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Les Etats-Unis et l’Iran doivent signer, vendredi en Suisse, leur protocole d’accord pour mettre fin au conflit, avec la réouverture du détroit d’Ormuz en ligne de mire. L’armée iranienne a menacé d’une « réponse sévère » si les attaques israéliennes se poursuivaient.
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Ce qu’il faut retenir, mercredi 17 juin, à 14 heures :
- La cérémonie de signature du protocole d’accord noué entre les Etats-Unis et l’Iran se tiendra vendredi en Suisse dans un hôtel de luxe du Bürgenstock, une montagne surplombant le lac de Lucerne, a précisé à l’Agence France-Presse le ministère des affaires étrangères suisse. Donald Trump a de nouveau promis de rendre public le texte de l’accord avec l’Iran, et assure qu’il l’enverra au Congrès.*
- Bloomberg assure avoir pu consulter le texte intégral du « projet de mémorandum » (« draft memorandum », en anglais) en 14 points entre l’Iran et les Etats-Unis, qu’elle a publié.
- Des frappes aériennes israéliennes ont ciblé mercredi le sud du Liban, notamment la région de Nabatiyé. L’offensive d’Israël contre le Hezbollah a diminué en intensité après l’annonce lundi de l’accord, mais cinq personnes ont tout de même été tuées depuis.
- L’armée iranienne a menacé Israël d’une « réponse sévère » à ses frappes dans le sud du Liban.
- De son côté, Donald Trump a menacé mercredi de recommencer à « balancer des bombes », si l’Iran « ne se comporte pas bien ».
- Trois pétroliers iraniens ont franchi cette nuit le périmètre du blocus américain des ports iraniens, selon le site de suivi maritime TankerTrackers. Les deux premiers transportaient un total de 3,8 millions de barils. Ce sont les premières exportations de brut de l’Iran depuis deux mois, d’après la même source.
- Après avoir déjà nettement reculé ces derniers jours, le baril de Brent, référence mondiale du brut, est tombé mardi sous la barre des 80 dollars pour la première fois depuis début mars, influencé par l’annonce d’un accord.
- Les stocks de pétrole des pays de l’OCDE ont atteint leur plus bas niveau depuis 1990, affirme l’Agence internationale de l’énergie (AIE) dans son rapport mensuel. En cause, les difficultés d’approvisionnements liées au verrouillage par les forces armées iraniennes du détroit d’Ormuz depuis fin février. Si elle salue l’accord trouvé, l’AIE précise qu’il ne lèvera toutefois pas toutes les « contraintes opérationnelles et politiques ».
Prise de parole attendue du chef du Hezbollah à 17 heures
Le chef du Hezbollah, Naïm Qassem, doit s’exprimer sur la chaîne de télévision de son mouvement, mercredi à 18 heures, heure de Beyrouth (17 heures, heure de Paris).
La veille, il a exprimé sa « profonde reconnaissance » à l’Iran pour avoir poussé à ce que l’accord inclue la fin des hostilités au Liban, comme l’ont précisé Téhéran, Washington et le médiateur pakistanais. Le texte n’a cependant pas été rendu public.
Le pétrole stable, à nouveau tendu par les frappes israéliennes au Liban
Les cours du pétrole font du surplace, mercredi, après des tirs israéliens au Liban faisant craindre une réplique de l’Iran, malgré la réouverture du détroit d’Ormuz annoncée pour vendredi par Téhéran et Washington.
Vers 11 h 40 (à Paris), le prix du baril de brent de la mer du Nord, pour livraison en août, grappillait 0,10 %, à 79,04 dollars. Son équivalent américain, le baril de west texas intermediate, pour livraison en juillet, lâchait tout juste 0,03 %, à 76,03 dollars.
La veille, le brent, référence mondiale du brut, était passé sous la barre des 80 dollars pour la première fois depuis mars, dans la perspective d’une réouverture du détroit d’Ormuz. Les prix du brut ont également été plombés mardi par un article du Wall Street Journal, selon lequel Washington autoriserait Téhéran à reprendre immédiatement la vente de pétrole et de carburants dans le cadre de l’accord.
La Russie soutient l’accord Etats-Unis - Iran et exhorte Israël à le respecter
Moscou soutient l’accord entre les Etats-Unis et l’Iran pour mettre fin au conflit au Moyen-Orient, a déclaré le ministre des affaires étrangères russe, Sergueï Lavrov, mercredi lors d’un appel téléphonique avec son homologue iranien, soulignant qu’Israël devrait le respecter.
