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09:59
Le Parti socialiste «salue» la décision du gouvernement de renforcer le protocole sanitaire
«La dangerosité établie et les doutes persistants qui entourent ce virus nous obligent.» Dans un communiqué publié mardi 12 mai, le Parti socialiste a salué la décision du gouvernement de durcir les règles sanitaires en France après le test positif à l’hantavirus d’une passagère d’un bateau de croisière, hospitalisée «dans un état stable» à Paris.
Le premier ministre a annoncé lundi soir sur X une «quarantaine renforcée en milieu hospitalier» pour «tous les cas contacts, sans exception». «Nous saluons cette décision et tenons également à remercier les équipes soignantes mobilisées pour faire face à cette situation.»
Le parti appelle par ailleurs à «l’extrême vigilance et à la préparation des autorités sanitaires afin de prévenir dans les meilleures conditions possibles le développement épidémique de l’hantavirus».
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09:45
Un «cas contact» identifié à Concarneau et pris en charge au CHU de Rennes
Un «cas contact» de l’hantavirus a été identifié à Concarneau lundi 11 mai, a annoncé la mairie de la ville bretonne dans un communiqué. Cette personne fait partie des 22 personnes ayant été en contact, à bord de deux avions, avec une Néerlandaise infectée lors de sa croisière sur le MV Hondius et depuis décédée.
«La ville de Concarneau a été informée par les services de l’État et les autorités sanitaires de la présence, sur son territoire, d’une personne identifiée comme “cas contact” dans le cadre du suivi mis en place après le rapatriement en France de passagers du navire MV Hondius», explique la ville, tout en précisant qu’à ce stade, cette personne «ne constitue pas un cas confirmé d’infection à l’hantavirus».
La personne en question doit être prise en charge par le CHU de Rennes, «afin d’y réaliser des examens complémentaires et des tests de dépistage». En attendant son transfert, la personne est «maintenue à domicile par mesure de précaution». Le maire, Quentin Le Gaillard, se veut rassurant : «Cela reste pour l’instant seulement un cas contact, une personne qui a été en contact avec une personne porteuse du virus. Donc il ne faut pas céder à la panique, on ne parle que d’un seul cas qui a été circonscrit», a-t-il souligné, joint au téléphone par l’AFP.
Le maire a souligné qu’il ne connaissait pas l’identité de l’homme ni la façon dont il était devenu cas contact. «Je viens d’avoir confirmation il y a quelques instants que la personne est en cours de transfert ce (mardi) matin» au CHU de Rennes, a-t-il ajouté. Cette information a été confirmée par la préfecture d’Ille-et-Vilaine.
Les 22 «cas contacts» français sont huit passagers du vol du 25 avril entre Sainte-Hélène et Johannesburg et quatorze autres à bord du vol Johannesburg-Amsterdam du même jour. La croisiériste néerlandaise contaminée avait voyagé à bord du premier vol et était aussi brièvement montée à bord de l’avion pour Amsterdam, mais n’avait finalement pas voyagé. Elle est décédée à Johannesburg.
Les règles d’isolement ont été durcies lundi soir avec l’annonce d’une «quarantaine renforcée en milieu hospitalier» pour tous les cas contacts. Ce durcissement fait suite au test positif à l’hantavirus d’un des cinq passagers rapatriés en France dimanche, une femme dont l’état s’est dégradé dans la nuit de dimanche à lundi.
08:49
«On est dans une contagiosité moindre» que le Covid-19, souligne le Pr Gilles Pialoux
Chef de service des maladies infectieuses et tropicales à l’hôpital Tenon, Gilles Pialoux a rappelé ce mardi matin au micro de BFMTV/RMC le mode de transmission de l’hantavirus, en se basant sur les études réalisées après l’épidémie en Argentine en 2018. «Dans la majorité des cas, 75%, c’est une transmission par un contact proche, donc par la personne assise à table à côté. La transmission peut se faire par les fluides, y compris par relation sexuelle, donc par la salive, la sueur, toutes les sécrétions, les gouttelettes. Et dans un certain nombre de cas, par les aérosols», explique le professeur.
