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08:49
Clémence Guetté réclame l’article 50-1 à l’Assemblée pour trancher sur Parcoursup
Hier, parmi une série de mesures, le gouvernement a annoncé un débat à l’Assemblée sur Parcoursup mercredi, avant une «évolution» de la plateforme en 2027 et un «remplacement» l’année suivante. «Ce n’est pas une bonne nouvelle, ça revient à un changement de nom de Parcoursup», raille sur Franceinfo la députée de La France Insoumise (LFI), Clémence Guetté. Sur le débat convoqué en Hémicycle, l’élue cingle : «Nous allons blablater, sans voter, c’est un problème». Et appelle l’exécutif à «faire un 50-1», un article de la Constitution qui permet un vote des parlementaires après un débat.
08:15
«Le travail doit reprendre lundi», enjoint le ministre de l’Enseignement supérieur
Sur France 2, Philippe Baptiste, ministre de l’Enseignement supérieur, la plateforme Parcoursup va changer dès cette année, et subir «une transformation profonde». L’anonymisation des lycées d’origine, demandée par les lycéens, ne pourra être mise en place aussi rapidement. «Ma responsabilité première, c’est que tous les lycéens cette année trouvent une place dans le supérieur l’an prochain.»
Au sujet des influenceurs reçus par Sébastien Lecornu, «ils amènent un contact avec leurs followers, c’est donc une méthode d’écoute», estime Philippe Baptiste, disant sa confiance également dans les corps intermédiaires que sont les syndicats. «Il faut que tout le monde se remette au travail. Ça ne veut pas dire que les négociations s’arrêtent là. Le travail de négociation doit continuer», poursuit-il.
08:07
«Qui cherche actuellement cette violence ?», demande Suzanne Nijdam de la Fage
Invitée de la matinale de France Inter, Anaïs Ella, membre du syndicat Les Lycéens, considère qu’en invitant des influenceurs avant eux, le gouvernement s’était «moqué d’eux». Concernant les revendications,Suzanne Nijdam, présidente de la Fage estime que les 10 000 places en BTS et 4 000 places d’IUT ne sont qu’un «détail». «Le gouvernement ne fait pas un investissement massif, seulement des autorisations d’engagements dans le projet de loi de finances», affirme-t-elle.
Concernant les manifestations, Suzanne Nijdam se demande «qui cherche actuellement cette violence ?» «Les seuls moments où nos revendications ont pu être entendues, c’est quand il y a eu de la casse.» Alors qu’Emmanuel Macron a considéré que les «réseaux sociaux endommageaient notre démocratie», Anaïs Ella dit que les syndicats alertent sur la fragilité de la santé mentale des étudiants depuis longtemps.
08:01
«Il est impossible de répondre à court terme», assure Bruno Retailleau
Hier, le gouvernement a annoncé plusieurs mesures pour répondre à la colère lycéenne : refonte de Parcoursup, 15 000 places supplémentaires dans l’enseignement supérieur, 500 nouveaux postes d’enseignants pour diminuer les effectifs en classe de seconde, 4 milliards d’euros dédiés au bâti. Pour Bruno Retailleau, candidat Les Républicains (LR) à la présidentielle, il est «impossible de répondre à court terme». Invité de RCF Notre Dame, il plaide plutôt pour «un changement radical».
Si le sénateur dit «comprendre» le mal-être de la jeunesse, ce mouvement reste «minoritaire». «Ils veulent les causes qui ont abouti à ces conséquences», explique-t-il à propos des lycéens. Le prétendant élyséen plaide pour «arrêter le collège unique», «les enfants ne sont pas dans un même moule», défend-il. Et réclame aussi «une sélection» et la revalorisation de la filière professionnelle.
07:48
«On a été contacté hier sur Instagram» : à Matignon, des influenceurs consultés en avant-première sur les mesures pour les jeunes
Devant l’hôtel Matignon, peu avant 14 heures, de nombreux médias attendaient l’arrivée des syndicats lycéens pour leur rencontre avec Sébastien Lecornu, prévue à 14 h 30 ce lundi 26 octobre. Mais contre toute attente : des influenceurs éducations sont sortis de la résidence du Premier ministre vers 13 h 40. Mathilde Fouqué, alias “Mathilde Study” (199 000 abonnés) sur les réseaux sociaux, et Anna Baldy, connue sous le nom de “Grande Bavardeuse” (295 000 abonnés) se sont empressées de commenter les mesures que venait de leur annoncer en avant-première le gouvernement.
«Des déclarations d’intentions, a d’abord fustigé Anna Baldy avant d’ajouter : Je n’espère pas que cela va mettre fin au mouvement social, parce que la réponse qu’on a là, elle est minime et très éloignée de la réalité». De son côté, Mathilde Fouqué a rappelé qu’elle ne se ferait pas avoir par un quelconque «coup de communication» du gouvernement. «C’est 100% un coup de communication du gouvernement, on a été contactées hier en DM (message privé, NDLR) sur Instagram. Il y a sans aucun doute une volonté de nous instrumentaliser mais le fait est que nous, on est là pour être critique», a assuré l’influenceuse en face de Matignon. Plusieurs minutes plus tard, Mathilde Fouqué a même partagé auprès de BFMTV qu’elle avait trouvé le gouvernement «défaitiste» et elle s’est fendue de commentaires lorsqu’elle égrainait les mesures du gouvernement : «15 000 places en plus dans le supérieur sachant que 10 000 ont été supprimés l’année dernière», «1 milliard pour rénover les universités et 4 milliards d’emprunts, je n’ai pas trop compris ce que cela signifiait mais soit.»
