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Au moins 82 mineurs ont péri dans une explosion, vendredi 22 mai, dans le Shanxi. L’exploitant de la mine est accusé « d’actes illégaux majeurs » par les autorités locales. Malgré la progression des énergies renouvelables, 56 % de l’énergie consommée en Chine provient encore du charbon.

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Dans l’enceinte de la mine de charbon de Liushenyu après une explosion de grisou, à Changzhi, dans la province du Shanxi, le 23 mai 2026. Dans l’enceinte de la mine de charbon de Liushenyu après une explosion de grisou, à Changzhi, dans la province du Shanxi, le 23 mai 2026.

A force de transformations, on pouvait penser le secteur charbonnier chinois à la fois moderne et sécurisé. L’explosion survenue vendredi 22 mai vers 19 h 30, à la mine de Liushenyu, près de la ville de Changzhi, dans la province du Shanxi, dans le nord du pays, est venue rappeler les limites de ces progrès.

Samedi soir, une minute de silence a été observée lors d’une conférence de presse pour les 82 morts, 128 blessés dont 2 graves et 2 hommes portés disparus, selon un dernier bilan – la télévision d’Etat CCTV avait annoncé 90 morts quelques heures plus tôt. Il s’agit de la catastrophe minière la plus dramatique qu’ait connue le pays depuis dix-sept ans.

Quelque 247 mineurs se trouvaient sous terre, mobilisés à l’origine entre 14 heures à minuit, lorsque le coup de grisou s’est produit. Un demi-millier de secouristes ont été dépêchés sur place, selon les autorités du comté de Qinyuan. Des canoës ont été acheminés jusqu’à 300 mètres sous la surface du sol pour évoluer à travers trois galeries inondées. D’après des témoignages recueillis par le journal officiel Zhongguo Xinwen Zhoukan (« Chine hebdomadaire »), les plans des galeries fournis par les responsables de la mine ne correspondaient pas à la réalité.

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