NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life® Publicité par Adpathway
En 2025, près de quatre nouvelles entreprises sur 10 ont été créées par des femmes, un chiffre en hausse constante ces dernières années. Et elles réussissent au moins aussi bien que leurs homologues masculins.
Delphine Bancaud - Aujourd'hui à 08:10 - Temps de lecture :
De plus en plus de femmes deviennent leur propre patronne. En 2025, 39 % des créations d’entreprises en France ont été réalisées par des femmes, selon le baromètre de l’entrepreneuriat des femmes en France publié ce vendredi par la Direction générale des entreprises (DGE) en partenariat avec Bpifrance. « La création d’entreprise au féminin progresse d’environ 2 % par an en moyenne, ce qui montre une appétence de plus en plus forte pour ce choix de carrière », souligne Laurence Tassone, responsable de l’Observatoire création d’entreprise chez Bpifrance. « Les chambres de commerce et les salons spécialisés ont contribué à démocratiser l’entrepreneuriat au féminin », estime aussi Emma Ihdene, déléguée générale de FCE (Femmes chefs d’entreprise).
Les motivations qui poussent les femmes à se lancer sont multiples. La principale reste l’envie de donner davantage de sens à leur vie à travers un projet personnel (45 %). Viennent ensuite la volonté de saisir une opportunité (42 %), le désir d’être indépendante et de travailler pour soi (37 %), la nécessité de créer son propre emploi faute d’en trouver (35 %), ou encore l’objectif d’augmenter ses revenus (22 %). « On constate aussi l’influence croissante des rôles modèles : avoir des cheffes d’entreprise dans son entourage peut encourager le passage à l’action. De même, une sensibilisation à l’entrepreneuriat durant les études ou la carrière peut jouer un rôle décisif », ajoute Laurence Tassone.
Moins bien accompagnées que les hommes
Un choix professionnel qu’elles font de plus en plus jeunes, comme le montre l’étude d’Infogreffe publiée la semaine dernière : l’âge moyen de celles qui se sont lancées en 2025 était de 40 ans, (contre 41 ans en 2024). Les secteurs les plus prisés restent les services, qui représentent 59,3 % des créations féminines, ainsi que la santé et l’action sociale (54,6 %). « On constate aussi une dynamique notable dans des domaines historiquement masculins comme le commerce et la réparation automobile ou l’industrie manufacturière », souligne Emma Ihdene.
Autre constat : les femmes investissent différentes formes juridiques et ne se limitent plus aux structures les plus simples. En 2024, 68 % avaient monté des microentreprises, 18 % des sociétés et 14 % des entreprises individuelles. Mais elles demandent moins souvent de l’aide avant de se lancer que leurs homologues masculins. Seulement 32 % des cheffes d’entreprise déclarent avoir bénéficié d’un accompagnement dans leur parcours, contre 39 % des hommes, selon le baromètre de la DGE. De même, 32 % d’entre elles ont obtenu un financement externe, contre 40 % des hommes. « D’après une étude de la Banque de France, elles sont notamment moins accompagnées par des experts-comptables que les hommes et sont moins informées sur les aides auxquelles elles pourraient prétendre », indique-t-on à la DGE. « Or être accompagné peut vraiment permettre de gagner du temps et parfois de l’argent », souligne Emma Ihdene.
Et lorsque l’on examine leurs résultats, les entrepreneuses n’ont rien à envier à leurs homologues masculins Selon le baromètre DGE, le taux de pérennité à 5 ans des entreprises classiques est identique pour les hommes et les femmes (69 %). Chez les microentrepreneurs, les femmes font même mieux : 45 % de leurs jeunes pousses sont toujours en activité après cinq ans, contre 36 % des hommes, soit un écart de neuf points en leur faveur. « Leur expérience du marché joue un rôle important dans leur réussite, tout comme le fait que leur entreprise réponde à un besoin local clairement identifié », observe Laurence Tassone.


2 month_ago
48



























.jpg)






French (CA)