« Le ministre russe a exprimé son soutien pour le protocole d’accord trouvé par le biais de la médiation efficace du Pakistan et du Qatar pour mener à une désescalade des tensions dans la région. L’importance de son respect par toutes les parties impliquées dans le conflit armé, y compris Israël, a été soulignée », peut-on lire dans un résumé de cet appel publié par la diplomatie russe.
Sur Le Monde aujourd’hui
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Donald Trump menace de recommencer à « balancer des bombes » si l’Iran « ne se comporte pas bien »
Le président américain, Donald Trump, a menacé mercredi de recommencer à bombarder l’Iran, deux jours avant la signature à Genève d’un protocole d’accord entre Washington et Téhéran.
« Ce n’est pas [un texte] final. C’est un protocole d’accord », et « si je ne l’aime pas, s’ils ne se comportent pas bien, nous recommencerons à leur balancer des bombes en plein dans la tête », a-t-il affirmé en marge d’une rencontre avec le président égyptien, Abdel Fattah Al-Sissi, au sommet du G7 à Evian.
📷 Le sud du Liban ce mercredi matin, vu du côté israélien de la frontière
TotalEnergies : le plafonnement des carburants a coûté 200 millions d’euros depuis le début de la guerre
Le PDG de TotalEnergies a affirmé, mercredi, devant une commission parlementaire que le plafonnement des prix de ses carburants avait coûté à son groupe quelque 200 millions d’euros depuis le début de la guerre en Iran.
Auditionné par la commission des finances sur sa fiscalité et le prix des carburants, Patrick Pouyanné a souligné aussi « avoir du mal (…) à comprendre » les critiques sur ce plafonnement, et répété qu’il pourrait l’arrêter si ce « geste » était considéré « comme insuffisant ».
Tasnim remet en cause le texte présenté par Bloomberg comme le protocole d’accord entre l’Iran et les Etats-Unis
Bloomberg assure avoir pu consulter le texte intégral du « projet de mémorandum » (draft memorandum, en anglais) en 14 points entre l’Iran et les Etats-Unis, qu’elle a publié au cours de la nuit de mardi à mercredi.
L’agence de presse iranienne Tasnim a rapporté, mercredi, qu’un responsable s’exprimant sous couvert d’anonymat estimait que certaines parties du texte publié par Bloomberg étaient inexactes. Selon cette source, le passage du texte concernant le détroit d’Ormuz serait, par exemple, erroné. Il manquerait notamment « certains mots-clés ».
Bloomberg avait précédemment déclaré que « des différences de formulation pouvaient exister entre les versions anglaise et persane du protocole d’accord ».
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Les alliés arabes des Etats-Unis craignent un accord bâclé avec l’Iran
Par Louis Imbert
Donald Trump s’émerveille en retrouvant, mardi 16 juin, au deuxième jour du sommet du G7, à Evian-les-Bains (Haute-Savoie), l’homme fort des Emirats arabes unis, Mohammed Ben Zayed Al Nahyane, dit « MBZ », ce souverain du Golfe à la voix notoirement si basse qu’il contraint ses interlocuteurs à s’incliner vers lui pour saisir ses paroles. « Vous voyez, quand on est si riche, on peut se permettre de parler d’une voix si douce. Je me demandais juste si quelqu’un pouvait l’entendre. Tu as tellement d’assurance que tu n’as pas besoin de forcer ta voix… Il est génial », affirme le président américain à la presse avant leur entretien à l’Hôtel Royal, où se déroule le sommet.
Bonjour,
Il y a effectivement de quoi être perdu.
Ci-dessous un résumé des différentes étapes vers un accord final.
- Signature d’un protocole d’accord prévue vendredi prochain
La signature formelle d’un protocole d’accord entre Washington et Téhéran est prévue vendredi en Suisse. Celui-ci doit mettre un terme au conflit déclenché le 28 février par des frappes israélo-américaines sur l’Iran.
La cérémonie de signature se déroulera dans un hôtel de luxe du Bürgenstock, une montagne surplombant le lac de Lucerne (Centre), a précisé à l’Agence France-Presse le ministère des affaires étrangères suisse.
Y participeront le négociateur en chef iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf, et le vice-président américain, J. D. Vance, et d’après ce dernier, possiblement Donald Trump. Le président américain se trouve ce moment au G7 de l’autre côté de la frontière, à Evian en France.
- Le document a déjà été signé électroniquement lundi
Les trois hommes ont déjà signé électroniquement le document, « très général », d’environ « une page et demie » selon J. D. Vance.
