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Une requête a été déposée visant à empêcher le lancement imminent du chantier de la monumentale arche qui doit s’élever devant le cimetière militaire d’Arlington.
Le début du chantier est estimé dans une dizaine de jours. Avec son arche édifiée en son honneur, Donald Trump compte bien donner aux États-Unis « une des plus grandes pièces de son architecture ». Un monument qui honore « l’histoire et l’importance du cimetière d’Arlington et digne de la capitale la plus puissante du monde », a déclaré Doug Burgum, secrétaire au ministère américain de l’Intérieur. Mais la construction de l’arche géante n’a toujours pas reçu l’approbation du Congrès. Les travaux devraient donc débuter au Memorial Circle, de l’autre côté du Potomac, à Arlington, en Virginie, face au Lincoln Memorial, sans aucune autorisation légale. Une situation semblable à celle de la construction de la salle de bal dorée à la Maison Blanche.
Vendredi 4 septembre, au moment où le gouvernement américain a annoncé l’imminent lancement des « travaux d’excavation », un groupe d’anciens combattants ayant fait la guerre au Vietnam a déposé une requête en référé de quatorze jours pour bloquer le projet, comme l’indiquent nos confrères d’Artnews . Cette demande a été effectuée par les vétérans Michael Lemmon, Shaun Byrnes et Jon Gundersen, ainsi que par l’historien de l’architecture Calder Loth. Les quatre hommes estiment que l’arche, haute de 76 mètres, - soit 26,5 mètres de plus que l’Arc de Triomphe de Paris -, pourrait obstruer la vue entre le Lincoln Memorial et le cimetière national d’Arlington.
« Travaux de prospection archéologique »
En février dernier, les anciens combattants avaient déposé une plainte contre Donald Trump et le Service des Parc nationaux. Ils souhaitaient empêcher la poursuite du projet en attendant que le Congrès l’approuve ou le désapprouve. Deux mois plus tard, ils ont retiré cette même plainte, car le Service des parcs nationaux leur a assuré qu’il n’autoriserait pas le lancement du chantier en l’absence d’une autorisation légale. « La décision imminente annoncée par le secrétaire Doug Burgum au peuple américain est donc illégale à bien des égards », ont réagi les vétérans dans leur requête. Les plaignants dénoncent une « violation » de l’accord et craignent qu’une fois le chantier lancé, il ne puisse pas y avoir de retour en arrière. « Une telle décision soulèverait des problèmes pratiques considérables », assurent-ils.
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Les anciens combattants estiment aussi que le chantier n’est pas une priorité et que le gouvernement aurait pu attendre la décision du Congrès avant de l’entamer. De son côté, l’administration Trump a tenu à « clarifier le malentendu des plaignants pour éviter toute confusion supplémentaire ». Le ministère de la Justice se défend d’avoir annoncé le lancement de simples « travaux de prospection archéologique annoncés de longue date », qui consisteront en l’excavation de quatre fosses d’essai entre le 21 septembre et la fin du mois d’octobre. « Il ne s’agit ni de la construction, ni de la démolition en vue de la construction d’une arche », assure-t-il.


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