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Ebola : l’OMS déclenche le second niveau le plus élevé avant l’alerte maximale, que se passe-t-il ?

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L'Organisation mondiale de la santé (OMS) vient de relever d'un cran l'alerte concernant l'épidémie d'Ebola en République démocratique du Congo (RDC) et en Ouganda.

Conformément au règlement sanitaire international, cette épidémie est depuis hier considérée comme une « urgence de santé publique de portée internationale » (USPPI), le second niveau le plus élevé avant l'« urgence due à une pandémie », qui est le niveau d'alerte maximal. Ce niveau est déclenché quand survient un événement constituant un « risque pour la santé publique dans d'autres États en raison du risque de propagation internationale d'une maladie et qu'il peut requérir une action internationale coordonnée ».

Élément rassurant : selon Tedros Adhanom Ghebreyesus, le directeur général de l'OMS, actuellement, le virus « ne répond pas aux critères d'une urgence pandémique ». En revanche, selon le ministre de la Santé congolais, Samuel-Roger Kamba, « avec cette souche, le taux de létalité est très important, on peut aller jusqu'à 50% ».

After having consulted the #DRC and #Uganda where the #Ebola disease caused by Bundibugyo virus is known to be currently occurring, I determine that the epidemic constitutes a public health emergency of international concern (PHEIC), as defined in the provisions of IHR.

My full… pic.twitter.com/zhYVEyxSI8

— Tedros Adhanom Ghebreyesus (@DrTedros) May 17, 2026

Pourquoi cette épidémie inquiète autant ?

Pour rappel, l'épidémie d'Ebola avait commencé discrètement en mars dernier dans l'est de la République démocratique du Congo (RDC). C'est seulement au début du mois de mai que l'OMS a reçu les premières alertes concernant des décès inhabituels, l'existence de patients présentant des symptômes de fièvre hémorragique et la présence de clusters dans la province de l'Ituri, au nord-est de la RDC.

 Bundibugyo, Zaïre, Reston, Soudan et Forêt de Taï. ©  nanomanpro, Fotolia

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Selon les derniers chiffres, huit cas confirmés en laboratoire, 246 cas suspects et 80 décès suspects ont été recensés dans la province de l'Ituri, notamment dans les zones de santé de Bunia, Rwampara et Mongbwalu. Des foyers suspects ont également été signalés dans le Nord-Kivu voisin, une région déjà marquée par de précédentes crises sanitaires. La plupart des personnes concernées ont entre 20 et 39 ans, et plus de 60 % sont des femmes.

C'est cette flambée « inhabituelle et préoccupante » qui a amené l'OMS à déclencher l'état d'urgence.

Le saviez-vous ?

Le virus Ebola se transmet de manière directe (via le sang ou les liquides biologiques) ou de manière indirecte (via des objets ou des surfaces contaminés par ces liquides).

Les symptômes qu'il provoque sont d’abord de la fièvre (plus de 38 °C), une faiblesse intense, des douleurs musculaires, des maux de tête et une irritation de la gorge. Puis des vomissements, des diarrhées, une atteinte des reins et du foie et, dans certains cas, des hémorragies internes et externes. Une personne contaminée devient contagieuse dès l’apparition des symptômes. Après le décès, elle peut le rester pendant plusieurs jours.

Un virus sans traitement et un contexte chaotique

L'organisation souligne en effet plusieurs éléments inquiétants : décès parmi les soignants, grappes de décès communautaires, risques de transmission dans les établissements de santé particulièrement élevés, forte incertitude sur l'ampleur réelle de l'épidémie...

« Le taux élevé de tests positifs parmi les premiers échantillons analysés suggère que l'épidémie pourrait être beaucoup plus importante que les chiffres actuellement connus », peut-on lire dans le communiqué de l'OMS.

Il apparaît par ailleurs que des cas pourraient avoir traversé la frontière vers l'Ouganda, un pays où les déplacements de population et les échanges commerciaux sont particulièrement intenses, sans compter que les conflits armés, la crise humanitaire et la présence de nombreuses structures de soins informelles compliquent fortement le contrôle de l'épidémie.

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Autre élément d'inquiétude : le germe en cause dans cette nouvelle épidémie est le virus Ebola Bundibugyo, une souche rare qui, contrairement à la souche Ebola Zaïre, ne possède ni vaccin ni traitement.

L'ensemble de ces éléments implique la mise en place d'une collaboration internationale visant à mieux connaître l'ampleur réelle de l'épidémie et à renforcer la surveillance afin de mieux coordonner les mesures de prévention et d'améliorer les capacités de réponse.

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