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La condamnation à quatre ans de prison d’un universitaire pour ses propos sur l’industrie extractive fait suite à la rétrogradation d’un ministre en vue en raison de ses propos dénonçant l’envolée des prix de la tomate.

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Le ministre de l’intérieur et des transports algérien, Saïd Sayoud, à l’hôtel de Beauvau, à Paris, le 1ᵉʳ juin 2026. Le ministre de l’intérieur et des transports algérien, Saïd Sayoud, à l’hôtel de Beauvau, à Paris, le 1ᵉʳ juin 2026.

L’analyse économique, pour peu qu’elle nuance ou questionne la ligne officielle, est désormais passible de prison en Algérie. L’universitaire Djelloul Slama en a fait les frais jeudi 15 octobre : il a été condamné à quatre ans d’incarcération par le tribunal de Dar El-Beïda, dans la banlieue est d’Alger. Il était notamment poursuivi sur la base de l’article 196 bis du code pénal, qui punit la diffusion de « fausses nouvelles susceptibles de porter atteinte à l’ordre public ».

En détention provisoire depuis le 7 février, l’expert avait été arrêté après avoir interrogé, lors d’un entretien sur la chaîne privée El Hayat, la rentabilité du projet minier de Gara Djebilet. L’exploitation de cet immense gisement de fer, situé près de Tindouf, aux confins des frontières avec le Maroc et la Mauritanie, est l’un des principaux axes de développement de la politique économique portée par le président algérien Abdelmadjid Tebboune. Un projet adossé à la ligne ferroviaire de près de 1 000 kilomètres censée permettre l’acheminement du minerai vers les centres industriels du nord du pays.

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