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Les Cégépiens Nicolas Arsenault et Léo-Michel Poirier Pigeon se lancent dans le monde de l’entrepreneuriat avec la sortie de leur application d’annonces en ligne, conçue à Sept-Îles. L’application, similaire à des plateformes comme Kijiji ou Facebook Marketplace, vise à permettre la vente et l’achat de manuels scolaires usagés entre étudiants.
Le fondateur de Classmo, Nicolas Arsenault, dit avoir été inspiré par sa propre expérience d'achat de manuels usagés.
Je voulais acheter ou vendre mes livres et je n’y arrivais pas. Je devais passer par ma mère, qui demandait à la mère de quelqu’un d’autre, qui passait par son enfant. C’était vraiment tannant, lance l’étudiant du DEC en Technique en informatique.
Bien qu’il ait hérité des livres de sa grande sœur, il devait aussi acheter de nouveaux manuels, souvent peu utilisés en fin de compte. Une occasion manquée de vendre ces livres.
L'idée d'une solution est venue d’elle-même : Crime, je pourrais faire une plateforme pour ça.

L'application compte une cinquantaine d'utilisateurs pour le moment.
Photo : Radio-Canada / Alban Normandin
Après presque un an de conception, lui et le cofondateur Léo-Michel Poirier-Pigeon ont un produit à présenter : Classmo pour Classe mobile.
À long terme, de nouveaux services pourraient être ajoutés, comme le covoiturage entre étudiants ou des annonces d’appartements pour étudiants.
Le plus important c’est de mettre en relation les étudiants.
Des manuels chers et souvent neufs
Au Cégep de Sept-Îles, les annonces de Classmo sont bien visibles sur les tables de la cafétéria.
Plusieurs étudiants rencontrés dépensent des centaines de dollars sur leurs manuels, surtout au début de leur première session.
L’étudiante en soins infirmiers Chrisie Piedad dit avoir dépensé 500 $ en manuels scolaires pour sa première session. Ses cours nécessitent d’acheter le manuel de l’année.

Nicolas et Léo-Michel espèrent rejoindre la moitié de la population étudiante du Cégep de Sept-Îles.
Photo : Radio-Canada / Alban Normandin
De son côté, l’étudiante en Sciences naturelles Alycia Dubé doit débourser 600 $ par année sur des manuels scolaires. Comme plusieurs, elle préfère les acheter neufs.
Je les veux tout beaux tout propres, mes cahiers, rigole-t-elle. Elle reconnaît tout de même l’intérêt de Classmo pour les étudiants qui pourraient ne pas avoir les moyens d'acheter des manuels neufs ou qui souhaiteraient se départir de leurs livres.
Conseil #1 : gérer son argent
Bien que l'application soit gratuite, l'équipe de Classmo prélève un pourcentage de chaque transaction, notamment pour financer leur service.
En ce moment, les deux créateurs disent débourser beaucoup d’argent de leurs poches pour payer les frais d’hébergement des données de leur site sur des serveurs.
C’est un problème que nous avons en ce moment. [...] Mais justement on cherche de l’aide financière pour ça, explique le cofondateur Léo-Michel Poirier Pigeon.

Léo-Michel Poirier-Pigeon et Nicolas Arsenault souhaitent présenter leur application au Cégep de Baie-Comeau.
Photo : Radio-Canada / Alban Normandin
L’argent, c'est le nerf de la guerre pour n’importe quel projet entrepreneurial, selon la directrice générale de la Société d’aide au développement de la collectivité (SADC) Côte-Nord, Annick Thiboutot.
Beaucoup d'entrepreneurs ont de très bonnes idées, mais il faut attacher ça au niveau du financement, de la gestion des liquidités, observe-t-elle.
Une planification à long terme des liquidités et une stratégie de croissance sont essentielles, recommande-t-elle aux jeunes entrepreneurs de Classmo.
À court terme, les deux créateurs et leurs collègues espèrent rejoindre la moitié de la population étudiante du Cégep de Sept-Îles.


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