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Avec l'attribution à Montréal d'une étape de la Série de qualifications olympiques (OQS) en vue des Jeux d’été de 2028 à Los Angeles, le Canada accueillera pour la première fois en 18 ans une compétition olympique officielle sur son territoire.
Le Comité international olympique (CIO) a annoncé jeudi que Montréal, Orlando, Shanghai et Tokyo allaient accueillir les quatre étapes de qualifications en flag football, en volleyball de plage, en BMX style libre, en basketball à trois contre trois, en escalade sportive et en planche à roulettes donnant accès aux JO de 2028.
Le Comité olympique canadien (COC) ne cache pas ses ambitions depuis quelques années de ramener les Jeux au pays. Il a d'ailleurs exploré la possibilité de le faire à Calgary (2026) et à Vancouver-Whistler (2030). Ces projets n'ont pas vu le jour, mais une éventuelle candidature canadienne, voire montréalaise, ne pourra que bénéficier d’un événement comme les OQS.
C’est certain que ça nous garde sur la map à l’international, a indiqué le chef du sport du COC, Eric Myles, à La Presse canadienne. Montréal a une très grande réputation depuis les Jeux de 1976 et grâce à tous les événements mondiaux qui ont eu lieu ici.
Le Canada n'est pas la seule nation à avoir repris goût aux grands jeux. Plusieurs pays ont de nouveau montré de l’intérêt envers l’organisation de Jeux olympiques. S’il y a quelques années à peine, le CIO devait solliciter les nations pour accueillir les JO, la tendance a été renversée.
Pour Myles, tout a à voir avec l’Agenda 2020, mis de l’avant par le président Thomas Bach pendant son règne.
C’est clair à 100 % que l’intérêt renouvelé des villes et des pays envers l’organisation de grands jeux vient directement de l’Agenda 2020, qui prône, entre autres choses, la pérennité des installations et l’utilisation d’infrastructures existantes, a souligné M. Myles.

Eric Myles est chef des sports du Comité olympique canadien depuis 2014.
Photo : La Presse canadienne / Graham Hughes
Les succès de Paris et Milan-Cortina, les premiers JO après la mise en place de cet Agenda 2020, le prouvent. C’est rafraîchissant d’entendre ça au lieu de voir le CIO se démener pour trouver un pays pour accueillir les JO, a-t-il conclu.
L'ouverture du CIO à des candidatures plus éclatées a aussi ouvert la voie à des suggestions intéressantes. Qu'on pense à Paris 2024 avec le surf à plus 15 000 km de la capitale, à Tahiti, à Milan-Cortina avec ses cinq sites dans tout le nord-est de l'Italie ou encore à Los Angeles, où les compétitions occuperont la grandeur du territoire américain, ces expériences permettent d'envisager des candidatures différentes de ce qu'on a vu au cours du 20e siècle et du début du 21e.
Nous sommes appréciés à l'international. Les gens aiment quand on lève la main pour se porter candidat, a souligné Tricia Smith, la présidente du COC. Mais nous devons être responsables et ne pas bâtir des infrastructures inutilement. On doit privilégier les villes où des infrastructures existent déjà, même si elles doivent être rénovées.
Qui sait? Avec le prochain TGV qui reliera Québec à Toronto, pourrions-nous tenir des Jeux olympiques dans deux grandes villes du Québec et de l'Ontario? Des infrastructures existent des Jeux panaméricains de Toronto (2015) et des Jeux olympiques à Montréal. Avant, le CIO voulait que tout soit centralisé. Si des sites étaient à quelques heures de distance, c'était mal vu. [...] Maintenant, le CIO veut que cela ait du sens pour le pays hôte.
Montréal-Toronto 2040? Québec-Montréal 2042? Alors qu'il était farfelu d'évoquer de tels scénarios il y a quelques années à peine, il y a fort à parier que, si les JO reviennent un jour au pays, ce sera par ce genre de candidatures que ça passera.


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