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La poursuite a appelé à la barre la deuxième plaignante au procès de l’entraîneur équestre, Dorian Escalon, accusé de crimes sexuels. Selon le témoignage de la présumée victime, âgée de 16 ans au moment des faits allégués, l’accusé l’aurait touchée sexuellement et initié une pénétration complète.
Avertissement : ce contenu comporte des éléments à caractère sensible.
La plaignante était l'élève et l’employée de l’accusé au moment des agressions invoquées. [Le sport équestre] avait vraiment une grande place pour moi. C’était vraiment ma passion.
Devant le jury, elle a raconté que Dorian Escalon aurait initié des baisers et caressé ses seins et ses parties génitales à quelques reprises au Domaine Avalon à Sutton. Il en était copropriétaire à l'époque.
L’accusé aurait aussi pénétré avec ses doigts la plaignante, lors d’une soirée arrosée.
Il aurait toujours ordonné à son élève de garder le silence après ses gestes. J’avais peur de sa réaction si j’en parlais, a-t-elle rapporté.
Un soir, Dorian Escalon aurait incité l’adolescente à le masturber dans un garage au centre équestre. C’est à ce moment qu’il initie une pénétration complète.
Avant de passer à l’acte complet, l’accusé aurait demandé à la plaignante si elle le percevait comme un pervers et si elle allait lui reprocher ses gestes dans le futur; elle lui a assuré que non.
Je ne savais vraiment pas quoi faire, a-t-elle raconté aux 14 jurés.
C'était clair que quand il me demandait de faire quelque chose, il fallait que je le fasse. Ce n’était pas une hésitation, a confié la plaignante.
Elle a aussi relaté ne pas avoir renoncé aux avances de son ancien entraîneur, craignant perdre de la valeur à ses yeux. J’avais peur de sa réaction […] Je ne voulais pas qu’il soit fâché.
Les agressions alléguées seraient toutes survenues au Domaine Avalon à l’écart des autres élèves et des employés. Il disait tout le temps qu’il ne fallait pas que personne ne nous voit.
Dorian Escalon est accusé d’exploitation sexuelle, d'agression sexuelle et de leurre informatique envers la plaignante.
Il aurait aussi envoyé des photos et des vidéos de son corps nu et de son pénis.

Les procureures aux poursuites criminelles et pénales Me Véronique Gauthier et Me Laïla Belgharras au palais de justice de Sherbrooke.
Photo : Radio-Canada / Delphine Belzile
La plaignante maintient ses propos
Une première présumée victime a témoigné lundi devant jury. La défense l'a contre-interrogée mardi en matinée. Celle-ci a répété un discours détaillé malgré quelques souvenirs nébuleux.
La défense a questionné la plaignante sur tout le récit qu’elle avait confié avec certitude au jury lundi. Aucune de ses réponses n'a détourné les propos de son témoignage.
La plaignante était en mesure de faire la chronologie précise des soirées tenues au Domaine Avalon en présence de l'accusé, également son ancien employeur et entraîneur équestre.
Elle a détaillé avec minutie les gestes de Dorian Escalon à son égard. Il aurait entre autres touché ses seins et son entrejambe sur ses vêtements lors de soirées au Domaine Avalon.
Dorian Escalon, qui fait face à six chefs d’accusation d’agressions sexuelles et de leurre informatique. Le procès se poursuit mercredi au palais de justice de Sherbrooke.


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