le virus des Andes, avait été constatée », assure un communiqué publié vendredi soir.
Par précaution, ils vont être maintenus en quarantaine pendant trente jours à compter de la date de la dernière exposition. Des tests seront de nouveau effectués avant leur levée de quarantaine, a rapporté la CDA, qui précise que le risque pour la population de Singapour est minime.
Les passagers américains du MV « Hondius » seront pris en charge dans un centre médical spécialisé dans le Nebraska
Le service médical du Nebraska, un Etat rural du centre des Etats-Unis, a annoncé vendredi que les passagers américains du MV Hondius qui seront rapatriés allaient être placés en quarantaine dans ses installations d’Omaha spécialisées dans l’accueil de patients atteints de maladies infectieuses. La durée de l’isolement n’a pas été précisée.
Les équipes des centres pour le contrôle et la prévention des maladies (CDC) ont fait savoir vendredi que « les personnes seront évacuées par un vol médicalisé affrété par le gouvernement américain », un avion spécial déjà utilisé pendant le Covid-19.
La recherche des personnes ayant été au contact des passagers sur l’île de Sainte-Hélène « se poursuit », affirme l’OMS
« La recherche des contacts parmi les passagers ayant débarqué à Sainte-Hélène se poursuit ; les passagers ont été contactés et invités à surveiller l’apparition de symptômes », a fait savoir l’Organisation mondiale de la santé (OMS), vendredi soir. Vingt-neuf passagers avaient quitté le navire à Sainte-Hélène le 24 avril, selon le croisiériste Oceanwide Expeditions, qui opère le MV Hondius.
L’OMS précise par ailleurs que « les passagers ayant voyagé sur le même vol entre Sainte-Hélène et l’Afrique du Sud qu’un des cas confirmés par la suite ont été contactés ».
L’origine du foyer est encore inconnue mais, selon l’agence sanitaire de l’ONU, la première contamination a eu lieu avant le début de l’expédition le 1er avril, car le premier passager mort, un Néerlandais de 70 ans, a présenté des symptômes dès le 6 avril. Or, la période d’incubation du virus est comprise entre une et six semaines.
« Des enquêtes supplémentaires sur l’exposition potentielle du premier cas et la source de l’épidémie sont en cours, en collaboration avec les autorités argentines et chiliennes », a encore détaillé l’OMS.
L’OMS juge « modéré » le risque pour les passagers et l’équipage du MV « Hondius » d’infection par le virus
« Le risque pour les passagers et l’équipage du navire est jugé modéré », a ajouté l’OMS vendredi soir, alors que, selon le croisiériste Oceanwide Expeditions, « plus aucune personne n’a de symptômes à bord » parmi les quelque 150 passagers du MV Hondius.
Le bateau, en route vers Tenerife, dans l’archipel des Canaries, doit y arriver dimanche à la mi-journée, selon le site de suivi maritime Marine Traffic, avant une évacuation des passagers prévue en début de semaine prochaine.
La personne hospitalisée à Düsseldorf a été déclarée négative, affirme l’OMS
L’OMS a précisé que le test de la personne prise en charge à l’hôpital de Düsseldorf (Allemagne) s’est révélé négatif. Elle n’est « donc plus considérée comme un cas », précise l’organisation.
Six cas de hantavirus confirmés, selon l’OMS
A ce jour, six cas de hantavirus ont été confirmés parmi les huit cas suspects signalés après l’apparition d’un foyer à bord du MV Hondius, a annoncé vendredi l’Organisation mondiale de la santé (OMS).
« Au 8 mai, huit cas au total, dont trois décès (taux de létalité de 38 %), ont été signalés. Six cas ont été confirmés en laboratoire comme étant des infections à hantavirus, tous identifiés comme étant dus au virus des Andes », connu comme transmissible entre humains, a précisé l’OMS dans son dernier bulletin épidémiologique. Les deux autres cas sont considérés comme « probables », ajoute l’organisation.
A ce jour, quatre patients sont actuellement hospitalisés, affirme l’OMS : « Un en soins intensifs à Johannesburg, en Afrique du Sud, deux dans différents hôpitaux aux Pays-Bas et un autre à Zurich, en Suisse. »
L’infection à hantavirus agite une complosphère hantée par le Covid-19
L’Organisation mondiale de la santé a beau assurer que les cas repérés à bord du MV Hondius n’ont rien à voir avec la pandémie apparue à la toute fin de 2019, rien n’y fait : la sphère complotiste y voit une nouvelle crise planétaire. De très nombreux messages sur les réseaux sociaux proclament l’arrivée d’une nouvelle « plandémie » – comprendre une « épidémie planifiée » – en référence au titre d’un pseudo-documentaire de 2020 qui a multiplié les fausses affirmations sur le coronavirus.
« ALERTE CONFINEMENT : les mondialistes lancent leur Covid 2.0 », avertit sur X Alex Jones, fondateur du site d’extrême droite Infowars, déjà condamné aux Etats-Unis à de lourdes amendes pour ses mensonges. « Ils ont appuyé sur l’interrupteur. » Leur justification ? Ce foyer d’infection à hantavirus serait le résultat d’un complot visant à forcer les populations à se vacciner ou à se confiner, avec en ligne de mire les élections législatives de novembre aux Etats-Unis : en cas de confinement, les électeurs seraient, en effet, obligés de voter par correspondance, ouvrant la porte à des fraudes massives aux yeux de ceux qui, comme Donald Trump, contestent toujours le résultat de la présidentielle américaine de 2020.
« La résurrection presque immédiate des théories conspirationnistes de l’époque du Covid-19 rappelle que la désinformation ne disparaît pas comme par enchantement lorsque la crise qui en est à l’origine est terminée », observe Yotam Ophir, chef d’un laboratoire de recherche consacré à la désinformation à l’université de Buffalo (nord-est des Etats-Unis).
Certaines théories s’appuient sur d’anciens articles consacrés à la recherche d’un vaccin contre les hantavirus, sur des déclarations du milliardaire Bill Gates à propos du Covid, ou encore sur une série télévisée des années 1990, pour démontrer que ce virus a été intentionnellement lâché dans la nature afin de réduire la population mondiale, ou pour enrichir les fabricants de vaccins. D’autres expliquent que l’infection à hantavirus est un effet secondaire du vaccin de Pfizer contre le Covid-19.
Pour Yotam Ophir, ces théories descendent d’une tradition séculaire selon laquelle les maladies seraient fabriquées par les élites. Mais elles circulent beaucoup plus vite par le truchement des algorithmes et sont parfois alimentées par la sphère antivax, désormais installée au sommet de l’administration Trump.


1 month_ago
128



























.jpg)






French (CA)