Il n’est pas clair si des modifications peuvent encore être apportées ou non au document signé lundi avant sa ratification officielle vendredi.
Bloomberg a dévoilé un texte présenté comme l’intégralité du protocole d’accord entre l’Iran et les Etats-Unis dans la nuit de mardi à mercredi.
- Soixante jours de négociations pour parvenir à un accord final
Après la signature – et normalement la publication du fameux protocole d’accord –, les deux camps devraient se retrouver directement à la table des négociations pour rentrer dans le détail, et aborder les questions les plus délicates comme le nucléaire iranien ou la levée des sanctions américaines asphyxiant l’économie iranienne.
Ils se sont donné deux mois pour parvenir à un accord final.
La réouverture du détroit d’Ormuz sera « un énorme pas en avant », affirme le chef de l’OTAN
Le secrétaire général de l’OTAN, Mark Rutte, a salué mercredi l’accord conclu entre les Etats-Unis et l’Iran pour mettre fin à la guerre.
« Le rétablissement de la libre circulation dans le détroit d’Ormuz sera un énorme pas en avant. Je sais que de nombreux alliés – à travers l’initiative menée par la France et le Royaume-Uni – sont prêts à apporter leur soutien », a-t-il déclaré lors d’un point de presse au siège de l’Alliance, à Bruxelles.
Le pape salue l’accord entre les Etats-Unis et l’Iran
Le pape Léon XIV a salué, mercredi, la conclusion d’un accord entre l’Iran et les Etats-Unis, qui doit être formellement signé en Suisse vendredi, comme le « résultat encourageant d’un patient travail de dialogue et de négociation ».
Léon XIV s’exprime lors de l’audience générale hebdomadaire sur la place Saint-Pierre au Vatican, le 17 juin 2026. « J’espère que cet accord pourra contribuer à renforcer la confiance réciproque, la sécurité et la stabilité au Moyen-Orient, en promouvant des parcours de dialogue et de coopération entre les peuples », a ajouté le souverain pontife lors de son audience hebdomadaire au Vatican, exprimant également sa « gratitude aux pays qui se sont engagés à favoriser la rencontre entre les parties ».
L’Agence internationale de l’énergie révise à la baisse sa projection de demande mondiale de pétrole pour 2026
L’Agence internationale de l’énergie (AIE) révise à nouveau à la baisse la demande mondiale de pétrole pour 2026 dans son dernier rapport mensuel publié mercredi, pointant l’impact « considérable » de la guerre au Moyen-Orient sur le marché, qui affecte également les stocks de pétrole mondiaux.
L’AIE s’attend désormais à ce que la demande mondiale de pétrole baisse de 1,1 million de barils par jour en 2026, un repli presque trois fois plus important que ce qu’elle prévoyait le mois dernier, lorsqu’elle tablait encore sur un retour à la normale dès le mois de juin.
Les chiffres préliminaires montrent que les livraisons de pétrole du deuxième trimestre 2026 auraient chuté de presque 5 % en glissement annuel, en raison « de la hausse des prix du carburant et des difficultés d’approvisionnement ». Ce recul trimestriel des livraisons, note l’AIE, serait le premier depuis 2020.
Et « malgré la baisse significative de la demande de pétrole (…), les réserves continuent de s’éroder à un rythme record », note l’AIE dans son rapport. La fonte des stocks est particulièrement marquée dans les pays de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), dont les réserves ont atteint leur plus bas niveau depuis 1990, explique l’AIE. Les stocks mondiaux observés ont diminué de plus de près de 220 millions de barils sur avril et mai.
Certes, l’accord trouvé entre les Etats-Unis et l’Iran visant à mettre fin à la guerre et à débloquer le détroit d’Ormuz, d’où transitent 20 % des flux mondiaux de pétrole, « ouvre la voie à une reprise des exportations du Moyen-Orient », convient l’AIE. Mais des « contraintes opérationnelles et politiques » demeurent et « font peser des risques sur les perspectives », tempère l’organisation, qui n’entrevoit pas de rebond de la demande ou de l’offre de pétrole avant 2027.
Bloomberg dévoile un texte présenté comme l’intégralité du protocole d’accord entre l’Iran et les Etats-Unis
Bloomberg assure avoir pu consulter le texte intégral du « projet de mémorandum » (« draft memorandum », en anglais) en 14 points entre l’Iran et les Etats-Unis. Le document détaille des informations qui avaient déjà été en grande partie relayées par les agences de presse officielles iranniennes.
