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DÉCRYPTAGE - Des chercheurs brésiliens montrent l’amélioration temporaire, après la prise de psilocybine, de l’état d’une patiente atteinte d’une forme sévère de démence. Mais les experts alertent sur de lourdes limites scientifiques et éthiques.
Un cas isolé ne suffit jamais à établir une preuve. Il peut, en revanche, soulever des questions. C’est tout l’intérêt (et toute la limite) de la publication récente dans Frontiers in Neuroscience du cas, rapporté par une équipe de médecins brésiliens, d’une patiente de 80 ans atteinte d’une forme sévère de maladie d’Alzheimer ayant présenté une amélioration transitoire après ingestion de champignons dits « hallucinogènes », riches en psilocybine.
Diagnostiquée dix ans plus tôt, la patiente vivait depuis plusieurs années avec une démence avancée : langage réduit à quelques mots isolés, perte d’autonomie, troubles de la marche et incontinence chronique. Selon les auteurs, l’ingestion de 5 grammes de champignons (dont la teneur exacte en psilocybine n’est pas précisée) aurait d’abord provoqué une sudation importante, suivie d’un long sommeil. Dix-neuf heures plus tard, elle aurait commencé à parler spontanément et à évoquer des souvenirs personnels. Dans les jours suivants, ses proches…


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