Language Selection

Retrouvez votre bien-être dans ces temps dure sur Terre , Essayez le MedBed Quantique!
Cliquez ici pour réserver votre séance

Famille et pour toute la Famille avec Le Medbed Quantique® Orgo-Life® une technologie du Canada

Advertising by Adpathway

         

 Advertising by Adpathway

En 1966, un B-52 a lâché quatre bombes H sur un village espagnol : 1 600 militaires ont nettoyé les champs et le paient encore

1 hour_ago 16

         

NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life®

  Publicité par Adpathway

Et si quatre bombes thermonucléaires tombaient un matin sur un village de pêcheurs, sans exploser ? C’est exactement ce qui s’est produit au-dessus de Palomares, dans le sud de l’Espagne. Une collision aérienne, du plutonium dispersé sur des champs de tomates, et 1 600 militaires envoyés nettoyer les dégâts sans le moindre équipement de sécurité. Aujourd’hui encore, certains en paient le prix.

Quatre bombes H tombées du ciel un matin de janvier

Le 17 janvier 1966, vers 10h30 heure locale, un bombardier américain B-52 procède à un ravitaillement en plein vol au-dessus de Palomares. L’opération tourne au drame : l’appareil entre en collision avec l’avion ravitailleur, un KC-135. En quelques secondes, les deux aéronefs se disloquent dans le ciel espagnol.

Le bilan humain est lourd. Sept des onze membres d’équipage sont tués. Le ravitailleur est entièrement détruit lorsque sa charge de carburant s’enflamme, emportant les quatre hommes à son bord. Le B-52, lui, se brise en vol : trois des sept membres d’équipage périssent, les autres parviennent à s’éjecter.

Mais le plus inquiétant est ailleurs. Le bombardier transportait quatre bombes à hydrogène de type Mk28. Le choc les libère. Trois retombent sur la terre ferme, tout près du village. La quatrième plonge dans la Méditerranée. Par chance, aucune n’était armée, et aucune n’a explosé.

Chrome Dome : la stratégie qui gardait des bombes en vol permanent

Pourquoi un bombardier chargé d’armes thermonucléaires survolait-il tranquillement une côte espagnole ? La réponse tient en deux mots : Guerre froide. À cette époque, l’US Air Force menait une mission baptisée Chrome Dome, active de 1961 à 1968.

Le principe était aussi simple qu’effrayant. Des B-52 armés de bombes thermonucléaires volaient en permanence, à portée de l’URSS. L’idée : disposer à tout moment d’une force de frappe prête à répliquer. Ce dispositif s’inscrivait dans la fameuse triade nucléaire, qui reposait sur trois piliers : les silos terrestres, les sous-marins et les bombardiers.

L’un de ces vols suivait une route dite « sud », passant par le détroit de Gibraltar, la Méditerranée, la côte est italienne puis l’Adriatique. C’est sur ce trajet que la catastrophe s’est produite. Chaque appareil transportait une puissance vertigineuse : chaque bombe Mk28 pouvait libérer 1,45 mégatonne, soit environ 100 fois la puissance de la bombe larguée sur Hiroshima.

Du plutonium sur les champs de tomates et 1 600 hommes en quelques heures

Sur les trois bombes tombées à terre, deux ont creusé des cratères et dispersé du plutonium sur les champs de tomates qui faisaient vivre les habitants. Leurs détonateurs au plutonium s’étaient déclenchés à l’impact. Sans explosion nucléaire, mais avec une contamination bien réelle du sol agricole.

La réaction fut immédiate. En quelques heures seulement, environ 1 600 militaires américains débarquèrent dans ce petit village de pêcheurs, situé dans une zone rurale où l’on vivait de l’agriculture. Des débris jonchaient les rues ; une partie du bombardier serait même tombée dans la cour de l’école. L’ampleur du chantier était colossale.

Pour tenter d’effacer les traces, une décision radicale fut prise : près de 1 400 tonnes de sol et de végétation radioactifs furent expédiées aux États-Unis pour y être éliminées. Un village entier vit ainsi ses terres arrachées, chargées et emportées à des milliers de kilomètres.

La bombe engloutie, le pêcheur et les 80 jours de recherche en mer

Restait la quatrième bombe, celle qui avait sombré dans la Méditerranée. La retrouver relevait de l’aiguille dans une botte de foin sous-marine. La Navy déploya des moyens considérables : 33 navires, environ 3 000 personnes et le submersible Alvin, mobilisés pendant 80 jours.

L’indice décisif vint d’un homme du cru. Le pêcheur Francisco Simó Orts avait vu l’engin descendre suspendu à un parachute. Son témoignage permit de cibler la zone de recherche. La bombe fut finalement localisée à environ 760 mètres de profondeur.

La récupération ne fut pas simple pour autant. Une première tentative échoua : le câble se rompit, et la bombe se perdit à nouveau pendant neuf jours. Elle fut enfin remontée le 7 avril 1966, intacte, cabossée mais sans fuite radioactive. Une fin heureuse pour cet épisode maritime, contrairement à ce qui se jouait sur la terre ferme.

Ceux qui ont nettoyé Palomares et qui en paient encore le prix

C’est là que se cache le vrai scandale. Le nettoyage fut mené dans la précipitation. Le personnel chargé de retirer le sol contaminé n’a pas été correctement informé des niveaux de radiation présents. Pire encore : aucun équipement de sécurité ne leur a été fourni.

Or les mesures étaient alarmantes. Près du site, les niveaux de radiation étaient si élevés qu’ils faisaient sortir des échelles les équipements de surveillance de l’armée. Les conséquences se sont manifestées lentement, sur des décennies. Sur un groupe de 40 vétérans ayant participé aux opérations, 21 ont développé un cancer et 9 en sont morts.

Aujourd’hui, ces hommes se battent pour être reconnus. Victor Skaar, vétéran de l’Armée de l’air âgé de 84 ans, intervenu sur place, est le plaignant principal d’un procès. Il estime que ces vétérans ne reçoivent pas l’attention méritée, car ils ne sont plus qu’un petit groupe : seulement 300 à 400 encore en vie. Récemment, une cour d’appel américaine a jugé que l’administration des anciens combattants n’avait pas prouvé la validité scientifique de sa méthode d’évaluation de l’exposition, et lui a ordonné de réexaminer leurs demandes d’invalidité.

L’accident de Palomares reste l’un des exemples les plus troublants de la dissuasion nucléaire : un village épargné par miracle, aucune victime civile au sol, mais des militaires envoyés au front sanitaire sans protection. Près de soixante ans plus tard, la bataille se joue désormais dans les tribunaux. Combien d’histoires similaires restent-elles encore enfouies dans les archives de la Guerre froide ?

Brice L.

Rédigé par Brice L.

Brice est un journaliste passionné de sciences. Il collabore avec Sciencepost depuis plus d'une décennie, partageant avec vous les nouvelles découvertes et les dossiers les plus intéressants.

read-entire-article

         

        

Une nouvelle Vibration dans le Monde entier avec les Franchise Medbed Quantique®!  

Protéger toute votre famille avec la technologie Orgo-Life®

  Advertising by Adpathway