Les dirigeants iraniens et américains n’ont pas confirmé qu’il s’agissait bien du contenu précis du protocole d’accord signé lundi. Le texte ne mentionne, par exemple, pas les « frais de service maritime » annoncés par l’Iran.
Ci-dessous figure le texte tel que dévoilé par Bloomberg, que nous avons traduit en français :
- La République islamique d’Iran et les Etats-Unis, ainsi que leurs alliés dans le conflit actuel, déclarent qu’à compter de la signature du présent protocole d’accord, la guerre prend fin immédiatement et définitivement sur tous les fronts, y compris au Liban. Ils s’engagent désormais à ne mener aucune action hostile l’un contre l’autre et à s’abstenir de toute menace ou usage de la force. L’accord final confirmera les dispositions du présent article ainsi que celles des autres articles.
- La République islamique d’Iran et les Etats-Unis s’engagent à respecter mutuellement leur souveraineté et leur intégrité territoriale et à ne pas s’ingérer dans leurs affaires intérieures respectives.
- La République islamique d’Iran et les Etats-Unis s’engagent à négocier et à conclure un accord final dans un délai maximal de soixante jours, prorogeable d’un commun accord.
- Dès la signature du présent protocole d’accord, les Etats-Unis lèveront le blocus naval, empêcheront toute entrave ou obstruction à l’encontre de la République islamique d’Iran et rétabliront, dans un délai maximal de trente jours, le trafic maritime à son niveau normal. Le trafic des navires devra être proportionnel au volume observé avant la guerre du côté iranien. Les Etats-Unis s’engagent également à retirer leurs forces des zones environnantes dans les trente jours suivant la conclusion de l’accord final.
- Dès la signature du présent protocole d’accord, la République islamique d’Iran prendra immédiatement les mesures nécessaires pour assurer, dans un délai de trente jours, la reprise du trafic des navires marchands entre le golfe Persique et la mer d’Oman à son niveau d’avant-guerre, en tenant compte de la nécessité d’éliminer les obstacles techniques et de neutraliser les mines.
- Les Etats-Unis, avec leurs partenaires régionaux, s’engagent à élaborer un plan global, approuvé par les deux parties, pour la reconstruction et le développement économique de la République islamique d’Iran, avec un financement garanti d’au moins 300 milliards de dollars. Les modalités de mise en œuvre de ce plan, dans le cadre de l’accord final, seront définies dans un délai de soixante jours.
- Les Etats-Unis s’engagent à mettre fin, selon un calendrier à convenir dans l’accord final, à tous les types de sanctions visant actuellement la République islamique d’Iran, y compris les résolutions du Conseil de sécurité des Nations unies, celles du conseil des gouverneurs de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), ainsi que toutes les sanctions unilatérales américaines, primaires et secondaires.
- La République islamique d’Iran réaffirme qu’elle ne fabriquera jamais d’armes nucléaires. L’Iran et les Etats-Unis conviennent que le sort des matières enrichies ainsi que toutes les autres questions nucléaires convenues d’un commun accord, y compris les besoins nucléaires de l’Iran, seront traités de manière adéquate dans l’accord final. Celui-ci confirmera les dispositions du présent article.
- L’Iran et les Etats-Unis conviennent que, dans l’attente d’un accord final, le statu quo sera maintenu : l’Iran conservera son programme nucléaire dans son état actuel, tandis que les Etats-Unis n’imposeront pas de nouvelles sanctions et ne renforceront pas leurs forces dans la région.
- Les Etats-Unis s’engagent à ce que, dès la signature du présent protocole d’accord et jusqu’à la levée des sanctions, le département du Trésor américain accorde des dérogations autorisant les exportations de pétrole brut iranien, de produits pétrochimiques et de leurs dérivés, ainsi que tous les services connexes, notamment bancaires, d’assurance et de transport.
- Les Etats-Unis s’engagent, au fur et à mesure des progrès des négociations vers un accord final, à débloquer et rendre pleinement disponibles les fonds et actifs iraniens gelés ou restreints. Ces fonds, qu’ils soient conservés sur un compte principal ou transférés, pourront être utilisés pour tout paiement final déterminé par la Banque centrale de la République islamique d’Iran et seront intégralement disponibles. Les Etats-Unis s’engagent à délivrer toutes les autorisations et licences nécessaires à cette fin.
- L’Iran et les Etats-Unis conviennent de mettre en place un mécanisme de mise en œuvre chargé de superviser l’application effective de l’accord final et le respect futur de ses engagements.