La transmission par les aérosols reste à l’état de «débat». La contagiosité reste quoi qu’il en soit «moindre» que pour le Covid-19. Durant la pandémie, «on pouvait être contactés même s’il n’y avait personne, uniquement par aérosolisation de l’espace, ou par les surfaces». «Là, on est dans une contagiosité moindre. Mais on ne peut pas dire, à l’heure actuelle, que le virus ne se transmet que par contact rapproché», souligne Gilles Pialoux. Il rappelle au passage que les cinq Français hospitalisés à l’hôpital Bichat à Paris se trouvent «dans des chambres à pression négative, ce qui veut dire que l’air ne rentre pas».
08:12
Robert F. Kennedy Jr «ne semble pas prendre si au sérieux cette infection», déplorent les scientifiques français
Plusieurs éminents experts scientifiques s’inquiètent de la lenteur et du manque de sérieux des autorités sanitaires américaines dans la gestion de l’hantavirus, alors que l’un des dix-sept passagers américains rapatriés depuis le navire de croisière MV Hondius a été testé positif. Chef du service de réanimation de l’hôpital Lariboisière à Paris, Bruno Mégarbane a également émis des réserves ce mardi matin au micro de France 2, pointant directement du doigt Robert F. Kennedy Jr, secrétaire à la Santé des États-Unis : «On connaît le ministre de la Santé et ses idées politiques. Il semble peut-être ne pas prendre si au sérieux cette infection», regrette-t-il.
Pour autant, pas question que la France relâche son propre protocole sanitaire : «Il faut quand même que la France et les autres pays européens fassent les choses de façon très stricte», affirme-t-il.
Karine Lacombe, infectiologue et chef de service des maladies infectieuses de l’hôpital Saint-Antoine à Paris, a également fustigé au micro de RTL la politique sanitaire «erratique» des États-Unis. «L’OMS a défini un protocole de surveillance et de suivi des personnes cas contacts. [...] Mais chaque pays est souverain et décide d’appliquer ou pas. En Europe, les recommandations de l’OMS ont été appliquées quasiment à la lettre. Ce n’est pas le cas aux États-Unis où le suivi est beaucoup plus erratique. C’est un peu comme toute la politique actuelle aux États-Unis : un pas en avant, deux pas en arrière.»
08:01
«Il n’y a jamais eu d’épidémie majeure» d’hantavirus, souligne l’infectiologue Karine Lacombe
Se dirige-t-on vers une pandémie d’hantavirus similaire à celle du Covid-19 ? «On n’est pas du tout dans le même contexte», souligne au micro de RTL Karine Lacombe, infectiologue et chef de service des maladies infectieuses de l’hôpital Saint-Antoine à Paris. L’hantavirus est un virus «qu’on connaît mieux» et qui «existe depuis très longtemps», avec «très très peu de malades dans le monde entier ces dernières années». «Il n’y a jamais eu d’épidémie majeure, cela a toujours été des petites épidémies. Avec les moyens de protection tels qu’ils sont en place, on ne devrait pas avoir d’épidémie d’ampleur», assure-t-elle.
Surtout, «on a tiré les leçons de ce qui s’est passé pendant le Covid, parce que maintenant on travaille ensemble», poursuit Karine Lacombe. Alors que la communauté scientifique travaillait en 2020 en «ordre dispersé», avec «pas beaucoup de transparence sur l’information», il y a désormais «une vraie harmonisation sur la diffusion de l’information. Tous les scientifiques travaillent main dans la main avec les politiques».
