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Des entreprises pharmaceutiques tentent de mettre au point des vaccins contre la maladie de Lyme transmise par certaines tiques, mais il reste beaucoup de travail à faire en ce domaine, car les tiques peuvent aussi transmettre d’autres maladies.
Matt Okell, résident d'Halifax, a contracté la maladie de Lyme, il y a deux ans.
Je croyais mourir. Je l’ai réellement cru. C'était comme si mon corps s'était séparé de moi. Je vomissais, j'avais une fièvre, des courbatures. Ç'a duré quatre ou cinq jours, explique M. Okell.

Matt Okell, résident d'Halifax, explique comment il a souffert de la maladie de Lyme.
Photo : Radio-Canada
Il a souffert d’autres maux par la suite : de la douleur, une difficulté à bouger et un manque d'énergie. Ces effets ont duré presque deux ans.
M. Okell prendrait volontiers un vaccin contre les infections transmises par les tiques s’il en existait un. Ayant déjà vécu cela, je n’hésiterais pas.
Des travaux prometteurs
Les tiques infectées peuvent transmettre des bactéries, des virus et des parasites pouvant causer des maladies, dont la babésiose, l'anaplasmose, la maladie de Lyme et la maladie de Powassan, selon l’Agence de la santé publique du Canada.
Certains laboratoires travaillent sur des vaccins contre la maladie de Lyme. Pfizer et Valneva travaillent sur de nouveaux vaccins, et ils mènent des essais cliniques, indique Nicoletta Faraone, directrice du Centre canadien d’innovation et de recherche sur les tiques à l'Université Acadia à Wolfville.

Nicoletta Faraone, directrice du Centre canadien d’innovation et de recherche sur les tiques et professeure agrégée au département de chimie de l'Université Acadia.
Photo : Radio-Canada
Il faudrait donc des vaccins et des traitements médicaux pour chacune des maladies transmissibles par les tiques, ou une autre solution.
Par exemple, des chercheurs ont récemment publié une étude sur un vaccin qui provoquerait chez l'humain une réaction allergique à la salive des tiques, alertant la personne quant à la présence d'une tique sur sa peau afin qu'elle l'enlève avant d’être infectée, explique Mme Faraone. Ces travaux sont toutefois encore très préliminaires, souligne-t-elle.
Il est important de noter que des scientifiques abordent le problème de diverses manières, parfois peu orthodoxes ou non conventionnelles, et c'est enthousiasmant parce que cela fera progresser les connaissances et nous aidera à réduire la transmission des agents pathogènes.
Entre-temps, ajoute Nicoletta Faraone, il faut que les gens continuent de se protéger des tiques avec des insectifuges, en portant des vêtements qui couvrent tout le corps, et en vérifiant la présence de tiques sur eux une fois de retour à la maison.


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