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Florence et Laurent Perrin, originaires de Suisse, et installés depuis plusieurs années en Colombie-Britannique, sont passionnés de montagnes, ce qui les a amenés au Népal. Après plusieurs voyages en tant que touristes, ils ont voulu redonner au pays et aux Népalais avec ce qui est devenu The Apple Project
L’idée qui a mûri en 2018 : un projet de vergers pour offrir une source de nourriture et de revenus aux familles d’un village au pied du troisième plus grand sommet du monde : le Kanchenjunga.

Le trajet pour se rendre au site du Apple project prend deux jours en jeep et deux jours à pied, sur des routes accidentées.
Photo : The Apple Project
Pour se rendre au village de Ghunsa, il faut d’abord prendre un avion pour Katmandou, puis faire deux jours de jeep pour se rendre dans la vallée du Kanchenjunga. De là, commence une randonnée de deux jours.
Le manque d’accès est en fait une des raisons qui a motivé les Perrin, qui ont constaté que les villageois dépendaient principalement de la culture de pommes de terre.

Malgré les hivers rudes et la route périlleuse, les Britanno-Colombiens originaires de Suisse, Florence et Laurent Perrin, ont choisi la région reculée du Kanchenjunga, dans le nord-est du Népal, pour démarrer leur projet.
Photo : The Apple Project
L'environnement, les montagnes, la population, la culture, tout ça nous touche beaucoup [ …] on aimerait aussi donner de notre personne, dit Florence. On ne veut pas juste aller une fois soutenir une organisation. Qu'est-ce qu'on peut mettre en place?
L’idée des vergers de pommes est venue naturellement puisque d’autres régions du pays ont déjà tenté l’expérience, ajoute-t-elle.
On s'est dit, si on leur offre aussi une autre culture, ça va peut-être permettre à la population de rester sur place, [éviter que] la jeunesse parte et quitte ces régions qui sont reculées, mais qui sont en même temps magnifique.
Un écosystème autosuffisant
S’il n’était déjà pas simple de faire pousser des pommiers à 3500 mètres au-dessus du niveau de la mer, dans un pays aux hivers rudes, Laurent Perrin a voulu trouver une manière d’assurer la récolte.

Le projet écosolidaire du couple Florence et Laurent Perrin est composé de trois éléments : des vergers de pommes, des poules pour l'engrais et le contrôle des insectes nuisibles et des ruches d'abeilles pollinisatrices.
Photo : The Apple Project
Le projet est donc composé de trois éléments : les ruches, qui font vivre les abeilles qui à leur tour, pollinisent les pommiers au moment de la floraison en plus de donner du miel ; les arbres fruitiers, assurés ainsi d’une biomasse suffisante pour être utile aux familles ; et finalement, les poules.
Laurent Perrin explique les deux fonctions que la volaille occupe : C'est peut-être un petit peu moins sexy, mais les poules… elles font des crottes, et les crottes de poule sont un excellent engrais pour les arbres fruitiers.

Une récolte de pommes dans le village de Ghunsa.
Photo : The Apple Project
Ce qui est bien c'est que quand les poules picorent, elles vont aussi s'attaquer à la plupart des insectes nuisibles qui peuvent se propager dans le verger et mettre à mal les arbres .
Fort de ses premiers succès, le couple retournera au Kanchenjunga en avril 2026, pour livrer deux autres vergers clés en main à de nouvelles familles.
Avec les informations de Corentin Mittet-Magnan


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