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07:36
«Le virus ne circule pas du tout en France», affirme le professeur Bruno Mégarbane, qui se veut rassurant
Chef du service de réanimation de l’hôpital Lariboisière à Paris, Bruno Mégarbane a tenu à rassurer le grand public ce mardi matin sur les risques autour de l’hantavirus. Au micro de France 2, il a vanté les mérites du protocole sanitaire mis en place par la France pour les cinq patients rapatriés depuis le navire MV Hondius. Ces cinq contacts à «très haut risque» se trouvent à l’isolement dans des «chambres tout à fait adaptées» de l’hôpital Bichat, a-t-il expliqué. Et bien que la souche des Andes de ce virus se trouve pour la toute première fois en France métropolitaine, il n’y a «à ce jour qu’une seule patiente» testée positive. «Le virus ne circule pas» en France, rappelle le professeur.
Il est par ailleurs «rassurant» de constater que «les seuls cas positifs sont des personnes qui ont séjourné sur le navire, où les conditions idéales de transmission étaient réunies». «On serait beaucoup plus inquiet si un jour une personne qui n’a jamais mis les pieds sur le navire se positivait», souligne Bruno Mégarbane. Quant aux 22 autres Français qui sont des cas contacts d’une Néerlandaise affectée dans des avions, ils sont «à risque moindre» et «il a été décidé de renforcer les mesures d’isolement». «Aujourd’hui, il est recommandé que toutes les personnes contacts soient hospitalisées pour une surveillance.» Et de poursuivre : «Il faut un juste équilibre entre des mesures sérieuses et une faisabilité. Il ne s’agit pas non plus de mettre en prison ces personnes qui sont sujets contacts mais saines, non infectées.»
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Bruno Mégarbane a également tenu à balayer les craintes d’une nouvelle pandémie, similaire à celle du Covid-19 : «Aujourd’hui, le virus n’existe en métropole que dans une seule chambre de l’hôpital Bichat. Le virus ne circule pas. Les autorités sanitaires ont été au courant de cette épidémie très tôt. On connaît le patient zéro, on connaît tous les cas contacts et leur cheminement, ces éléments sont très positifs pour pouvoir contrôler la chaîne de contamination et limiter la diffusion du virus, ce qui n’était pas le cas avec le Covid.»
06:31
La France et son protocole sanitaire, l’un des plus stricts d’Europe
Face au risque de propagation de l’hantavirus sur le sol français, le gouvernement a publié un décret lundi 11 mai qui instaure un protocole sanitaire renforcé pour les passagers du MV Hondius et les individus ayant été en contact avec des personnes infectées par la maladie. D’après la ministre de la Santé, Stéphanie Rist, ces mesures sont «très strictes, les plus strictes de la zone européenne pour protéger les Français» et avec l’objectif de «casser les chaînes de transmission» de la maladie. La porte-parole du gouvernement Maud Bregeon a, elle aussi, insisté sur le caractère exceptionnel des mesures prises en réaffirmant qu’il s’agissait des «plus dures de l’Union européenne».
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06:31
Hantavirus : quels sont les pays touchés par des cas confirmés ?
Pour l’heure, sept patients de six nationalités différentes sont classés en cas confirmés et un cas probable a été signalé, selon un comptage de l’AFP à partir de données officielles. Trois autres sont décédés : deux d’entre eux avaient été déclarés positifs, le troisième étant un cas probable, selon le dernier bilan de l’Organisation mondiale de la santé (OMS).
Voici un récapitulatif des pays ayant signalé des cas de ressortissants infectés par l’hantavirus :
- Pays-Bas
Un couple de Néerlandais qui avait voyagé en Amérique du Sud avant d’embarquer à Ushuaïa, en Argentine, le 1er avril, a été le premier à mourir. Le mari, âgé de 70 ans, a présenté des symptômes le 6 avril et est décédé le 11 avril. Son corps a été débarqué du navire lors de son escale du 22 au 24 avril à Sainte-Hélène, une île de l’Atlantique Sud. Aucun test de dépistage de l’hantavirus n’ayant été effectué, il est considéré comme un «cas probable», selon l’OMS. Son épouse, âgée de 69 ans, a également quitté le navire à Sainte-Hélène, se sentant mal. Son état de santé s’est détérioré lors d’un vol vers Johannesburg le 25 avril et elle est décédée à l’hôpital le lendemain. Sa contamination à l’hantavirus a été confirmée le 4 mai. Le troisième cas néerlandais concerne le médecin du navire, qui a signalé des symptômes le 30 avril. Un test a révélé qu’il était positif à la souche Andes du virus le 6 mai. Il a été évacué vers les Pays-Bas le jour même, après une escale au Cap-Vert. Il a été isolé et son état est stable.
