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En pleine période de grand froid, deux opérations de sauvetage ont eu lieu dans le parc de la Gaspésie cette fin de semaine.
Le premier sauvetage s’est effectué vendredi soir dans le secteur du Mont-Albert. Vers 18 heures, la Sûreté du Québec a reçu un appel concernant un planchiste qui manquait à l'appel.
On a déplacé des motoneigistes. Vers 21 h 50, nous avons localisé le planchiste, qui était à proximité de la route 16. Ce dernier a mentionné au patrouilleur s’être perdu en montagne après avoir eu un bris d’équipement. L’homme a été évalué par les ambulanciers uniquement de façon préventive, donc c’est une histoire qui se termine bien, assure Frédéric Deshaies, porte-parole de la Sûreté du Québec.

Le porte-parole de la Sûreté du Québec, Frédéric Deshaies. (Photo d'archives)
Photo : Radio-Canada / François Gagnon
Ce samedi, une autre personne a également dû être secourue dans le secteur du Pic de l’Aube. Une personne faisant du ski de longue randonnée a subi un malaise et a donc dû être évacuée.
Les services d’incendie et les ambulanciers de Sainte-Anne-des-Monts étaient en charge de cette deuxième opération de sauvetage.
On s'est rendu avec les motoneiges et les VTT. Ce n’est pas facile. Au total, l’intervention a duré 5 h 30, affirme Steve Dumont, directeur du service d’incendie de Sainte-Anne-des-Monts en Haute-Gaspésie.
Une augmentation des opérations de sauvetage
Le ski de randonnée a beaucoup gagné en popularité au cours des dernières années au Québec. Mais si le nombre de skieurs augmente, les risques d’accident aussi.
Les appels de sauvetage ont explosé ces dernières années. On sort 20 à 25 fois par hiver au parc de la Gaspésie. Quand j’ai commencé ma carrière il y a 30 ans, on avait 2 à 3 appels par année, constate Steve Dumont.
Selon lui, s’il y a plus d'opérations de sauvetage, c’est notamment parce qu’il y a davantage de skieurs peu expérimentés qui tentent de gravir les montagnes du parc de la Gaspésie.
Il faut vraiment avoir une bonne expertise. Ça prend de l’équipement, il faut avoir un DVA. Ce n’est pas donné à tout le monde. Mais, comme le sport est en pleine expansion, tout le monde se dit qu’il est capable. Nous, ça nous fait plus d’appels, parce que les gens ne sont pas conscients des risques.
Une rencontre avec le ministère de la Sécurité publique
Face à cette augmentation du nombre d’opérations de sauvetage, M. Dumont souligne que le service incendie est de plus en plus sollicité par la SQ pour les assister lors de recherches.
M. Dumont considère toutefois que son équipe n’est pas suffisamment formée et équipée pour intervenir dans des opérations de recherche. Ça prend une expertise. On intervient dans des zones d’avalanches. Ça prend des équipements de plus en plus spécialisés pour nos intervenants. C’est beaucoup plus risqué pour eux qu’à l’époque.
Habituellement, la Sûreté du Québec s’occupe des opérations lorsqu'une personne est portée disparue. Les services d’incendie, conjointement avec les ambulanciers, s'occupent des sauvetages si la localisation de la personne est connue.
Le maire de Sainte-Anne-des-Monts, Simon Deschênes, a organisé une réunion avec le ministère de la Sécurité publique, la Sûreté du Québec, la SÉPAQ, les ambulanciers et les pompiers, dans l’objectif de clarifier les mandats de chacun.


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