- Après la signature du présent protocole d’accord, et après réception de garanties concernant le début de la mise en œuvre des articles 4, 5, 10 et 11, ainsi que la poursuite de leur application, l’Iran et les Etats-Unis engageront des négociations sur l’accord final uniquement pour les articles restant à régler.
- L’accord final sera approuvé par une résolution contraignante du Conseil de sécurité des Nations unies.
L’agence de presse iranienne Tasnim a réagi, mercredi, au texte publié par Bloomberg. Elle affirme qu’un responsable s’exprimant sous couvert d’anonymat estimait que certaines parties du texte étaient inexactes, sans détailler.
Le sénateur démocrate de Californie parle d’une « capitulation totale » des Etats-Unis face à l’Iran
Le sénateur démocrate de Californie, Adam Schiff, fustige sur X une « capitulation » de son pays face à l’Iran, après avoir découvert dans la presse américaine les principaux points du mémorandum d’entente entre Téhéran et Washington.
« L’Iran obtient un allègement des sanctions, le déblocage des fonds gelés, l’autorisation d’exporter du pétrole, et un fonds de reconstruction de 300 milliards de dollars [environ 258 milliards d’euros] », déplore-t-il. Et d’ajouter en miroir un pendant bien maigre pour son pays : « Les Etats-Unis, quant à eux, se voient réaffirmer leur vague promesse que l’Iran ne développera pas l’arme nucléaire. »
« Difficile d’imaginer une capitulation plus totale », s’insurge-t-il.
L’ancien directeur du Mossad dit n’avoir « absolument pas confiance » en l’Iran
L’ancien directeur du Mossad entre 2016 et 2021, Yossi Cohen, est revenu sur RTL sur l’accord annoncé entre l’Iran et les Etats-Unis.
Il assure être toujours inquiet : « C’est très difficile de dire aujourd’hui si l’accord est bon ou non. » « Moi, je m’inquiète car c’est évident que le régime iranien est toujours là-bas, les gardes révolutionnaires et Mojtaba Khamenei, le guide suprême. Il est toujours là-bas. », précise-t-il.
Et d’ajouter : « Je n’ai pas confiance en l’Iran, absolument pas. » Il parle de « mensonge complet contre tout le monde » de la part du régime iranien.
L’accord américano-iranien peut changer la donne au Moyen-Orient et ailleurs, estime le premier ministre canadien
L’accord trouvé entre les Etats-Unis et l’Iran peut « véritablement changer la donne » au Moyen-Orient, mais aussi sur d’autres dossiers comme l’Ukraine, a estimé mercredi le premier ministre canadien en marge du G7, notant le changement de ton américain vis-à-vis de Moscou.
« Je fais référence aux discussions que nous avons eues sur l’Ukraine, sur le Liban », a-t-il ajouté, citant un « changement d’orientation, des attentes plus réalistes, quant à l’évolution » de la guerre et « la position à l’égard de la Russie, le renforcement des sanctions contre la Russie, la capacité de fournir un soutien défensif supplémentaire à l’Ukraine ».
Il a, en outre, souligné que les chefs d’Etat et de gouvernement des sept puissances industrialisées (Allemagne, Canada, Etats-Unis, France, Italie, Japon et Royaume-Uni) avaient eu « une discussion très détaillée sur le Liban et sur les prochaines étapes à cet égard ».
« Oui, il y a des risques. Oui, l’accord doit être mis en œuvre, mais le simple fait qu’il existe et que tant de pays aient été impliqués dans son élaboration et aient un intérêt direct dans son développement crée des effets d’entraînement, positifs », a-t-il réagi. « C’est ce que je crois, et bien sûr, le Canada fera ce qui est en son pouvoir pour soutenir sa concrétisation », a-t-il ajouté.
Les dirigeants du G7 s’engagent à diversifier leurs voies d’approvisionnement énergétique
Les dirigeants du G7 s’engagent à « accélérer la diversification des voies d’approvisionnement énergétique » afin de réduire la vulnérabilité mondiale au détroit d’Ormuz et d’accroître leurs réserves énergétiques.
Les dirigeants du G7 plaident pour un cessez-le-feu « immédiat et ferme » au Liban
Dans une déclaration conjointe, les dirigeants du G7 plaident pour « un cessez-le-feu immédiat et ferme » au Liban.
Ils disent soutenir « les efforts des dirigeants libanais pour parvenir au désarmement du Hezbollah et au monopole des armes, et pour protéger l’intégrité territoriale et la souveraineté du Liban grâce aux garanties de sécurité internationales appropriées ».


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