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Photo d’un extrait du documentaire d’Esteban Toledo réalisé en 1991. Photo courtoisie
Esteban Toledo Oyarzún sera à Mani-utenam durant le Festival Innu Nikamu, afin de tourner des images de son prochain documentaire dont le titre provisoire est Last Frame. Son but : retrouver l’enfant d’une photo tirée de son documentaire Chants de Mani-utenam, tourné en 1991.
Le photographe, vidéaste et communicateur social Esteban Toledo Oyarzún, a tourné en 1991 le documentaire Chants de Mani-utenam durant le Festival Innu Nikamu. Le documentaire mettait de l’avant le partage de culture que permet Innu Nikamu. L’œuvre cinématographe a été présentée dans différents Festivals de documentaires. À l’époque, Esteban Toledo Oyarzún avait réalisé des entrevues et tourné des images, dont celle de l’enfant au visage peint.
« Cette photo-là, je m’en suis servie pour faire une carte postale pour annoncer le documentaire à l’époque », se souvient Esteban Toledo Oyarzún.
Le vidéaste a toujours eu de l’intérêt pour les cultures des Premières Nations, lui-même ayant des origines autochtones du Chili, les Mapuches.
« Je viens du Chili, parce que je suis né dans ce territoire. Mais l’origine, l’ADN, c’est la descendance mapuche. Ça, ça me lie avec les autres cultures de la Première Nation », dit M. Toledo Oyarzún.
Le photographe, vidéaste et communicateur social Esteban Toledo Oyarzún. Photo courtoisie
Récemment, un de ses amis a emménagé à Sept-Îles. M. Toledo Oyarzún, maintenant à la retraite, s’est dit que ce serait une belle occasion de retourner sur les lieux de tournage de son documentaire de 1991. En voulant faire un retour sur son œuvre, il s’est rendu compte qu’au fil des déménagements, il avait égaré sa copie.
« Finalement, je me suis souvenu que j’avais vendu une copie VHS du master à la bibliothèque de l’UQAM. Je suis allé chercher cette copie-là, mais finalement, ils m’ont dit non. Les mots exacts, c’était : il a été élagué », dit le vidéaste, ancien étudiant de l’UQAM.
La seule chose qui lui reste désormais de son documentaire de 1991, c’est la photo papier représentant la partie supérieure d’un visage d’enfant maquillé.
« J’ai décidé, tant qu’à y être, de faire quelque chose avec [la photo] et je me suis dit, bon, je vais aller à la recherche de cette image-là », dit Esteban Toledo Oyarzún.
Le vidéaste explique que ce sera aussi l’occasion pour lui de voir comment les choses ont changé depuis son passage au Festival et dans la communauté, au début des années 90. Son nouveau documentaire, dont le titre provisoire est Last Frame, retrace la quête de cet enfant à travers une photographie. Les gens pourront, par la même occasion, découvrir le Festival Innu Nikamu et la culture innue. Le vidéaste profitera de son passage pour réaliser des entrevues avec des visiteurs et des habitants de la communauté de Uashat mak Mani-utenam.
Suite à la création de ce nouveau documentaire, il aimerait le présenter dans divers festivals.
Si vous avez des informations ou des indices qui permettraient de retracer l’enfant de la photographie, vous êtes invité à communiquer avec le vidéaste par courriel [email protected] ou par téléphone 819-325-2178.
Esteban Toledo Oyarzún sera à Mani-utenam du 31 juillet au 5 août.
Nadia Dorval
Diplômée en Arts et technologies des médias, Nadia Dorval a été animatrice à la radio durant près de sept ans. Ses expériences en développement philanthropique... Lire la suite
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