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La sécheresse de l’été 2025 dans les Maritimes a causé des récoltes moins abondantes et laissé des agriculteurs avec peu de légumes en réserve cet hiver.
C’est le cas de Kent Coates, propriétaire de la ferme Nature's Route, près de Sackville, au Nouveau-Brunswick.
Il dit avoir en réserve la moitié de sa production normale de moins de carottes et de pommes de terre.
L’agriculteur explique qu’il a besoin de 20 à 25 mm de pluie par semaine de la mi-juin à la mi-septembre.
Or, en 2025, la région a reçu moins de 30 mm pendant ces trois mois.
La sécheresse a frappé au mauvais moment pour Kent Coates, car il avait recruté des nouveaux clients, mais peine à répondre à la demande cet hiver. C’est plutôt malheureux, dit-il.
Pas tant de patates
Greg Donald, le directeur général du Conseil de la pomme de terre de l’Île-du-Prince-Édouard, dit que les récoltes de patates dans la province ont été en baisse de 15 % à 30 % selon les fermes.
Nous avons reçu très peu de pluie, et le temps a été chaud, sec et venteux. C’est un rappel brutal de notre vulnérabilité, a-t-il déclaré.
Le fermier néo-brunswickois Kent Coates espère ne pas avoir à irriguer autant ses champs en 2026.
Nous anticipons que le début de 2026 soit beaucoup plus difficile que le début de 2025. Nous n’avons pas eu assez de temps pour terminer certains objectifs stratégiques l’été dernier, parce qu’on devait tellement arroser, note-t-il.

Greg Donald dans un champ de patates lors de jours meilleurs. (Photo d'archives)
Photo : CBC / Cody MacKay
Greg Donald estime qu’un champ de pommes de terre sur 10 est irrigué à l’île.
Davantage pourraient l’être, souligne-t-il, mais les coûts de base pour un système d’irrigation s’élèvent à des centaines de milliers de dollars, sans garantie qu’il serve. Certaines années, ils ne sont pas nécessaires du tout.
Citrouilles pas géantes
Danny Dill, propriétaire de Dill Family Farm, à Windsor, en Nouvelle-Écosse, note enfin que certaines variétés de courges ont particulièrement bien performé en 2025.

Danny Dill et ses citrouilles géantes lors de jours meilleurs. (Photo d'archives)
Photo : CBC / Carolyn Ray
Il avance que de privilégier celles qui ont besoin de 85 à 90 jours pour atteindre leur maturité serait une bonne stratégie en cas de conditions climatiques similaires à celle de cette année.
En revanche, les variétés qui prennent plus de 110 jours à atteindre leur maturité n’ont pas aussi bien fait, dit le producteur.
Ce sont surtout les citrouilles géantes qui sont sa spécialité qui ont souffert. Elles ont atteint environ la moitié de leur taille habituelle, dit Danny Dill. Entre 500 et 700 livres, alors qu’elles pourraient peser 1200 livres ou plus.
D’après le reportage d’Oliver Pearson (CBC)


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