Le compte à rebours est enclenché. L’Iran a jusqu’à mardi pour rouvrir le détroit d’Ormuz, par où transitent 20% des hydrocarbures consommés dans le monde, a exigé Donald Trump samedi soir sur son réseau, Truth Social. Si Téhéran ne s’exécute pas et ne renonce pas à sa carte maîtresse dans cette guerre, qui lui permet d’infliger un coût économique à son ennemi en faisant flamber les cours du pétrole et du gaz, le président américain promet de «frapper et anéantir les centrales électriques iraniennes, en commençant par la plus grande». Cette stratégie n’est pas sans rappeler les attaques systématiques de l’armée russe contre les infrastructures énergétiques ukrainiennes, ce qui n’a pas fait plier Kiev.
Vendredi soir, toujours sur Truth Social, Donald Trump annonçait pourtant vouloir «ralentir» la guerre. Car tous ses objectifs étaient soi-disant sur le point d’être atteints. Et de citer la «dégradation de la capacité» du régime des mollahs à tirer des missiles, «la destruction de la base industrielle» de l’Iran ainsi que «sa Marine et son aviation». Téhéran, à lire Donald Trump, n’est actuellement plus en mesure de développer une arme nucléaire. Et les alliés des Etats-Unis au Moyen-Orient sont «protégés au plus haut point».


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