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Nguefack Maurice, alias « Président Nguefack », est activement recherché par la police camerounaise. Un message porté du Délégué régional de la Sûreté nationale du Littoral, relayant des instructions du DGSN Martin Mbarga Nguele, classe l’affaire en « urgence et importance hautement signalées ». Les accusations sont lourdes : faux titres fonciers, trafic d’influence, interférences dans des procédures policières liées aux stupéfiants et aux ossements humains.
Un document sécuritaire qui décrit un réseau bien organisé
Le message porté consulté par 237online.com émane directement du Délégué régional de la Sûreté nationale du Littoral. Il est explicite. Nguefack Maurice est décrit comme un homme ayant pour habitude de contacter des responsables de police et de gendarmerie pour obtenir la libération de personnes interpellées dans des affaires sensibles — trafic de stupéfiants, trafic d’ossements humains, spoliation foncière.
Cinq chefs d’accusation ressortent du document : faux et usage de faux en bande organisée, prédation foncière, trafic d’influence, interférences dans des procédures policières, et complicité présumée dans des réseaux criminels actifs.
Toutes les unités de police du Littoral ont reçu l’instruction de collaborer, de mettre fin aux pratiques dénoncées et de rendre compte rapidement. Le territoire visé par la traque couvre l’ensemble du pays.
Douala face à un dossier qui dépasse le simple cas individuel
Ce n’est pas juste une affaire de faux titres fonciers. Ce que décrit ce document, c’est un système — un homme qui aurait utilisé ses réseaux au sein des forces de l’ordre pour protéger des activités criminelles multiples, dans un département du Wouri déjà fragilisé par des conflits fonciers récurrents.
Le trafic d’ossements humains, associé à ces accusations, ajoute une dimension qui dépasse largement les litiges immobiliers habituels.
Depuis la fuite du document, le nom de « Président Nguefack » circule dans plusieurs commissariats et milieux judiciaires de Douala. L’intéressé reste injoignable. Il bénéficie de la présomption d’innocence jusqu’à une décision de justice.
Mais les questions restent entières. Qui protège encore ce réseau présumé ? Jusqu’où remontent les complicités dans cette affaire aux ramifications multiples ?
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Alain-Claude Ndom
Journaliste pour 237online.com, spécialisé dans les questions de société et la vie quotidienne des Camerounais.


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