- Royaume-Uni
Deux ressortissants britanniques ont été confirmés infectés et un troisième est considéré comme un cas probable. Le premier Britannique est tombé malade le 24 avril et a été évacué trois jours plus tard de l’île de l’Ascension, dans l’Atlantique, vers l’Afrique du Sud, où il a été placé en soins intensifs. La présence de l’hantavirus dans son cas a été confirmée le 2 mai. Le deuxième Britannique, travaillant à bord du navire, a signalé des symptômes le 27 avril et a été testé positif le 6 mai. Il a été évacué vers les Pays-Bas le 7 mai depuis le Cap-Vert. Son état est stable. Un troisième Britannique a quitté le Hondius le 14 avril dans l’archipel de Tristan da Cunha, dans l’Atlantique Sud, et y a été soigné en isolement. Il a signalé des symptômes le 28 avril. L’OMS l’a classé comme «cas probable» en attendant les résultats des tests.
- Allemagne
Une Allemande qui avait de la fièvre le 28 avril et a développé une pneumonie est décédée le 2 mai à bord du navire. Un échantillon prélevé post mortem a été envoyé aux Pays-Bas, où les tests ont confirmé une infection par le virus. Son corps est resté à bord du Hondius, qui doit arriver aux Pays-Bas dimanche soir.
- Espagne
Un des passagers espagnols, évacué du MV Hondius, a été testé positif, selon un résultat provisoire. Placé à l’isolement dans un hôpital militaire à Madrid, «il ne présente aucun symptôme et son état général est bon», a annoncé le ministère de la Santé le 11 mai.
- Suisse
Un Suisse a débarqué du Hondius à Sainte-Hélène le 22 avril et s’est envolé pour la Suisse le 27 avril via l’Afrique du Sud et le Qatar. Il a commencé à présenter des symptômes le 1er mai, après son arrivée en Suisse. Il a été traité à l’isolement et s’est révélé positif au virus.
- France
Une Française rapatriée du Hondius s’est sentie mal le 10 mai et a été testée positive et isolée. Son état de santé s’est «dégradé» dans la nuit du 10 au 11 mai, d’après les autorités françaises.
- États-Unis
L’un des 17 Américains présents sur le bateau a été testé positif. Un autre présente des «symptômes légers», a indiqué le 10 mai le ministère américain de la Santé.
06:31
Le personnel d’un hôpital néerlandais, traitant un patient infecté par l’hantavirus, mis en quarantaine après des erreurs de procédure
Douze membres du personnel d’un hôpital néerlandais qui traite un patient positif à l’hantavirus évacué du navire de croisière MV Hondius ont été placés en quarantaine parce que des procédures n’ont pas été correctement suivies, a annoncé lundi l’établissement.
Des erreurs de procédure ont été commises pendant un prélèvement sanguin et l’élimination de l’urine du patient, a expliqué dans un communiqué le centre hospitalier universitaire Radboud, situé à Nimègue, dans l’est des Pays-Bas.
«En raison de ces circonstances, douze employés vont être placés en quarantaine pendant six semaines à titre de précaution, même si le risque d’infection est faible», a ajouté l’hôpital.
06:30
Bonjour et bienvenue dans ce direct
Après une journée de lundi marquée par la fin des évacuations du navire MV Hondius à Tenerife et le rapatriement de nombreux passagers vers leurs pays respectifs, la vigilance reste maximale. La France a instauré des mesures parmi les plus strictes d’Europe, tandis qu’aux Pays-Bas, des erreurs de procédure ont conduit à la mise en quarantaine du personnel d’un hôpital néerlandais.
Les publications apparaîtront ici


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