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Un village hanté, un restaurant décoré mur à mur et un horticulteur qui propose la cueillette de citrouilles attirent chaque année des dizaines de milliers de visiteurs. Drummondville en fait même son image de marque dans le but de stimuler l’économie locale.
Le Village québécois d’antan mise sur l’Halloween depuis 18 ans. À l’époque, la période de l’automne était particulièrement morte pour le tourisme.
Aujourd’hui, l’événement attire en 13 soirs plus de 40 000 visiteurs, soit le tiers de son achalandage annuel. Depuis huit ans, on dit que le Village hanté, en 13 soirs, dépasse une saison estivale complète, raconte la directrice générale.
Les gens adorent avoir peur!
En tout, ce sont 225 personnes qui sont engagées pour la réalisation du parcours d’épouvante, notamment plusieurs étudiants. L’événement atteint maintenant sa pleine capacité et l’organisation n’envisage pas d’ajouter des soirées.
Ces visites contribuent à la mission de transmission du patrimoine du Village québécois d’antan. Au lieu d’organiser des mariages, comme d’autres attraits pourraient faire, on fait un Village hanté et ça nous permet de rénover les maisons, ça nous permet d’entretenir le site patrimonial à l’année, explique Geneviève Legault.
Un restaurant St-Hubert qui change de nom
Depuis 10 ans, le propriétaire d’un restaurant St-Hubert participe aux festivités en créant chaque année un impressionnant décor. Animatroniques, animateurs, menu spécial et le restaurant change même de nom pour devenir le Manoir Hubert. Les clients se déplacent spécifiquement pour vivre l’expérience. Lors de notre passage, un vendredi d’octobre, le restaurant affichait complet et ne pouvait accepter les clients sans réservation.
Nicolas Camirand souhaitait combiner son entreprise et sa passion pour créer une nouvelle offre. Une des raisons aussi, c’était pour rapprocher les employés, ajoute le restaurateur. Il raconte que certains de ses employés montraient un intérêt pour la création.

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Après les thèmes de Harry Potter et Star Wars, les visiteurs auront droit à l'ambiance complète d'Histoire de jouets pour l'Halloween.
Photo : Radio-Canada / Pascale Langlois
Je me suis créé une équipe de 7-8 employés la première année. Ils venaient chez nous, dans le garage, pour créer des éléments. C’est devenu un projet commun, se souvient-il. Nicolas Camirand croit que le succès du Manoir Hubert repose en partie sur le sentiment d’appartenance de son équipe au projet.
Impliqué aussi dans l’industrie touristique, il a créé des décors au centre-ville en plus d’en fournir à l’entreprise Foliflor, un horticulteur, qui a ajouté des événements en septembre et octobre. Sa résidence, devenue une véritable attraction, attire jusqu’à 5000 personnes le soir de l’Halloween.
Tranquillement, les commerçants voient qu’il y a une augmentation de la clientèle au niveau de la visite. Les gens vont au Manoir [Hubert], vont au Village hanté, affirme Nicolas Camirand. Les visiteurs allongent ainsi leur séjour à Drummondville.
La marque Drummond Halloween
Face à ces offres et à la demande des acteurs du milieu touristique, la marque Drummond Halloween a été mise en place. Depuis deux ans, Tourisme Drummond fait la promotion d’une programmation d’activités variées pendant plus d’un mois.
Au Québec, il se passe beaucoup de choses l’été, parmi lesquelles les visiteurs peuvent choisir. Alors que l’automne, c’est beaucoup moins le cas. Donc on a décidé de miser sur cette période-là, explique Mélanie Raymond, directrice tourisme et congrès chez Tourisme Drummond, le Village hanté servant de locomotive.

La télé géante au centre-ville de Drummondville affiche différentes couleurs au fil des saisons, une création de Nicolas Camirand.
Photo : Radio-Canada / Pascale Langlois
Le restaurant Baboune au centre-ville organise un bal masqué. L’événement affichait complet cette année. La boutique Sorcières et magie a organisé une conférence sur les sorcières dont les billets se sont envolés. Ce sont pas des gens de Drummond principalement [qui les ont acheté], précise madame Raymond.
On veut devenir rien de moins que le petit Salem du Québec.
L’impact sera mesuré dans les prochains mois lorsque les données sur les nuitées seront disponibles auprès du ministère du Tourisme. Selon l’Alliance de l’industrie touristique du Québec, les touristes recherchent de courtes escapades près de chez eux pendant les mois d’automne.
Tourisme Drummond souhaite que la marque continue d’ajouter des activités chaque année.


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