07:41
«La stratégie du gouvernement, c’est de répondre par des miettes», estime Manon Moret de l’Unef
«On arrive à avoir des gains avec la mobilisation, mais ça reste des miettes», a déploré auprès de l’AFP Sabrine Karbach, porte-parole de l’Union étudiante. «Que ce soit les lycéens et les étudiants (...), on continuera à se mobiliser», notamment le 5 novembre, journée d’appel à la grève des syndicats de travailleurs, a-t-elle poursuivi. «La stratégie du gouvernement, c’est de répondre par des miettes, mais on ne s’en contentera pas, c’est pour ça qu’on appelle les étudiants à continuer à mettre la pression», a abondé Manon Moret, secrétaire générale de l’Unef.
«On voit que le gouvernement veut agir, pour autant, ce n’est pas le moment de baisser les bras avant d’obtenir des réelles choses», a de son côté estimé Suzanne Nijdam, présidente de la Fage, première organisation étudiante.
07:30
Inviter des influenceurs à Matignon, «c’est très ringard» selon le syndicaliste Louis Letoublon
Après les annonces du gouvernement, Louis Letoublon, vice-président du syndicat Les Lycéens ! dénonce sur France 2 «des arbitrages esthétiques». Il a jugé «très bizarre» l’invitation de huit influenceurs à Matignon, avant les syndicats. «C’est comme si les jeunes ne connaissaient que les influenceurs et qu’en les invitant, on allait parler aux jeunes. C’est très ringard comme façon de faire.»
Selon Letoublon, on ne pourra pas abroger Parcoursup, devenu le symbole de la crise lycéenne, «sans ouvrir des places en université, ni en licence». «On ne crée pas assez de place par rapport au nombre de bacheliers.» Le jeune homme, qui a participé aux deux précédentes mobilisations, estime que ses revendications existent toujours et n’ont pas obtenu de réponse satisfaisante à ce stade. Il appelle donc à manifester au retour des vacances de la Toussaint.
07:02
DÉCRYPTAGE - Le système d’affectation à l’université était-il vraiment meilleur avant Parcoursup ?
Lassés du fonctionnement de Parcoursup, qu’ils jugent opaque et inégalitaire, lycéens et étudiants défilent dans les rues depuis un mois pour demander son abrogation. Finalement, le gouvernement leur a promis une refonte l’année prochaine pour plus de transparence et un remplacement de la plateforme en 2028. Mais l’accès à l’enseignement supérieur était-il plus facile et équitable avant ?
D’abord, il s’est complexifié : ces dernières décennies, le nombre d’étudiants n’a cessé de grimper, passant de 1,1 million en 1980 à 2,1 millions en 2000, puis à 2,3 millions en 2010. Quinze ans plus tard, en 2025, ils étaient 3 millions à entreprendre des études supérieures, toutes années d’études et formations confondues, dans le public et le privé. Ainsi, pour gérer l’afflux et garantir plus d’équité, leur recrutement dans les établissements d’enseignement supérieur a bien évolué.
À lire aussi Colère lycéenne : le système d’affectation à l’université était-il vraiment meilleur avant Parcoursup ?
06:59
Le Sénat se penche sur le projet de loi controversé «casseurs-payeurs» à partir de 16h30
Au cœur d’un automne marqué par de nombreux mouvements de contestation virant parfois aux pillages, le Sénat se penche mardi sur le projet de loi «casseurs-payeurs» et ses mesures décriées sur la responsabilité collective des fauteurs de trouble et la saisie de leurs prestations sociales. «On ne peut pas, au moment où nous avons autant de difficultés d’argent public, à chaque fois, faire appel au contribuable et à la solidarité nationale pour réparer ce que les casseurs ont cassé».
Le premier ministre Sébastien Lecornu a résumé ces derniers jours les enjeux autour de l’examen de ce texte gouvernemental, qui démarre à 16h30 au Sénat. Son adoption est prévue dans la soirée, avant sa transmission à l’Assemblée nationale.
06:57
Face à la crise lycéenne, le gouvernement fait des annonces
Parcoursup remplacé, pas plus de 28 élèves en classe de seconde, refonte des emplois du temps... Le gouvernement a dévoilé lundi plusieurs mesures pour tenter d’éteindre la contestation lycéenne.
Le gouvernement annonce la création de 500 postes supplémentaires dès le budget 2027. Il renonce également aux 836 suppressions de postes prévues dans le second degré public l’an prochain. En plus, 1.200 postes d’enseignants seront créés pour les 10.000 places supplémentaires ouvertes en BTS. Le gouvernement prévoit également un milliard d’euros pour rénover les universités dans le cadre d’un plan pluriannuel, avec les premiers chantiers dès 2027 sur plus de 50 sites.
Une refonte des emplois du temps est envisagée à partir de la rentrée 2027, avec la garantie d’une pause déjeuner d’au moins une heure pour tous les lycéens. Le contrôle continu, pour le baccalauréat comme pour l’accès à l’enseignement supérieur, pourrait être totalement supprimé en première.
06:54
Bonjour à tous
Bonjour à tous, soyez les bienvenus sur ce direct consacré à la colère sociale, que le gouvernement tente de contenir avec de nouvelles mesures dans le domaine de l’éducation. Retrouvez tous les articles consacrés à ces sujets sur le site du Figaro.
Lire le dossier Tout savoir sur la colère sociale contre la vie chère
Les publications apparaîtront ici


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